Lorsque les Cieux côtoient la Terre... [Kokushi vs Zaku]
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Lorsque les Cieux côtoient la Terre... [Kokushi vs Zaku]
La tête lourde, la gorge sèche, l’équilibre précaire, Zaku ouvrit des yeux qui lui semblaient avoir étés frottés au papier de verre des heures durant. A l’intérieur de son crâne, un véritable orchestre de percussions s’emballait dans un crescendo vertigineux, ses tympans étaient sur le point d’imploser. Il agrippa son front d’une main crispée à l’extrême puis grogna, la mâchoire serrée, pour tenter d’évacuer la douleur. Contre toute attente, il y parvint partiellement. Le sang ne battait plus dans ses tempes mais il conservait la désagréable impression qu’une incroyable masse en expansion constante se démenait sous sa caboche, désireuse de s’en extraire par tous les moyens. Relativement soulagé, il entreprit de faire le point sur sa situation géographique.
Le jeune Chuunin leva une main fébrile pour épargner ses yeux de l’éclat blafard du soleil, voilé par une brume sablonneuse qui imprégnait l’atmosphère, baignant la scène dans une lueur jaunâtre, maladive. Le spectacle qui s’offrit alors à lui le laissa sans voix, il en fut littéralement abasourdi. Devant ses yeux exorbités s’étendait à perte de vue un immense désert teinté d’ocre et de brun. Quelques rares excroissances minérales s’élevaient de ci de là, formant de courts et maigres piédestaux d’argile. Un peu partout, d’imposants bancs de poussière voguaient lascivement entre les dunes au grès du zéphyr. De courtes et hargneuses rafales de vent produisaient, en se fendant au contact des piliers rocheux, toute une gamme de sifflements qui se combinaient pour donner naissance à une mélodie obsédante. L’air avait une saveur légèrement métallique et Zaku se racla le gosier pour en chasser ce goût qui l’importunait, avant d’expédier sur le sable chaud le fruit de ses efforts. Loin vers le nord, peut-être à plus de trente kilomètres, on pouvait apercevoir le profil obscure et angoissant d’une basse chaîne montagneuse, au sommet plat, se découper péniblement à travers l’épais rideau poussiéreux. A l’ouest, croisait le lit peu profond d’une ancienne rivière à sec depuis toujours, serpentant sur une longue distance pour finir par se perdre par delà l’horizon.
La démesure du panorama était déroutante et Zaku fut prit d’un timide vertige, faisant vaciller ses appuis un court instant. Son esprit embrumé était plongé dans une claire confusion, hanté par une interrogation cruciale : que diable faisait-il ici ?
Malgré le doute et l’incompréhension, une sensation inexplicable grandissait rapidement, jusqu’à l’habiter tout entier. Bien qu’il fut absolument certain de n’avoir jamais mit les pieds ici auparavant, une impression familière, comme une sorte de plénitude, se dégageait de cet endroit, l’envahissait et chassa toute forme d’appréhension. Il ferma ses paupières, puis fit s’engouffrer une grande bouffée d’air, pourtant saturé de poussières, dans ses poumons et n’en ressentit pas la moindre gêne. Au contraire, il s’en délecta comme un mourant l’aurait fait d’une bolée d’eau pure et fraîche. Il n’aurait pas su expliquer pourquoi ni comment, mais il se sentait appartenir ce lieu, comme s’il représentait là où il avait toujours souhaité être sans ne l’avoir jamais imaginé cependant. Un sentiment tout aussi plaisant qu’…
* … Etrange. *
Soudainement, le cœur du Shinobi s’emballa, perdant le rythme de sa cadence éternelle pendant quelques secondes, et une autre impression… non, une certitude, s’installa. Au milieu de nulle part, il n’était pas seul. Avec précaution, il écarta une paupière, puis l’autre, ne sachant pas lui-même à quoi il s’attendait. Mais il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu’un, quelque part par là-bas, derrière le nuage de sable abrasif, c’était son unique certitude en ces lieux fantastiques.
Et ce quelqu’un, qui était-il ? Que lui voulait-il ? Lui voulait-il seulement quoi que ce soit ? Comment se faisait-il qu’il se retrouve par hasard en compagnie d’un inconnu au beau milieu d’une localité toute aussi inconnue ? Tout était incroyablement obscure, inconcevable. Le hasard… Mais pouvait-on vraiment parler de hasard ? … Non. Impossible, il n’avait rien à voir là-dedans. Pas de hasard, pas ici. Alors quoi, et… pourquoi ? Toutes ces idées chaotiques commençaient à réveiller le mal de crâne du jeune homme. Un sifflement aigue retentissait désormais, ininterrompue, à ses oreilles, oppressant. L’angoisse revint.
Et comme l’attente l’insupportait, un improbable coup de vent dispersa le linceul de poussière qui l’isolait de son mystérieux vis-à-vis. Lentement, la fine silhouette de l’étranger se détachait sur un fond pâle, à la manière d’une photographie qui, plongée dans son bain, révèle progressivement son sujet. Lorsqu’enfin l’espace qui les séparait s’éclaircit totalement, débarrassé de la majeure partie des particules en suspension, la surprise prit le pas sur l’anxiété.
Face à lui, à une bonne dizaine de mètres, se tenait, droite et fière, une jeune femme, sans doute à peu près du même âge que lui. Sa chevelure était tissée de longs et magnifiques fils d’or et ses yeux d’azur semblables aux fragments d’un océan reflétant un ciel inexistant. Sa peau d’ivoire émettait naturellement une douce lueur pâle. Seule, cheveux au vent, perchée au sommet d’un promontoire rocheux, sa présence avait quelque chose d’hypnotisant.
Indéniablement, elle lui rappelait cette fille auprès de laquelle il avait déjà accompli quelques missions, Hokuto. Mais dans ce regard là, il n’y retrouvait pas son côté glacial et distant. Elle lui inspirait un sentiment de douceur dissimulé sous le couvert d’une volonté implacable. Un mélange de force et de faiblesse savamment dosé.
" … Sublime. "
Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, immobile, Zaku était comme sidéré. Il restait planté là, subjugué par la splendeur de cette vision céleste, véritable apparition angélique. A cet instant, il aurait juré que sa beauté fut aimantée, que lui ne fut rien d’autre qu’une poignée de limaille de fer, inexorablement attirée. L’immensité désertique s’était volatilisée, il ne voyait plus rien d’autre qu’elle, car plus rien d’autre n’existait. Le cours même du temps sembla se suspendre, rendant la seconde infinie et cette fabuleuse rencontre inoubliable. Un simple regard et il comprit que tout ce qui se passerait à partir de maintenant resterait à jamais gravé dans sa mémoire, une empreinte aussi indélébile que significative. Dans ce décor d’immuable désolation, la gigantesque cloche d’airain, aux portes de l’éternité, ferait bientôt retentir le tocsin assourdissant de l’inéluctable changement.
Le cœur du Shinobi fit un bond lorsque la jeune inconnue esquissa un mouvement quasi imperceptible, signe qu’elle avait prit conscience de sa présence. De sa position éloignée, il fut incapable de discerner sa réaction exacte. Comment vivait-elle ce moment ?... Zaku réalisa soudainement qu’il était sans doute vain de se poser ce genre de question, il ne pouvait même pas être certain que tout cela ne cachait en réalité qu’un fantasme, une délicieuse illusion. Mais peu lui importait, tout ce qu’il désirait à présent se résumait à créer des liens avec elle. Il voulait apprendre à la connaitre, découvrir qui se cachait vraiment derrière ces deux resplendissants saphirs qui lui faisaient miroiter monts et merveilles. Mirage ou pas, il s’y précipiterait sans aucune hésitation.
C’est alors qu’un fugace reflet lumineux attira son attention sur la modeste plaque métallique accrochée, bien en évidence, à son bras gauche. Le symbole de la feuille lui sauta aux yeux et tout bascula. Un coup de poignard en pleine poitrine n’aurait pas fait plus de dégât.
Tel un barrage qui se rompt, un flot dévastateur de souvenirs douloureux submergea instantanément le pauvre Zaku qui s’écroula à genou, le souffle coupé. L’ambition, la cruauté, la défaite, la trahison puis la haine… une haine incommensurable, débordante, se matérialisant en une rage furieuse. Tout ces sentiments l’envahir simultanément, tambourinant dans sa tête à un rythme endiablé. Une terrifiante migraine menaçait de fendre son crâne en deux à tout instant et il plaqua violemment ses mains contre ses tempes, dans l’espoir insensé d’apaiser sa souffrance. Mais cette fois-ci, rien n’y faisait. Une horrible grimace de douleur déforma son visage tourné vers la surface. Il avait toutes les peines du monde à se retenir d’hurler son tourment, comme il était persuadé qu’il déchirerait les cieux en se faisant. Chaque muscle de son corps, y compris son cœur, lui semblait sur le point de craquer sous un effort tellement intense qu’il ne pouvait en être à l’origine. Il lui serait impossible de supporter ce traitement une seule seconde de plus. Alors, désespéré, il se tourna vers la jeune femme pour quémander son soutien. Plongeant son pitoyable regard dans ses deux grandes et magnifiques billes bleues, il fut frappé de stupeur lorsqu’il vit ses pupilles se rétracter progressivement, jusqu’à épouser la forme de fentes verticales. Le rêve virait au cauchemar.
" Orochim… Maudite vipère !!! "
Pourquoi ne s’en était-il donc pas douté plus tôt ? Il n’y avait que cette sale face de serpent pour monter un traquenard de ce genre. Et dire qu’il avait failli se laisser séduire, pour ensuite se jeter dans la gueule du reptile. Tout ceci n’était rien d’autre qu’une énième et innommable traîtrise. Un piège insidieux, organisé par le maître de la fourberie en personne. Après tant d’années, il l’avait donc finalement rattrapé. Quoi que soit venu chercher cette ordure, il ne la laisserai pas s’en tirer à bon compte. L’occasion de prendre enfin sa revanche, accomplir sa vengeance, se présentait à lui, il ne la raterai pas. Même s’il devait périr pour cela, il aurait sa peau, dut-il l’emporter avec lui dans l’autre monde.
D’un seul coup, toute la souffrance accumulée disparut, remplacée par un impérieux désir d’étriper cet être abominable qui lui faisait face. La rancœur se mua en haine, la haine en colère, la colère en rage et il se noya dans les abîmes écarlates d’un océan de fureur. Aveuglé par l’impitoyable volonté de répandre le sang, la déchéance et la mort, Zaku n’était plus préoccupé que par une seule pensée : mutiler son adversaire de la plus sanguinaire des manières. Il était prêt à tout, quel qu’en soit le prix.
Emporté par un élan destructeur, le Chuunin se lança droit devant lui, à une allure démentielle, sans la moindre notion de précaution, en direction de la fille serpent. Uniquement motivé par la perspective d’enfoncer son poing profondément dans la boite crânienne de son opposant, il courait comme un damné, soulevant dans son sillage une trainée de poussière brune, avalant les mètres avec une célérité déconcertante. Laissant éclater sa furie, il poussa un long et terrifiant hurlement de rage à faire trembler une montagne jusqu’à la racine. Il avait abandonné toute logique, oublié toute leçon de Ninjutsu, il se jetait à corps perdu dans la bataille, bercé par la folle illusion qu’il parviendrait au corps à corps, afin de régler ce conflit à la force des bras. Le cœur battant, le souffle court, l’œil pétillant de sauvagerie, il osait déjà songer à l’extase de sentir la brûlure de la chair, l’odeur du sang et le fracas des os.
Plus que quelques secondes et viendrait le temps de la consécration !
Le jeune Chuunin leva une main fébrile pour épargner ses yeux de l’éclat blafard du soleil, voilé par une brume sablonneuse qui imprégnait l’atmosphère, baignant la scène dans une lueur jaunâtre, maladive. Le spectacle qui s’offrit alors à lui le laissa sans voix, il en fut littéralement abasourdi. Devant ses yeux exorbités s’étendait à perte de vue un immense désert teinté d’ocre et de brun. Quelques rares excroissances minérales s’élevaient de ci de là, formant de courts et maigres piédestaux d’argile. Un peu partout, d’imposants bancs de poussière voguaient lascivement entre les dunes au grès du zéphyr. De courtes et hargneuses rafales de vent produisaient, en se fendant au contact des piliers rocheux, toute une gamme de sifflements qui se combinaient pour donner naissance à une mélodie obsédante. L’air avait une saveur légèrement métallique et Zaku se racla le gosier pour en chasser ce goût qui l’importunait, avant d’expédier sur le sable chaud le fruit de ses efforts. Loin vers le nord, peut-être à plus de trente kilomètres, on pouvait apercevoir le profil obscure et angoissant d’une basse chaîne montagneuse, au sommet plat, se découper péniblement à travers l’épais rideau poussiéreux. A l’ouest, croisait le lit peu profond d’une ancienne rivière à sec depuis toujours, serpentant sur une longue distance pour finir par se perdre par delà l’horizon.
La démesure du panorama était déroutante et Zaku fut prit d’un timide vertige, faisant vaciller ses appuis un court instant. Son esprit embrumé était plongé dans une claire confusion, hanté par une interrogation cruciale : que diable faisait-il ici ?
Malgré le doute et l’incompréhension, une sensation inexplicable grandissait rapidement, jusqu’à l’habiter tout entier. Bien qu’il fut absolument certain de n’avoir jamais mit les pieds ici auparavant, une impression familière, comme une sorte de plénitude, se dégageait de cet endroit, l’envahissait et chassa toute forme d’appréhension. Il ferma ses paupières, puis fit s’engouffrer une grande bouffée d’air, pourtant saturé de poussières, dans ses poumons et n’en ressentit pas la moindre gêne. Au contraire, il s’en délecta comme un mourant l’aurait fait d’une bolée d’eau pure et fraîche. Il n’aurait pas su expliquer pourquoi ni comment, mais il se sentait appartenir ce lieu, comme s’il représentait là où il avait toujours souhaité être sans ne l’avoir jamais imaginé cependant. Un sentiment tout aussi plaisant qu’…
* … Etrange. *
Soudainement, le cœur du Shinobi s’emballa, perdant le rythme de sa cadence éternelle pendant quelques secondes, et une autre impression… non, une certitude, s’installa. Au milieu de nulle part, il n’était pas seul. Avec précaution, il écarta une paupière, puis l’autre, ne sachant pas lui-même à quoi il s’attendait. Mais il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu’un, quelque part par là-bas, derrière le nuage de sable abrasif, c’était son unique certitude en ces lieux fantastiques.
Et ce quelqu’un, qui était-il ? Que lui voulait-il ? Lui voulait-il seulement quoi que ce soit ? Comment se faisait-il qu’il se retrouve par hasard en compagnie d’un inconnu au beau milieu d’une localité toute aussi inconnue ? Tout était incroyablement obscure, inconcevable. Le hasard… Mais pouvait-on vraiment parler de hasard ? … Non. Impossible, il n’avait rien à voir là-dedans. Pas de hasard, pas ici. Alors quoi, et… pourquoi ? Toutes ces idées chaotiques commençaient à réveiller le mal de crâne du jeune homme. Un sifflement aigue retentissait désormais, ininterrompue, à ses oreilles, oppressant. L’angoisse revint.
Et comme l’attente l’insupportait, un improbable coup de vent dispersa le linceul de poussière qui l’isolait de son mystérieux vis-à-vis. Lentement, la fine silhouette de l’étranger se détachait sur un fond pâle, à la manière d’une photographie qui, plongée dans son bain, révèle progressivement son sujet. Lorsqu’enfin l’espace qui les séparait s’éclaircit totalement, débarrassé de la majeure partie des particules en suspension, la surprise prit le pas sur l’anxiété.
Face à lui, à une bonne dizaine de mètres, se tenait, droite et fière, une jeune femme, sans doute à peu près du même âge que lui. Sa chevelure était tissée de longs et magnifiques fils d’or et ses yeux d’azur semblables aux fragments d’un océan reflétant un ciel inexistant. Sa peau d’ivoire émettait naturellement une douce lueur pâle. Seule, cheveux au vent, perchée au sommet d’un promontoire rocheux, sa présence avait quelque chose d’hypnotisant.
Indéniablement, elle lui rappelait cette fille auprès de laquelle il avait déjà accompli quelques missions, Hokuto. Mais dans ce regard là, il n’y retrouvait pas son côté glacial et distant. Elle lui inspirait un sentiment de douceur dissimulé sous le couvert d’une volonté implacable. Un mélange de force et de faiblesse savamment dosé.
" … Sublime. "
Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, immobile, Zaku était comme sidéré. Il restait planté là, subjugué par la splendeur de cette vision céleste, véritable apparition angélique. A cet instant, il aurait juré que sa beauté fut aimantée, que lui ne fut rien d’autre qu’une poignée de limaille de fer, inexorablement attirée. L’immensité désertique s’était volatilisée, il ne voyait plus rien d’autre qu’elle, car plus rien d’autre n’existait. Le cours même du temps sembla se suspendre, rendant la seconde infinie et cette fabuleuse rencontre inoubliable. Un simple regard et il comprit que tout ce qui se passerait à partir de maintenant resterait à jamais gravé dans sa mémoire, une empreinte aussi indélébile que significative. Dans ce décor d’immuable désolation, la gigantesque cloche d’airain, aux portes de l’éternité, ferait bientôt retentir le tocsin assourdissant de l’inéluctable changement.
Le cœur du Shinobi fit un bond lorsque la jeune inconnue esquissa un mouvement quasi imperceptible, signe qu’elle avait prit conscience de sa présence. De sa position éloignée, il fut incapable de discerner sa réaction exacte. Comment vivait-elle ce moment ?... Zaku réalisa soudainement qu’il était sans doute vain de se poser ce genre de question, il ne pouvait même pas être certain que tout cela ne cachait en réalité qu’un fantasme, une délicieuse illusion. Mais peu lui importait, tout ce qu’il désirait à présent se résumait à créer des liens avec elle. Il voulait apprendre à la connaitre, découvrir qui se cachait vraiment derrière ces deux resplendissants saphirs qui lui faisaient miroiter monts et merveilles. Mirage ou pas, il s’y précipiterait sans aucune hésitation.
C’est alors qu’un fugace reflet lumineux attira son attention sur la modeste plaque métallique accrochée, bien en évidence, à son bras gauche. Le symbole de la feuille lui sauta aux yeux et tout bascula. Un coup de poignard en pleine poitrine n’aurait pas fait plus de dégât.
Tel un barrage qui se rompt, un flot dévastateur de souvenirs douloureux submergea instantanément le pauvre Zaku qui s’écroula à genou, le souffle coupé. L’ambition, la cruauté, la défaite, la trahison puis la haine… une haine incommensurable, débordante, se matérialisant en une rage furieuse. Tout ces sentiments l’envahir simultanément, tambourinant dans sa tête à un rythme endiablé. Une terrifiante migraine menaçait de fendre son crâne en deux à tout instant et il plaqua violemment ses mains contre ses tempes, dans l’espoir insensé d’apaiser sa souffrance. Mais cette fois-ci, rien n’y faisait. Une horrible grimace de douleur déforma son visage tourné vers la surface. Il avait toutes les peines du monde à se retenir d’hurler son tourment, comme il était persuadé qu’il déchirerait les cieux en se faisant. Chaque muscle de son corps, y compris son cœur, lui semblait sur le point de craquer sous un effort tellement intense qu’il ne pouvait en être à l’origine. Il lui serait impossible de supporter ce traitement une seule seconde de plus. Alors, désespéré, il se tourna vers la jeune femme pour quémander son soutien. Plongeant son pitoyable regard dans ses deux grandes et magnifiques billes bleues, il fut frappé de stupeur lorsqu’il vit ses pupilles se rétracter progressivement, jusqu’à épouser la forme de fentes verticales. Le rêve virait au cauchemar.
" Orochim… Maudite vipère !!! "
Pourquoi ne s’en était-il donc pas douté plus tôt ? Il n’y avait que cette sale face de serpent pour monter un traquenard de ce genre. Et dire qu’il avait failli se laisser séduire, pour ensuite se jeter dans la gueule du reptile. Tout ceci n’était rien d’autre qu’une énième et innommable traîtrise. Un piège insidieux, organisé par le maître de la fourberie en personne. Après tant d’années, il l’avait donc finalement rattrapé. Quoi que soit venu chercher cette ordure, il ne la laisserai pas s’en tirer à bon compte. L’occasion de prendre enfin sa revanche, accomplir sa vengeance, se présentait à lui, il ne la raterai pas. Même s’il devait périr pour cela, il aurait sa peau, dut-il l’emporter avec lui dans l’autre monde.
D’un seul coup, toute la souffrance accumulée disparut, remplacée par un impérieux désir d’étriper cet être abominable qui lui faisait face. La rancœur se mua en haine, la haine en colère, la colère en rage et il se noya dans les abîmes écarlates d’un océan de fureur. Aveuglé par l’impitoyable volonté de répandre le sang, la déchéance et la mort, Zaku n’était plus préoccupé que par une seule pensée : mutiler son adversaire de la plus sanguinaire des manières. Il était prêt à tout, quel qu’en soit le prix.
Emporté par un élan destructeur, le Chuunin se lança droit devant lui, à une allure démentielle, sans la moindre notion de précaution, en direction de la fille serpent. Uniquement motivé par la perspective d’enfoncer son poing profondément dans la boite crânienne de son opposant, il courait comme un damné, soulevant dans son sillage une trainée de poussière brune, avalant les mètres avec une célérité déconcertante. Laissant éclater sa furie, il poussa un long et terrifiant hurlement de rage à faire trembler une montagne jusqu’à la racine. Il avait abandonné toute logique, oublié toute leçon de Ninjutsu, il se jetait à corps perdu dans la bataille, bercé par la folle illusion qu’il parviendrait au corps à corps, afin de régler ce conflit à la force des bras. Le cœur battant, le souffle court, l’œil pétillant de sauvagerie, il osait déjà songer à l’extase de sentir la brûlure de la chair, l’odeur du sang et le fracas des os.
Plus que quelques secondes et viendrait le temps de la consécration !
Telle est donc notre condition humaine : chercher le sens au cœur même du non-sens.
Telle est notre tragédie : être des êtres de désir au coeur d'un monde qui ne veut rien.
Tel est enfin notre héroïsme : aimer cette vie, quoique la vie s'en moque.
Telle est notre tragédie : être des êtres de désir au coeur d'un monde qui ne veut rien.
Tel est enfin notre héroïsme : aimer cette vie, quoique la vie s'en moque.
Nietzsche

Zaku- Ame




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Fan De : Idôlatrer est fin de la pensée
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Re: Lorsque les Cieux côtoient la Terre... [Kokushi vs Zaku]
Ouh lala, va falloir que je décuple mes capacités pour répondre à tout ça ^^
Re: Lorsque les Cieux côtoient la Terre... [Kokushi vs Zaku]
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Tsuki-shin ~Lune-Mortelle~ :

Sui-Sui MoN AnGlAiS dE BrAs-DrOiT : Bientôt regarder un film dans notre appart' en mangeant un pot de Nutella... Miam !
Suki & Loulou & Suitsu & Nana & Aku <3



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Tsukishi- Ame




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