Une rencontre arrangée
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Une rencontre arrangée
Le 27 octobre approchait et, plus il s'approchait, plus le barman servant de conscience à Sayo s'agitait. Un débat profond entre une obligation morale et une flemme incommensurable déchirait la jeune femme, au point de lui faire perdre goût même dans le saké extra-fin à ornithorynques garantis Même l'écriture de son traité sur la théorie évolutive des castors manchots de Laponie en présence de racketteurs des impôts – le chef-d'oeuvre de sa vie - s'en était trouvé stoppée. Le 27 octobre devait avoir lieu sa première rencontre avec son futur époux, planifiée par son mentor alors qu'elle était encore à Oto. Un homme qu'elle n'avait jamais vu, dont elle ne connaissait ni le nom, ni l'apparence, bref, un parfait inconnu, dont les chefs de famille – ou, tout du moins, les instances dirigeantes – avaient décidé d'unir le destin au sien. Cependant, maintenant qu'elle avait quitté Oto, strictement rien ne la forçait à aller à ce satané rendez-vous, dont la simple idée la révoltait. Enfin, quoi, quelle idée absurde d'essayer de la caser avec un homme qu'elle n'aie pas essayé auparavant. Probablement un jeune ingénu, ne connaissant des femmes que ce qu'on pouvait voir dans les gravures des livres de poèmes, persuadé que les mômes sortaient tout formé d'un quelconque légume – ce qui n'était vrai que dans le cas d'une génitrice particulièrement handicapée. Malgré cette envie inexistante de se rendre au lieu dit, à l'heure dite, une certaine forme de remord aiguillonnait Sayo. Elle avait quitté Oto en hâte, sans annoncer ses intentions à son tuteur, et à présent une légère honte pesait sur ses épaules. Ne serait-ce que par respect pour cet homme qui l'avait formée, elle irait à cette rencontre – quitte à bousiller le prétendant forcé dans le cas – probable – où le gugusse ne lui plairait qu'à moitié. Cependant, tant qu'à faire les choses, autant les faire bien. Elle entreprit de se préparer.
Une demeure japonaise typique, au milieu d'un vaste parc parcouru d'un rivière au bord de laquelle des cerisiers bruissaient doucement dans la brise. Un filet de vapeur s'échappait de l'une des portes grande ouverte, trouvant son origine dans le bec d'une bouilloire en porcelaine posée sur une table basse. Devant cette table se tenait Sayo, méconnaissable. Un kimono blanc à motifs bleus la vêtait, ses cheveux montés en un chignon parfait, deux longues aiguilles le maintenant, son visage blanchi, ses yeux fardés, ses lèvres recouvertes d'une minces ligne écarlate. Délicatement, elle souleva la théière, versant l'eau bouillante dans deux tasses au fond desquelles étaient disposées des feuilles de thé noir. Dans sa tasse, l'une des feuilles se dressa – un signe de bonne fortune, en théorie. En théorie. Elle se tenait droite, fière, refusant malgré sa bonne volonté de se montrer soumise à un inconnu. Elle savait que le moment approchait, et qu'elle aller devoir se retenir de dépecer la lopette qu'on allait lui présenter. Hitomi, par ailleurs, avait décidé de ne pas montrer le plus petit signe de vie, la laissant seule pour décider du châtiment à infliger sur le malheureux. Des bruits de pas feutrés se firent derrière une cloison, qui coulissa doucement. Deux hommes grands et forts entrèrent, encadrant la porte, une garde d'honneur pour l'empêcher d'étrangler la taffiole qu'elle était censée épouser, sans aucun doute. Et là, à sa grande surprise, un Apollon entra. Légèrement plus grand qu'elle, des cheveux de jais noués en une tresse, un regard d'ébène, profond et mystérieux, des muscles fins et bien dessinés, une bouche ferme et décidée, des pommettes légèrement saillantes, un front droit. Il prit la parole d'une voix grave, chaude, qui fit résonner sa gorge.
« Mikazuki-sama? »
Sans voix, la jeune femme approuva d'un délicat hochement de la tête.
« Je suis honoré de vous rencontrer, Mikazuki-sama. Je suis Kairei Aikei, du clan Aikei. »
Il se nommait donc Kairei. Il y aurait pu avoir pire, et de toutes façons, elle comptait bien le forcer à la faire crier autre chose que son nom....
« Je suis au regret de vous informer que votre prétendant sera en retard, dû à des circonstances malheureuses indépendantes de sa volonté. »
La mâchoire de Sayo se décrocha légèrement, sous le choc. Évidemment, c'était trop beau. Finalement, elle allait peut-être devoir rencontrer la lopette...
***
Une demeure japonaise typique, au milieu d'un vaste parc parcouru d'un rivière au bord de laquelle des cerisiers bruissaient doucement dans la brise. Un filet de vapeur s'échappait de l'une des portes grande ouverte, trouvant son origine dans le bec d'une bouilloire en porcelaine posée sur une table basse. Devant cette table se tenait Sayo, méconnaissable. Un kimono blanc à motifs bleus la vêtait, ses cheveux montés en un chignon parfait, deux longues aiguilles le maintenant, son visage blanchi, ses yeux fardés, ses lèvres recouvertes d'une minces ligne écarlate. Délicatement, elle souleva la théière, versant l'eau bouillante dans deux tasses au fond desquelles étaient disposées des feuilles de thé noir. Dans sa tasse, l'une des feuilles se dressa – un signe de bonne fortune, en théorie. En théorie. Elle se tenait droite, fière, refusant malgré sa bonne volonté de se montrer soumise à un inconnu. Elle savait que le moment approchait, et qu'elle aller devoir se retenir de dépecer la lopette qu'on allait lui présenter. Hitomi, par ailleurs, avait décidé de ne pas montrer le plus petit signe de vie, la laissant seule pour décider du châtiment à infliger sur le malheureux. Des bruits de pas feutrés se firent derrière une cloison, qui coulissa doucement. Deux hommes grands et forts entrèrent, encadrant la porte, une garde d'honneur pour l'empêcher d'étrangler la taffiole qu'elle était censée épouser, sans aucun doute. Et là, à sa grande surprise, un Apollon entra. Légèrement plus grand qu'elle, des cheveux de jais noués en une tresse, un regard d'ébène, profond et mystérieux, des muscles fins et bien dessinés, une bouche ferme et décidée, des pommettes légèrement saillantes, un front droit. Il prit la parole d'une voix grave, chaude, qui fit résonner sa gorge.
« Mikazuki-sama? »
Sans voix, la jeune femme approuva d'un délicat hochement de la tête.
« Je suis honoré de vous rencontrer, Mikazuki-sama. Je suis Kairei Aikei, du clan Aikei. »
Il se nommait donc Kairei. Il y aurait pu avoir pire, et de toutes façons, elle comptait bien le forcer à la faire crier autre chose que son nom....
« Je suis au regret de vous informer que votre prétendant sera en retard, dû à des circonstances malheureuses indépendantes de sa volonté. »
La mâchoire de Sayo se décrocha légèrement, sous le choc. Évidemment, c'était trop beau. Finalement, elle allait peut-être devoir rencontrer la lopette...
Re: Une rencontre arrangée
Une feuille se détacha et voleta paresseusement avant de se déposer sur la surface du lac. Un pied s'enfonça dans l'eau avant de remonter rapidement. Froide ! Bara-chan sauta rapidement hors de l'eau. Marcher sur l'eau était une véritable épreuve. Cependant, comme Sumire-chan avait elle réussit, il n'y avait aucune raison qu'elle n'y arrive pas. Les deux ans d'écart n'étaient pas une excuse pour la petite blonde qui voulait sans cesse surpasser la brune. Riant de l'échec de sa soeur adoptive, Sumire commença à courir gaiement sur l'eau. Il ne lui avait fallu que quelques essais pour réussir à s'y habituer. Bien, que jeune elle témoignait déjà d'une capacité à malaxer le chakra rare. S'accroupissant, elle lança de l'eau au visage de la plus jeune. Paniquant, elle fit mine de sombrer avant de remonter, la bouche pleine d'eau et de la cracher au visage de son ainée. L'inquiétude cédant le pas à la joie, elles se mirent à rire et à jouer bêtement, comme des enfants. Plus loin, accoudé à la fenêtre de son bureau, Ikari Reisei regardait avec attendrissement, la scène. Lui-même aurait voulu les rejoindre et s'amuser à faire une bataille d'eau. Le destin en avait décidé autrement... Il devait rester donc sa prison rose bonbon à écouter le sage discours d'Okite-jii-san. Un discours sur l'importance de la communication et du vocabulaire à employer pour manipuler la plèbe. Non, décidément, mieux valait là-bas qu'ici.
- Ikari-sama ? Un homme demande audience, fit un garde d'une mi-voix tremblante.
Non, il ne craignait, ni ne redoutait l'albinos. Non... La cause de sa peur était le vieil homme courbé qui parlait lui-même à voix basse. Sans dire un mot ni bouger un cil, le vieillard était capable de vous faire regretter d'avoir vu le jour.
- Ah ? A quoi ressemble-t-il ? demanda d'une voix lasse Reisei.
- Euh... Un vieil homme courbé avec un sac et qui prétend être médecin.
- Vieux comment ?
- Et bien... Très vieux, un peu comme Okite-jii-san, mais en encore plus vieux... Okite leva un sourcil désapprobateur à l'attention du garde. Non, que vous soyez vieux, Okite-jii... Okite-sama ! Vous faites même plus jeune que votre âge d'au moins... Vingt ans, non trente ! Et lui, il parait encore plus vieux, vous comprenez ?
Le vieux sage sourit. La peur, c'est bon !
- Bon, très bien fais-le entrer, Kano-chan.
Trop heureux d'avoir une excuse pour quitter la pièce, l'Akajin s'exécuta et fit entrer l'homme.
- Rei-chan ? C'est bien toi, Rei-chan ? Dieu que tu as changé ! Tu es si... Si... différent.
Une note de déception se fit entendre. Son petit Rei-chan avait changé et pas forcément en bien. Mais là n'était pas le sujet du jour. Il avait une raison bien précise à sa visite. Lui remettre un message. Sortant un rouleau de sa poche, il le tendit à son fils adoptif.
- Tiens, suis les instructions indiquées sur ce parchemin. D'accord ?
- Mais, tu ne veux pas un thé, ou quelque chose ?
- Non, non, je ne veux pas te déranger, juste, suis ça, d'accord ? Je vais rapidement visiter le village avant de partir, d'accord ? Voilà, et suis les instructions !
- Mais...
- Non ! Ne dis rien ! Juste, fais-le.
Faisant quelques pas vers la porte, il se retourna subitement et déposa un paquet sur la table. C'est pour toi, de "leur" part.
- Mais attend !
Trop tard, il était déjà partit. Qu'est-ce qui lui avait prit ? Se dirigeant vers la table, il ouvrit le colis... Non ! Ah non ! Quand même pas ! Pas déjà ! Stressé, énervé et complètement paniqué, Reisei ouvrit le message...
...
...
...
Si ça... Le moment était venu...
« Je suis au regret de vous informer que votre prétendant sera en retard, dû à des circonstances malheureuses indépendantes de sa volonté. »
Baissant la tête, il recula de trois pas avant de se retourner et de quitter la pièce. Rejoignant l'entrée de sa maison de "fonction", il fulminait. Oisha-san l'avait bien prévenu qu'il serait en retard. Mais pourtant, il avait encore du mal à concevoir le fait que l'on puisse être en retard un jour pareil. Ce n'était pourtant pas tous les jours que l'on devait rencontrer pour la première fois sa promise ! Certes, Kusa n'était pas forcément proche de Iwa, mais il avait eule temps de s'accommoder à cela. Sans parler de la jeune femme, la pauvre, qui devait attendre son prétendant. Un homme pénétra brusquement dans la maison.
Un albinos. Sans aucun doute le client. Un Kimono de soie à trois kamons. Formel, mais pas trop, juste ce qu'il fallait. Les couleurs, par contre choquaient légèrement plus sans toutefois passer dans l'outrageux. Un bleu roi avec des motifs plus clairs. Le tout avait visiblement été travaillé à la main par des amatrices, mais l'amour et les bonnes intentions étaient évidentes. Il avait aussi un petit tonneau de saké calé sous le bras, sur lequel était écrit : (濁り酒 (Nigorizake). Ce saké non filtré à la teneur en alcool plus faible avait un gout plus douceâtre qui conviendrait parfaitement à la situation.
- Ikari Reisei-sama ? Je suis honoré de vous rencontrer. Je suis Kairei Aikei, du clan Aikei. Je suis ici pour assurer le bon déroulement de la cérémonie et de ses préparatifs. C'est le Saké pour le Yuimono ? fit-il en désignant le barillet. Très bien. Je vais donc vous mener jusqu'à Mikazuki-sama. Suivez-moi je vous prie.
Ses getas retirées, Reisei suivi le guide. Une servante s'agenouilla pour faire délicatement glisser la porte de papier et de bois. A l'intérieur de la pièce, une magnifique jeune femme dans un somptueux kimono blanc attendait devant une tasse de thé. Ikari Reisei rougit. Baissant les yeux, il s'asseilla directement en face d'elle sans oser la regarder autrement qu'en coin. Son visage et son nom lui paraissaient d'ailleurs étrangement familiers. Mikazuki ? D'où connaissait-il ce nom ?
- Mikazuki-sama, permettez-moi de vous présenter Ikari Reisei-sama. Ikari-sama, voici Mikazuki Sayo-sama. Je vais faire apporter le service à sake. Pendant ce temps, n'hésitez pas à faire connaissance durant ces quelques instants.
Sayo... Sayo Mikazuki. Sayo ? Sayo ! Ah non ! Pas Zassou ! Pas Za-chan ! La surprise se lisait sur le visage de Reisei... De toutes les femmes, il ne s'était pas attendu à tomber sur Elle...
- Ikari-sama ? Un homme demande audience, fit un garde d'une mi-voix tremblante.
Non, il ne craignait, ni ne redoutait l'albinos. Non... La cause de sa peur était le vieil homme courbé qui parlait lui-même à voix basse. Sans dire un mot ni bouger un cil, le vieillard était capable de vous faire regretter d'avoir vu le jour.
- Ah ? A quoi ressemble-t-il ? demanda d'une voix lasse Reisei.
- Euh... Un vieil homme courbé avec un sac et qui prétend être médecin.
- Vieux comment ?
- Et bien... Très vieux, un peu comme Okite-jii-san, mais en encore plus vieux... Okite leva un sourcil désapprobateur à l'attention du garde. Non, que vous soyez vieux, Okite-jii... Okite-sama ! Vous faites même plus jeune que votre âge d'au moins... Vingt ans, non trente ! Et lui, il parait encore plus vieux, vous comprenez ?
Le vieux sage sourit. La peur, c'est bon !
- Bon, très bien fais-le entrer, Kano-chan.
Trop heureux d'avoir une excuse pour quitter la pièce, l'Akajin s'exécuta et fit entrer l'homme.
- Rei-chan ? C'est bien toi, Rei-chan ? Dieu que tu as changé ! Tu es si... Si... différent.
Une note de déception se fit entendre. Son petit Rei-chan avait changé et pas forcément en bien. Mais là n'était pas le sujet du jour. Il avait une raison bien précise à sa visite. Lui remettre un message. Sortant un rouleau de sa poche, il le tendit à son fils adoptif.
- Tiens, suis les instructions indiquées sur ce parchemin. D'accord ?
- Mais, tu ne veux pas un thé, ou quelque chose ?
- Non, non, je ne veux pas te déranger, juste, suis ça, d'accord ? Je vais rapidement visiter le village avant de partir, d'accord ? Voilà, et suis les instructions !
- Mais...
- Non ! Ne dis rien ! Juste, fais-le.
Faisant quelques pas vers la porte, il se retourna subitement et déposa un paquet sur la table. C'est pour toi, de "leur" part.
- Mais attend !
Trop tard, il était déjà partit. Qu'est-ce qui lui avait prit ? Se dirigeant vers la table, il ouvrit le colis... Non ! Ah non ! Quand même pas ! Pas déjà ! Stressé, énervé et complètement paniqué, Reisei ouvrit le message...
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Si ça... Le moment était venu...
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« Je suis au regret de vous informer que votre prétendant sera en retard, dû à des circonstances malheureuses indépendantes de sa volonté. »
Baissant la tête, il recula de trois pas avant de se retourner et de quitter la pièce. Rejoignant l'entrée de sa maison de "fonction", il fulminait. Oisha-san l'avait bien prévenu qu'il serait en retard. Mais pourtant, il avait encore du mal à concevoir le fait que l'on puisse être en retard un jour pareil. Ce n'était pourtant pas tous les jours que l'on devait rencontrer pour la première fois sa promise ! Certes, Kusa n'était pas forcément proche de Iwa, mais il avait eule temps de s'accommoder à cela. Sans parler de la jeune femme, la pauvre, qui devait attendre son prétendant. Un homme pénétra brusquement dans la maison.
Un albinos. Sans aucun doute le client. Un Kimono de soie à trois kamons. Formel, mais pas trop, juste ce qu'il fallait. Les couleurs, par contre choquaient légèrement plus sans toutefois passer dans l'outrageux. Un bleu roi avec des motifs plus clairs. Le tout avait visiblement été travaillé à la main par des amatrices, mais l'amour et les bonnes intentions étaient évidentes. Il avait aussi un petit tonneau de saké calé sous le bras, sur lequel était écrit : (濁り酒 (Nigorizake). Ce saké non filtré à la teneur en alcool plus faible avait un gout plus douceâtre qui conviendrait parfaitement à la situation.
- Ikari Reisei-sama ? Je suis honoré de vous rencontrer. Je suis Kairei Aikei, du clan Aikei. Je suis ici pour assurer le bon déroulement de la cérémonie et de ses préparatifs. C'est le Saké pour le Yuimono ? fit-il en désignant le barillet. Très bien. Je vais donc vous mener jusqu'à Mikazuki-sama. Suivez-moi je vous prie.
Ses getas retirées, Reisei suivi le guide. Une servante s'agenouilla pour faire délicatement glisser la porte de papier et de bois. A l'intérieur de la pièce, une magnifique jeune femme dans un somptueux kimono blanc attendait devant une tasse de thé. Ikari Reisei rougit. Baissant les yeux, il s'asseilla directement en face d'elle sans oser la regarder autrement qu'en coin. Son visage et son nom lui paraissaient d'ailleurs étrangement familiers. Mikazuki ? D'où connaissait-il ce nom ?
- Mikazuki-sama, permettez-moi de vous présenter Ikari Reisei-sama. Ikari-sama, voici Mikazuki Sayo-sama. Je vais faire apporter le service à sake. Pendant ce temps, n'hésitez pas à faire connaissance durant ces quelques instants.
Sayo... Sayo Mikazuki. Sayo ? Sayo ! Ah non ! Pas Zassou ! Pas Za-chan ! La surprise se lisait sur le visage de Reisei... De toutes les femmes, il ne s'était pas attendu à tomber sur Elle...

Ikari Reisei


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Re: Une rencontre arrangée
Saviez-vous qu'une croyance populaire veut que, sous un choc émotionnel intense ou une grande surprise, le coeur cesse pendant quelques instants de battre? Ce serait cette absence d'alimentation en sang du cerveau qui le rendrait vulnérable pendant quelques secondes, entraînant généralement un fou rire nerveux accompagné de contorsions ridicules et incontrôlable. Puis, le retour du sang provoque un rougissement et une chaleur intense au niveau du visage. Et bien, cela n'arriva pas à Sayo. Et pourtant, le choc était là. Sa première surprise fut d'entendre le nom de son fiancé. Ikari Reisei. Un homonyme parfait du tyran d'Iwa, voilà qui était cocasse. Elle aurait d'ailleurs trouvé plaisant de se retrouver en compagnie d'un homme de pouvoir et d'influence, même si la réputation de celui-ci était hautement sulfureuse, et assez peu flatteuse. Cependant, rien, même pas cette amusante homonymie, ne l'avait préparée à la créature qui entra dans la pièce. Il était habillé d'un kimono d'un bleu profond, qui rehaussait la blancheur de sa peau et la couleur rougeâtre de ses yeux. Ses extrémités, fines, presque féminines, étaient agitées d'un très léger tremblement. Caleçon-kun. Et la coïncidence ne pouvait s'arrêter là. Caleçon-kun était le Tyran d'Iwa. Caleçon-kun était l'homme (?) avec lequel elle était censée se marier. Caleçon-kun était Ikari Reisei. C'est à ce moment précis que le fou rire faillit se déclencher. Le retour d'une image mentale montrant un albinos en caleçon à fleurs tentant de se déplacer sur une route montagneuse avec des mouvements anarchiques contrastait tellement fort avec le jeune homme rigide qui se tenait face à elle que ses nerfs furent près de lâcher.
Ses années d'entraînement montrèrent néanmoins leur utilité, le seul signe de sa surprise restant un léger haussement de surprise et une courte ouverture de la bouche, vite corrigée. Parfaitement composée, elle indiqua d'un geste la place face à la sienne. Doucement, elle poussa la tasse qui lui était réservée vers l'albinos silencieux.
« Enchantée de vous rencontrer, Ikari-dono. Je suis Sayo Mikazuki. Yoroshiku Onegaishimasu. »
Elle entreprit alors de commencer à boire son thé.
Ses années d'entraînement montrèrent néanmoins leur utilité, le seul signe de sa surprise restant un léger haussement de surprise et une courte ouverture de la bouche, vite corrigée. Parfaitement composée, elle indiqua d'un geste la place face à la sienne. Doucement, elle poussa la tasse qui lui était réservée vers l'albinos silencieux.
« Enchantée de vous rencontrer, Ikari-dono. Je suis Sayo Mikazuki. Yoroshiku Onegaishimasu. »
Elle entreprit alors de commencer à boire son thé.
Re: Une rencontre arrangée
« Enchantée de vous rencontrer, Ikari-dono. Je suis Sayo Mikazuki. Yoroshiku Onegaishimasu. »
Saluant à son tour, Ikari reprit la formule et répéta à son tour :
- Enchanté de vous rencontrer, Za-ch... Mikazuki-san. Je suis Ikari Reisei. Yoroshiku Onegaishimasu.
Sans sembler s'en être rendu compte, Reisei venait de se laisser prendre au jeu de l'inconnu. Chacun feignait ne pas reconnaitre l'autre, et c'était sans doute mieux pour la survie de Reisei. C'est donc sans un mot qu'il s'empara de la tasse que sa promise lui avait tendu. Du thé noir. Du noir chaud ! C'étaient pourtant les rousses qui étaient sensées l'être... C'est donc dans un silence troublant que les deux fiancés restèrent là, en chiens de faïence. Certes, Zassou pouvait être considérée comme belle, selon certains critères, mais l'illusion de calme qu'elle affichait là n'était pas du tout significative de la réalité. De ce qu'il en avait vu, c'était une garce folle... Mais bon, peut-être se trompait-il. Mieux vallait en être sur.
- Dis moi, Za-ch...
Mais à peine allait-il se rattraper que Kairei entra dans la pièce. Un plateau sur les bras, il s'agenouilla et prit la parole en déposant le service à saké sur la table.
- Vous allez donc procèder au rituel du Yuimono. La tradition veux que le futur marié se présente à la famille de la mariée et lui offre du Saké. Cela n'étant cependant pas possible puisque Mikazuki-sama est orpheline, nous considèrerons cette étape franchit lorsque vous aurez tout deux bu de ce saké. Nous règlerons cependant ça à la fin de cette rencontre pour la clore. En attendant, nous occuperons des formalités "banales" du mariage. Première chose. Il a été convenu que vous ayez un mariage conventionnel. Il aura lieu ici même à Kusa, dans un temple déjà choisit par vos "familles". Vous pouvez inviter autant de monde que vous le souhaitez, mais ils devront faire honneur à la cérémonie. Vos tenues respectives ont en revanche déjà été achetées, vous n'avez pas de soucis à vous faire sur ce point là. Cela concernait le mariage "religieux" dirons-nous. Maintenant le mariage "civil" se veut légèrement plus ennuyant. Vous êtes dans le même village, donc ça ne devrait pas poser trop de problème. Il vous faudra cependant trouver un maitre de cérémonie et des témoins. Il s'agira d'une rapide cérémonie sans fête, qui précèdera de peu la cérémonie principale. Vos tenues seront moins formelles, et vous devez vous les procuréer vous-mêmes.
Il respira profondément et acheva finalement.
- J'ai terminé ce que j'avais à dire, avant d'achever la cérémonie, avez vous des questions ?
Saluant à son tour, Ikari reprit la formule et répéta à son tour :
- Enchanté de vous rencontrer, Za-ch... Mikazuki-san. Je suis Ikari Reisei. Yoroshiku Onegaishimasu.
Sans sembler s'en être rendu compte, Reisei venait de se laisser prendre au jeu de l'inconnu. Chacun feignait ne pas reconnaitre l'autre, et c'était sans doute mieux pour la survie de Reisei. C'est donc sans un mot qu'il s'empara de la tasse que sa promise lui avait tendu. Du thé noir. Du noir chaud ! C'étaient pourtant les rousses qui étaient sensées l'être... C'est donc dans un silence troublant que les deux fiancés restèrent là, en chiens de faïence. Certes, Zassou pouvait être considérée comme belle, selon certains critères, mais l'illusion de calme qu'elle affichait là n'était pas du tout significative de la réalité. De ce qu'il en avait vu, c'était une garce folle... Mais bon, peut-être se trompait-il. Mieux vallait en être sur.
- Dis moi, Za-ch...
Mais à peine allait-il se rattraper que Kairei entra dans la pièce. Un plateau sur les bras, il s'agenouilla et prit la parole en déposant le service à saké sur la table.
- Vous allez donc procèder au rituel du Yuimono. La tradition veux que le futur marié se présente à la famille de la mariée et lui offre du Saké. Cela n'étant cependant pas possible puisque Mikazuki-sama est orpheline, nous considèrerons cette étape franchit lorsque vous aurez tout deux bu de ce saké. Nous règlerons cependant ça à la fin de cette rencontre pour la clore. En attendant, nous occuperons des formalités "banales" du mariage. Première chose. Il a été convenu que vous ayez un mariage conventionnel. Il aura lieu ici même à Kusa, dans un temple déjà choisit par vos "familles". Vous pouvez inviter autant de monde que vous le souhaitez, mais ils devront faire honneur à la cérémonie. Vos tenues respectives ont en revanche déjà été achetées, vous n'avez pas de soucis à vous faire sur ce point là. Cela concernait le mariage "religieux" dirons-nous. Maintenant le mariage "civil" se veut légèrement plus ennuyant. Vous êtes dans le même village, donc ça ne devrait pas poser trop de problème. Il vous faudra cependant trouver un maitre de cérémonie et des témoins. Il s'agira d'une rapide cérémonie sans fête, qui précèdera de peu la cérémonie principale. Vos tenues seront moins formelles, et vous devez vous les procuréer vous-mêmes.
Il respira profondément et acheva finalement.
- J'ai terminé ce que j'avais à dire, avant d'achever la cérémonie, avez vous des questions ?

Ikari Reisei


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