Hebi Yamanaka
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Hebi Yamanaka
Hebi Yamanaka
Age: 21 ans
Affinité élémentaire: Katon
Utilisateur talentueux du Genjutsu
Affinité élémentaire: Katon
Utilisateur talentueux du Genjutsu
Jutsus:
-Katon, Haisekishou (Nuage de cendres)
-Katon, Kasumi Enbu no Jutsu (Danse du brouillard)
-Ninpo, Shiranshin no Jutsu (La grande confusion)
-Ninpo, Shintenshin no Jutsu (Possession de l'esprit)
-Genjutsu, Kokuangyô no Jutsu (Noir absolu)
-Katon, Kasumi Enbu no Jutsu (Danse du brouillard)
-Ninpo, Shiranshin no Jutsu (La grande confusion)
-Ninpo, Shintenshin no Jutsu (Possession de l'esprit)
-Genjutsu, Kokuangyô no Jutsu (Noir absolu)
Description Physique :
Du haut de ses 1,89 mètres, son regard d’un noir de jais, froid comme la glace, et son sourire carnassier imposent le respect.
Son crâne est surmonté d’une imposante crinière tout aussi noire que ses yeux.
La peau blême de son visage est le plus souvent couverte du masque de mort de Jashin qu’il s’applique lui-même avec des pigments rouges et noirs.
Ainsi peinte, sa face devient véritablement effrayante.
Il porte en permanence un long manteau de couleur sombre, presque noir, et en dessous il a gardé la tunique rouge sombre qu’il portait déjà alors qu’il était diplomate pour le compte de Konoha.
Description Mentale :
Lors de son enfance, Hebi apprit très tôt à subir toute la cruauté du monde et il développa en retour la même cruauté.
Empli de haine et de ressentiments, il n’y avait en lui de place que pour le mensonge et la manipulation.
Lorsqu’il tomba sous la coupe de Jashin, le Dieu du meurtre, ce fut une véritable libération pour lui.
Tous ces codes moraux et sociaux qu’il avait malgré lui assimilés et qui l’empêchaient de laisser libre cour à sa rage, s’effacèrent en un clin d’œil.
Hebi devint une véritable machine à tuer, se délectant par-dessus tout de lire la souffrance et la terreur dans les yeux de ses victimes.
Chaque jour de sa vie, il remercie et prie Jashin pour lui avoir accordé sa bénédiction, mais il ne supporte pas que d’autres individus rendent grâce à son Dieu, car il considère que les faveurs de Jashin sont pour lui seul. Sa foi frise le fanatisme.
Son seul but dans la vie est donc de toujours plaire d’avantage à son Seigneur en perpétrant toujours plus de massacre, suivies des rituels appropriés. Et pour ce faire, il sait qu’il doit sans arrêt perfectionner son art et exterminer les impies qui se prétendent vénérer le Seigneur des tueries.
Taijutsu :
Hebi possède un style de Taijutsu à mi chemin entre le Juuken et le Goken.
Ses mouvements, inspirés du Juuken, sont fluides, gracieux et précis, mais il ne cherche en aucun cas à détruire les méridiens de chakra. Son taijutsu n’a pas non plus pour but de fracasser les os de sont adversaires bien qu’il ait aussi pour habitude de frapper de toutes ses forces.
Sa véritable cible, ce sont les veines et artères principales du corps humains.
Grâce aux courtes griffes de métal qu’il place aux bouts des ses dix doigts, Hebi pratique de profondes entailles ciblés pour faire jaillir le sang de son adversaire.
Il cherche ainsi à causer sa perte par hémorragie externe.
Un style violent et sanglant qui plait particulièrement à Jashin…
Re: Hebi Yamanaka
Historique:
Hebi fut élevé au sein du clan Yamanaka mais dès son plus jeune âge n’importe qui aurait pu constater qu’il n’avait rien en commun avec la majorité des shinobis de ce clan.
Leur habituelle chevelure blonde lui faisait défaut et son teint cireux indiquait lui aussi des origines différentes. Seulement, les différences ne s’arrêtaient pas uniquement au point de vue du physique.
Au fond de ces yeux, d’un noir de jais, on pouvait lire tout autre chose que la joie de vivre. Il était froid et solitaire.
Aussi, son enfance fut des plus difficiles. Rejeté par les autres enfants, son cœur se gonfla dès sa plus
tendre enfance d’une haine qui transpirait par chaque pore de sa peau, formant presque une aura
malsaine.
Il mettait mal à l’aise tous ceux qui l’approchaient et seul le fait qu’il fut l’enfant de la famille régente du clan Yamanaka empêchait les autres enfants de lui faire payer à coup de poings sa seule existence.
Cela ne les empêcha pas pour autant d’être d’une cruauté sans borne à son égard, chose qu’il attirait malgré lui. Ainsi, sa jeunesse passée sous le signe de la cruauté et de l’injustice fit naître instinctivement en lui une cruauté encore plus terrible et un désir de revanche profondément ancré au fin fond de son âme.
Bien qu’il ait toujours ressenti au fond de lui ce fait qui semblait une évidence absolue, ce que ces camarades n’avaient pas manqués de lui faire sentir chaque jour depuis sa naissance, lorsque ses parents lui révélèrent la vérité sur ces origines, il en fut tout de même profondément blessé.
Il apprit qu’il comptait parmi les nombreux orphelins de la guerre, et donc qu’il avait été adopté.
Ces mots, il avait souhaité ne jamais les entendre, et il en fut bouleversé.
La seule chose qu’il avait en ce bas monde, l’amour de ses parents, sembla disparaître soudain.
Il grandit dans l’amertume, se réfugiant dans l’étude des arts ninja, le seul moyen pour lui de canaliser sa rage autrement qu’en se défoulant sur un être de chair et d’os.
C’est alors qu’il fit preuve, à la surprise générale, d’un certain talent. Il apprenait et assimilait tout enseignement à une vitesse folle et bien qu’il ne fut pas Yamanaka de sang, il montra une capacité particulière à maîtriser les techniques qui faisaient la fierté du clan.
Alors, en plus d’attiré à lui la haine et le ressentiment, il s’attira la jalousie. Lui qui n’était même pas un Yamanaka, surpassait largement tous ceux de son âge ce qui avait le don d’exaspérer ceux qui connaissaient la vérité sur ses origines.
A 14 ans, alors qu’il n’était encore qu’un Gennin, il maîtrisait déjà toutes les techniques des Yamanaka et faisait la fierté du clan, du moins, pour un observateur extérieur.
Malheureusement, son talent pour se mettre son entourage à dos se fit gênant même au niveau des missions en équipes.
Cependant, un autre talent lui était incontestable et le rapprochait ironiquement des Yamanaka.
Sa haute stature et son port altier rayonnait tout autant que sa froideur, et sa fine connaissance instinctive de la psychologie n’avait d’égale que sa cruauté.
Ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître, on lui refusa le poste de Chuunin, mais on fit de lui un diplomate.
Sa froideur fut ici considérée comme une garantie de pragmatisme et de plus, il était aidé en se rôle par le fait qu’il ne ressemblait en rien physiquement à un Yamanaka.
En effet, leurs techniques de manipulation étant mondialement connus, recevoir un diplomate Yamanaka aurait donc immédiatement pu être considéré comme un acte de guerre.
Aussi, sous couvert d’une fausse identité, Hebi Yamanaka pouvait mener à bien, en usant des techniques du clan, des missions diplomatiques extrêmement épineuse mieux que quiconque.
Lorsqu’il eut 16 ans, ses parents trouvèrent la mort dans un mystérieux accident qui resta inexpliqué.
La mort de ses parents faisait de lui le naturel et unique successeur au poste de leader du clan Yamanaka. Cependant, la décision finale revenait au comité des anciens du clan.
Lorsque tous eurent réalisés l’éventualité d’être dirigés par Hebi Yamanaka dont l’affreuse réputation n’était plus à faire, un raz de marré de contestations et protestations submergea la vie politique du clan.
La plupart refusaient d’office la possibilité de placer Hebi à la tête du clan, invoquant le fait qu’il n’était qu’un enfant adopté et que par conséquent, le droit du sang ne s’appliquait plus. Il était évident que si il se fut agit de n’importe qui d’autre, personne n’aurait contesté le droit du sang même d’un enfant adopté, d’ailleurs, légalement, l’argument ne tenait pas.
Une poignée de Yamanaka, au point de vue plus impartiale s’élevait tout de même en faveur d’Hebi, avançant pour arguments qu’il était un shinobi de grand talent et que son statut de diplomate parlait de lui-même quant à sa capacité de médiateur. La majorité d’entre eux n’éprouvaient pas pour autant une quelconque affection envers Hebi, il s’agissait surtout de ceux pour qui les règles établies étaient intransgressibles et s’appliquaient indifféremment pour qui que ce soit.
Craignant par-dessus tout la déstabilisation du clan, les anciens élirent finalement Tenshin Yamanaka au poste de dirigeant du clan Yamanaka.
Hebi vécut ceci comme une véritable trahison. Un coup de couteau dans le dos n’aurait pas fait plus d’effet. D’autant plus que les deux hommes se haïssaient particulièrement…
Durant les jours qui suivirent il protesta fortement, mais personne n’était là pour le soutenir. Alors il se tut. Il emplit une nouvelle fois son cœur d’une rancœur qui menaçait sans arrêt de lui éclater la poitrine et jura de prendre sa revanche. Puis il laissa passer le temps…
A ces 20 ans, il reçut une mission qui allait changer sa vie à jamais.
Depuis quelques temps, un clan shinobi itinérant et archaïque semait le trouble à la frontière du pays du feu. Ils semblaient être impliqués dans le massacre de plusieurs petits villages et Hebi fut charger de comprendre les motivations de ce clan et tenter de mettre un terme au conflit par la parole.
Il se rendit sur les lieux, accompagné de Soîchiro Nara, un Chuunin membre du clan des manipulateurs d’ombres, ainsi qu’un d’un autre Chuunin, Daisuke Ido.
Les actes de barbarie que ce clan avait perpétré faisait penser à de l’irrationalité pure et chacun des membres de l’équipe s’attendaient à ce que la discussion tourne court. Malgré cela, Konoha tenait à tout essayer pour éviter un conflit. Conflit qui mènerait inévitablement à la mort de beaucoup de shinobis et à la destruction complète de ce clan nomade.
Hebi aurait plutôt d’ordinaire prôné l’action directe à la parole dans un cas comme celui-ci, mais quelque chose qu’il ne pouvait expliqué lui-même l’avait retenu d’exprimer publiquement son opinion à propos de cette affaire. Il avait le sentiment étrange que le destin l’appelait et qu’il devait à tout prix se rendre là-bas.
Qui plus est, la tension entre lui et Tenshin était à son comble. Il n’avait presque plus sa place au sein des Yamanaka et il prévoyait déjà de s’installer autre part. Mais avant ça, il n’avait pas oublié son serment de vengeance, et comptait bien la mettre à exécution avant de tirer un trait définitif sur son nom et son passé. Il lui restait cependant encore à trouver une idée sur la manière de procéder mais il avait l’intime conviction que bientôt, l’occasion se présenterait.
En tout cas, Hebi ressentait le besoin de se défouler et si l’occasion se présentait, il se ferait une joie de calmer ses nerfs en offrant une mort atroce à ces shinobis arriérés.
Ils arrivèrent finalement en vue du campement que leur avaient indiqué les gens du pays.
Hésitant à se présenter de front, ils observèrent les lieux durant plusieurs heures, mettant au point leur tactique d’approche ainsi que des voix d’extraction au cas où la fuite s’avèrerait nécessaire.
Ils se décidèrent enfin à se risquer à découvert.
L’accueil fut très différent de ce qu’ils avaient imaginés. Aucun garde en arme ne se précipita sur eux, aucuns cris de peur ou de rage ne retentit, personne ne semblait faire particulièrement attention à leur présence. Ils faisaient preuve d’insouciance et cela ne pouvait signifier qu’une chose : ils n’éprouvaient aucuns remords, ni même aucune culpabilité à propos des actes qu’ils avaient commis.
La destruction devait sans doute faire partie de leur quotidien et la mort omniprésente dans leur société.
« Une culture bien étrange » pensa Hebi.
Alors que les trois équipiers progressaient à travers le campement, ils virent une petite troupe se diriger dans leur direction. Cette fois-ci, il s’agissait bien de gardes et Hebi se raidit instantanément. A leur tête, marchait un vieil homme, et, à la vue de son accoutrement, il en déduisit que celui-ci devait être ce qui leur servait de chef, peut importe le titre exact.
Le vieil homme affichait une expression amicale, aussi le trio de Konoha se détendit un peu. En sa qualité de diplomate, Hebi fit le premier pas et prit la parole pour débuter les présentations mais avant qu’il n’ait pu donner son nom, l’ancien l’avait interrompu :
« Je sais qui vous êtes, dit-il simplement avec un sourire, je vous attendais. Bien que pas si tôt, il faut le reconnaître… »
Hebi était troublé, ce qui n’était pas son habitude. Bien sûr, il n’y avait rien d’étonnant au fait qu’il ait pu anticiper l’intervention des troupes de Konoha et de plus, ces mots furent adressés semble-t-il à toute l’équipe, mais le vieil homme l’avait profondément fixé. Il eut l’impression que le vouvoiement avait caché le véritable sujet de cette phrase, et que ces mots lui avaient étés tout particulièrement destinés. Peu importait, il chassa cette pensée dérangeante de son esprit et se concentra sur sa tâche, pressé d’en finir.
Le vieil homme fit signe de le suivre et ils lui emboitèrent le pas, accompagnés par six gardes ninjas aux visages impassibles.
Ils pénétrèrent dans la tente principal, assez spacieuse pour y tenir confortablement malgré leur nombre et haute de près de deux mètres cinquante. Ils furent invités à s’assirent et s’exécutèrent, non sans appréhension car cette position les rendaient parfaitement vulnérable. Ils étaient à la merci des gardes restés debout. Le vieil homme sembla ressentir leur gêne et fit signe à ses gardes du corps de se retirer.
«Comme vous avez pu le constater, nous sommes des gens simples, dit-il en guise d’introduction. Nous vivons au jour le jour, en harmonie avec le monde qui nous entoure et par Sa volonté. Dites-moi ce que vous désirez savoir, je verrais si je peu vous renseigner. »
Hebi réfléchit quelques instants. Il parvint à la conclusion que le ton formelle était inapproprié. Si il s’agissait bien de gens simples, il aurait été maladroit de leur faire ressentir qu’eux leur était différents.
« -Tout d’abord, nous vous remercions de votre hospitalité, il est des gens se prétendant moins simples qui n’ont pas l’habitude de s’en embarrasser, dit Hebi d’un ton qu’il voulait chaleureux, un sourire du vieil homme lui indiquant qu’il avait fait mouche. Pardonné m’en mais je vais aller droit au but.
-Ce n’est pas un souci, répliqua-t-il amicalement et Hebi lui rendit son sourire.
-Ces derniers temps Konoha a reçu plusieurs messages signalant que des villages avaient étés attaqués et détruits près de la frontière. Après investigation, on nous a indiqué que vous seriez directement liés et même selon certains, responsables de ces événements. Aussi, Konoha désirant trouver une solution pacifique au conflit qui semble avoir gagné la région, nous avons étés envoyés pour comprendre le problème et en trouver la clé par la voie de la sagesse.
-Haha, vous choisissez judicieusement vos mots, fit remarquer le vieil homme en partant d’un petit rire. Le problème, c’est qu’il n’y en a aucun. Cela dit, je reconnais que nous sommes effectivement responsables de ces « événements », comme vous dîtes. Mais pour nous, voyez vous, ces actes dont « on » nous accuse sont le fruit de Sa volonté, et Sa volonté nous l’exauçons, quelle qu’elle soit.
-Pouvons-nous nous enquérir de l’identité de celui ou celle qui est à la source de cette volonté ?
-Vous pouvez, répondit-il le plus naturellement. Nous exécutons la volonté de Jashin, il est notre Dieu et Sa volonté nous guide. Il est le maître de la mort et il boit la vie. Seulement, Jashin est capricieux et Sa colère requière beaucoup de sacrifices et d’attention de notre part pour être atténuée.
-Ainsi, c’est donc pour apaiser Jashin que vous agissez de la sorte. Je comprends mieux. »
Ils continuèrent à parler durant de longs moments, jusque tard dans la nuit, approfondissant l’un l’autre la connaissance de leur culture respective. Le vieil homme invita le trio à rester pour la nuit. Ils acceptèrent, et en profitèrent pour faire le point.
Re: Hebi Yamanaka
2ème partie:
Hebi avait été intrigué au plus au point par Jashin et son culte, et il avait compris bien plus à ce sujet que le vieil homme ne leur en avait dit. Il recommanda donc à son équipe de rendre hommage à Jashin, prétextant que cela les aideraient à gagner plus d’influence sur les décisions de leurs hôtes.
Mais Soîchiro Nara s’opposa à cette proposition. Selon lui, il était évident qu’ils agissaient guidés par la foi, or la foi était irraisonnable. Hebi en était parfaitement conscient mais quelque chose l’empêchait d’approuver officiellement ce point de vue. Soîchiro voulait repartir à Konoha à la faveur de la nuit et prévenir que seules les armes pourraient leur faire entendre raison. Mais Hebi était le responsable de la mission et lui ordonna de rester, lui assurant que demain il parviendrait à trouver un accord. Nara obéi.
Les heures s’écoulait et l’aube n’allait pas tardait à jeter ses premiers rayons mais Hebi ne trouvait pas le sommeil. Le visage et les paroles du vieil homme le hantaient. Il se leva et sorti discrètement de la tente. Il avait besoin de se dégourdir les jambes.
La nuit tombée, il régnait une ambiance différente dans le campement. L’absence totale de bruit la rendait sinistre et inquiétante. Malgré l’obscurité, Hebi remarquait alors plus de détail comme l’agitation ambiante n’était plus. Il nota qu’à l’entrée de chaque tente était disposé un large bol, plein à ras bord d’un liquide sombre. Sans aucun doute du sang… Hebi n’avait que de vagues idées quant à l’utilité surement symbolique de ce récipient.
Ses yeux se tournèrent alors en direction de la falaise à laquelle le camp était adossé. Il remarqua qu’à sa base se découpait nettement l’entrée d’une caverne plutôt large. Presque involontairement, il dirigea ses pas en direction de cette dernière.
Il fut surpris de constater que de la lumière lui parvenait du fond de la grotte. Celle-ci était loin d’être abandonnée. Des tapisseries recouvraient les parois de l’entrée et plusieurs chandelles, vacillant sous l’effet de la légère brise qui s’y engouffrait, fixées au bout de courtes chaînes qui pendaient du plafond, diffusaient une lumière ténue qui donnait à la scène une atmosphère fantastique. Imperturbable, Hebi décida de suivre l’itinéraire qu’elles traçaient.
Il parvint jusque dans ce qu’il identifia comme devant être la salle principale. Au fond se dressait une imposante statue taillée à même la roche. Son visage avait clairement était taillé dans le but de terrifier ceux qui y poseraient leur regard, mais Hebi n’éprouvait aucune peur.
Au contraire, depuis qu’il avait mis les pieds dans cette salle, les épisodes les plus éprouvants de son passé ressurgissaient des profondeurs de sa mémoire comme l’eau du geyser jaillissait de la terre. Toute la haine et le ressentiment qu’il avait peu à peu réussit à enfouir s’écoulaient à nouveau dans tout son être. Il essaya de se contenir mais c’était comme tenté de stopper l’hémorragie d’une plaie béante avec seulement sa main.
Quelque chose bougea au pied de la statue. Le vieil homme était là, accroupi ou assis, Hebi ne savait pas très bien, son esprit était embrumé par cette haine surnaturelle qui l’avait gagné. Il se releva et se retourna pour faire face à Hebi. Ce sourire auquel il l’avait habitué avait disparu.
« -Encore une fois, je vous attendais, dit-il d’une voix calme mais d’un ton légèrement irrité, et encore une fois, vous avez mis plus de temps à venir que je ne l’espérais. Mais peu importe, vous êtes là et c’est bien ce qui compte.
-Pourquoi… ? Pourquoi semblez-vous attacher autant d’importance à ma présence ? lança Hebi d’une voix rauque, qui trahissait la difficulté qu’il éprouvait à contenir sa rage.
-Parce qu’elle fut annoncée… Toute cette sauvagerie que tu refoule en toi… Je ne peu me tromper.
-Qui l’a annoncée ?
-Jashin, évidemment… Il y deux ans, ou peut-être trois, il m’a parlé. Il t’a décrit… Toute cette haine, ce désir de vengeance, cette cruauté. Il m’a dit que tu viendrais et que tu aurais besoin d’aide.
-Je n’ai pas besoin d’aide et encore moins de la tienne vieillard, répliqua froidement Hebi qui sentait à présent bouillonner en lui des désirs de meurtres.
-Allons, allons ne soyez pas grossiers, vous ne faites pas honneurs à votre clan… A moins que… Oui… Ahah… Ce clan… Peut-être est-ce là l’objet de toute votre haine… Oui, Jashin m’en a parlé également. Il vous tendra la main et vous la prendrez, c’est certain… Jashin va te permettre d’accomplir ta vengeance, il est généreux. Mais il y a toujours une contrepartie…
-Qu’est-ce que ton Dieu pourrait bien avoir à me proposer !?
-La volonté ! Une volonté inébranlable pour aller jusqu’au bout de tes désirs. La vengeance que tu recherche tant, cette vengeance contre ceux qui ton fait souffrir, qui ton spolié et qui on traîné tes droits dans la boue, cette vengeance Jashin te permettra de l’accomplir !
-Si je me converti, que je célèbre Jashin, laisseras-tu en paix les habitants de la région ?
-Haha, naturellement, mais en quoi cela t’importe t’il ? Les faibles sont la proie des forts, tu as toujours pensé ainsi… Et il est temps pour toi de devenir le chasseur… ! »
Hebi était envoûté. Des images sanglantes de vengeance tourbillonnaient dans sa tête. Il avait l’impression de perdre pied et surtout de perdre la tête. Il tomba à genoux et le rituel débuta. Il vit des gens sortir de l’ombre, nombreux, ils emplissaient la pièce. On aurait dit que tout le camp s’était rassemblé là pour assister à son avènement. Des lumières dansaient autour de lui et semblaient jouer avec les ombres. Tout autour de lui se mettait à tourner et tourner dans une valse déroutante. Il ferma les yeux pour tenter de soulager ses sens complètements désorientés mais ce fut alors qu’une musique sinistre résonna à travers la caverne.
« De la drogue, pensa-t-il, on m’a drogué… »
A ce moment on lui versa sur le haut du crâne un liquide chaud en grande quantité. Lorsque celui-ci coula dans sa bouche par ses lèvres entrouverte, il put l’identifier.
Du sang.
Tout devint noir…
Quand il revint à lui, il eut l’agréable surprise de ne plus du tout se sentir désorienté. Ces pensées étaient clairs son corps était alerte et il se tenait debout en parfait équilibre.
Ouvrant les yeux, il observa tout autour de lui. Il était toujours dans la même pièce mais le chaos de la cérémonie avait fait place à l’ordre. Devant lui étaient allongés les deux autres membres de son équipe, la gorge tranchée, et il devina alors d’où provenait tout le sang frais dont on l’avait aspergé. Curieusement, il n’éprouva à cette pensée rien d’autre qu’un léger amusement, le faisant sourire du coin des lèvres.
Une trentaine de ses hôtes étaient alignés le long des parois de la salle et le vieil homme qui avait procéder au rituel faisait face à la statue, lui tournant le dos. Il attendit la suite des événements.
Mais toutes les attentions n’étaient pas dirigées vers lui mais vers la statue, ils semblaient attendre quelque chose.
«Jashin , cria le vieil homme, j’ai guidé jusqu’à toi celui que tu désirait ! Maintenant, libère-nous de notre serment ! Je t’en conjure ! »
Seul Hebi ressentit la réponse de Jashin. Il sentit en lui croître une autre volonté, qui était sienne en même temps qu’il n’en était pas la source. La volonté se fit présence et une douce chaleur paternelle s’empara de lui. Un mélange de bienveillance, à son égard, et de malveillance, à l’égard de ceux qui l’entouraient se fondit dans cette chaleur.
Il pouvait alors ressentir clairement Sa volonté, mais aussi Sa force qui prenaient possession de son être.
Alors il s’exprima avec les mots de son nouveau Seigneur :
« Voici votre délivrance ! »
Sans réfléchir il se jeta à la vitesse de l’éclair sur le vieil homme abasourdis et d’un geste brusque pris son crâne dans sa main et l’arracha de ses épaules dans une gerbe de sang.
Les autres membres du clan furent saisis de panique. Certains fuyaient en direction de la surface, certains ne savaient que faire. Tandis que d’autres, réalisant le danger, voulurent s’opposer à l’avatar de Jashin qu’ils venaient eux même de mettre au monde.
Hebi ressentait le monde comme jamais auparavant. Ses cinq sens étaient à leur meilleur niveau. Il voyait clair, il entendait clair, et par-dessus tout, il avait une irrépressible envie de faire couler le sang.
Il composa rapidement quelques signes : « Shiranshin no jutsu »
La panique fit place à la confusion et ceux qui l’instant d’avant se jetaient sur lui avec la ferme intention d’en découdre s’étaient retournés contre leurs camarades.
Tout autour de lui, les gens s’entretuaient et, ne pouvant résister plus longtemps, il se joignit aux festivités.
En quelques heures, le camp fut couvert de cadavres et de sang et la plupart de ceux qui l’habitait étaient morts où s’étaient enfuis.
L’aube vint alors, et Hebi Yamanaka se mit en route, cette fois, avec la volonté d’assouvir sa vengeance.
Dernière édition par Hebi Yamanaka le Sam 8 Mar - 12:15, édité 1 fois
Re: Hebi Yamanaka
3ème et dernière partie:
De retour à Konoha, il fit son rapport à l’Hokage. Usant de l’art du mensonge qui n’avait plus de secrets pour lui, il fit passer ce massacre pour un tragique déroulement de la mission.
Il avait recommandé qu’ils rendent hommage à Jashin, ignorants tout du principe de la cérémonie. On leur présenta des prisonniers qu’ils furent censés sacrifier et le dirigeant du clan prit comme une insulte leurs hésitations. A partir de là, la situation dégénéra, et ils n’eurent d’autres choix que de se défendre. Hebi prétendit qu’il avait cependant réussi à semer le trouble grâce à ses techniques de confusion. Ainsi, il avait pu se sortir vivant de ce guêpier. Nara et Ido n’avaient pas eues la même chance que lui.
C’est ainsi qu’il présenta les choses.
Cependant, aussi doué qu’il fut pour le mensonge et la manipulation, il savait pertinemment qu’une enquête serait menée sur le terrain, et que tôt ou tard, la vérité finirait par se savoir.
Mais il n’en avait cure. Dans peu de temps, il aurait accompli sa vengeance et le temps que les autorités de Konoha fassent toute la lumière sur cette affaire, il serait déjà loin.
La coutume voulait que lorsqu’une mission d’un membre du clan Yamanaka tournait au drame et qu’il perdait un ou plusieurs coéquipiers, on réunisse le dirigeant du clan ainsi que le comité des anciens pour participer à une cérémonie de condoléance.
Celle-ci se déroula donc au cœur du temple de la floraison, un imposant édifice, bâtit au centre du quartier des Yamanaka, qui abritait un jardin floral d’une beauté unique à travers tout le pays du feu.
Hebi jubilait en silence. Il était seul, en compagnie de tous ceux responsables des humiliations qu’il avait dû subir au cours de ces cinq dernières années, dans une pièce isolée du monde extérieur et ce, pour les trois prochaines heures à venir. Il allait savourer ce moment.
Durant deux heures et demie, il supporta les regards froids de la petite assemblée qui lui faisait face. Il pouvait lire au fond des yeux de Tenshin Yamanaka que cela le blessait énormément de devoir se prosterner devant lui pour présenter ses condoléance. Mais aussi stupides qu’elles soient, les coutumes étaient les coutumes, et celle-ci allait leur coûter la vie.
Alors que la cérémonie finissait, Hebi fit l’usage d’un Genjutsu subtil dont il mêla le pouvoir hypnotisant à chaque parole qu’il prononçait, de sorte que, lorsque le temps de révéler sa véritable allégeance vint enfin, plutôt que de réagir promptement, ils restèrent abasourdis. Tenshin Yamanaka n’était pas un shinobi à prendre à la légère. Mais Hebi avait tout prévu.
Le temps de latence dans leur réactivité que son Genjutsu avait imposé leur fut fatal. Il se jeta sur eux en se remémorant tous les préjudices qu’ils lui avaient causés faisant ainsi déborder toute sa haine.
Il fut cruel et impitoyable.
Tenshin, réalisant qu’Hebi se jetait sur lui, réagi, mais trop tard. Il reçut une avalanche de coups puissants, portés directement à la tête. Mais Hebi n’avait pas le temps de l’achever. Les anciens allaient bientôt sortir de leur torpeur et il devait s’occuper d’eux avant qu’ils n’alertent le village.
« Katon ! Haisekishou »
Hebi projeta un nuage de cendres sur les dix anciens qui reprenaient difficilement leurs esprits. Le nuage s’enflamma violemment et ils périrent tous brûlés vifs…
La possibilité que l’explosion ait alertée quelqu’un était à considérer. Aussi Hebi devait se dépêcher. Mais ne voulant pas gâcher son plaisir, il prit le risque de s’attarder pour savourer sa victoire.
Tenshin se relevait déjà et, ne lui laissant pas le temps de rétablir son équilibre, Hebi envoya son pied dans sa gorge. Il s’écroula au sol, crachant son sang. Hebi écrasa alors sa poitrine avec son pied, l’empêchant de reprendre son souffle. Il appuya de toutes ces forces jusqu’à ce qu’il sente la cage thoracique de Tenshin se briser sous son pied.
Satisfait, il décida d’en finir.
Un horrible cri de douleur fit tressaillir le temple de la floraison jusqu’à ses fondations lorsqu’Hebi plongea sa main dans la poitrine du chef du clan Yamanaka pour en extraire son cœur.
Hebi remercia Jashin pour lui avoir donné la force et la volonté d’entreprendre ce qu’il avait toujours souhaité faire.
Durant un quart d’heure, il procéda à un macabre rituel. Puis, jugeant que son maître était comblé, il quitta le temple, le sourire aux lèvres.
Alors qu’il traversait le jardin qui faisait la fierté des Yamanaka, il lui vint l’idée qui lui permettrait de se venger une bonne fois pour toute de ces années de souffrance au sein de ce clan.
Cette fois-ci, il serait vu, mais peu importait.
Il concentra une grande de chakra dans ses poumons qu’il chargea de sa haine incommensurable.
« Katon ! Haisekishou ! »
Le nuage de cendre produit était gigantesque et la déflagration qui s’en suivit illumina jusqu’au ciel nuageux.
Toutes les années de culture et de savoir floral, tout l’art des Yamanaka en matière de botanique disparu en un instant, réduit à l’état de poussière.
Cet acte constitua son ultime offense à l’égard de ceux qui, vingt années auparavant, l’avaient accueilli comme un fils, puis traité comme un chien.
Il était temps de fuir.
Bientôt, les ninjas de Konoha arriveraient sur les lieux, et il savait bien qu’il ne serait pas de taille s’il fallait lutter seul contre plusieurs équipes de shinobis de hauts niveaux.
Il n’eut aucun mal à s’extraire des limites du village mais il lui sembla évident que l’Anbu devait déjà être après lui. Il pressa donc le pas. Il devait atteindre la frontière du pays de la pluie car si des shinobis de Konoha y étaient aperçus, il ne faisait aucun doute que la réaction d’Amegakure ne se ferait pas attendre. L’éventualité d’un conflit politique couvrirait sa fuite.
Hebi fit tout son possible pour brouiller les pistes, s’entaillant volontairement pour répandre son sang sur des animaux qu’il conditionna pour se diriger dans des directions différentes. Et il finit par atteindre son but.
Tiré d’affaires, sa vie prit alors un sens nouveau.
Lui qui avait jusque là utilisé l’influence de Jashin comme prétexte pour mettre au point sa vengeance et répandre la mort, il découvrit en lui une foi naissante.
A chacune de ses respirations, il pouvait sentir la présence de son Seigneur, ce qui le convaincu de sa nature divine.
Sa foi devint fanatisme tandis que Jashin prenait pour lui la place d’un véritable père.
Durant plusieurs mois, il vagabonda aux abords de cette frontière qui le protégeait d’une intervention des chasseurs de déserteurs de Konoha. Il s’attaqua à plusieurs villages isolés, massacrant systématiquement tous les habitants, les uns après les autres.
La rage qu’il avait laissée exploser le jour de son avènement ne le quittait plus.
La haine était devenu sa raison de vivre, la fureur et la vengeance ces seuls modes de pensé et la cruauté sa seule façon d’agir.
Il se délectait particulièrement de l’usage des techniques de manipulation mentale des Yamanaka et son nirvana se situait au beau milieu des champs de morts qu’elles lui permettaient de créer avec une aisance déconcertante.
Il voulu alors savoir si il existait d’autres adorateurs de Jashin en ce bas monde. Non pas pour tenter d’établir des liens avec ceux-ci, mais pour les exterminer.
Hebi été devenu imbu de sa personne et il considérai qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule personne qui pourrait obtenir les faveurs de son maître.
Il fut étonné de trouver rapidement plusieurs pistes, mais la plupart le menèrent uniquement à des rescapés du massacre du campement qu’il avait lui-même perpétré.
Cependant, il entendit une rumeur qui le mena sur une piste plus sérieuse que les autres.
Il entendit pour la première fois parler de l’Akatsuki.
Selon plusieurs témoignages, celui qu’ils appelaient Hidan semblait être lui aussi un fidèle de Jashin et membre de cette organisation secrète. A ce que l’on racontait, ce Hidan était immortelle et ce dernier point intéressa grandement Hebi Yamanaka.
A mesure qu’il en apprenait d’avantages sur l’Akatsuki et sur Hidan, ils l'intriguaient de plus en plus.
Il apprit alors l’existence d’un village du nom d’Akakaminari, apparemment fondé par l’Akatsuki elle-même. Il vit alors en ce village l’opportunité parfaite pour pouvoir se rapprocher d’Hidan, sa nouvelle cible.
De plus, se remettre à côtoyer des shinobis allait lui permettre de progresser à nouveau, il en était persuadé.
Ainsi, se laissant guider par la rumeur, il atteignit finalement l’entrée des souterrains qui menaient directement au cœur du village.

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par Invité le Sam 8 Mar - 11:48