Aux portes de la ville
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Aux portes de la ville
Le soir tombant rougeoyait sur Kaze no Kuni, ensanglantant les dunes à perte de vue. Evoluant en silence à travers le désert, une silhouette sombre tranchait sur ce crépuscule. Vêtue d'une ample combinaison noire dissimulant soigneusement son bandeau ninja, le visage enveloppé dans un large tissu sombre pour se protéger du sable et du vent, Kagami était difficilement reconnaissable – et avait de toute façon emprunté différentes apparences de civils pour quitter Tsuchi. Lorsque se profila enfin Suna à l'horizon, une vague de soulagement l'envahit. Le voyage avait été éprouvant ; de Tsuchi à Kaze, la jeune femme ne s'était pas accordée une seule pause, marchant depuis bientôt deux jours avec pour seule idée d'arriver le plus vite possible. Comme chacun sait, ces régions de Kaze no Kuni ne sont en fait qu'un immense désert où il règne, de janvier à décembre, une température avoisinant les 50 degrés à l'ombre. Hélas, détail piquant : il n'y a pas d'ombre. Et étrangement, au fur et à mesure que les heures passaient, ses pieds s'enfonçaient dans le sable avec plus de lourdeur et nettement moins d'entrain... Buvant au goulot les dernières gorgées de saké que contenait sa bouteille, Kagami serra les mâchoires et se força à accélérer. Elle y était bientôt. Sunagakure no Sato... Une bizarre anxiété la prenait, agitant ses doigts en un tic nerveux. Elle était là pour affaires diplomatiques, bien sûr. Mais ce village restait celui... Oh, peu importait. La mission avant toute chose.
- Qui va là ?
- Ami, fit-elle, sa voix résonnant de façon inhabituelle. Je viens d'Iwagakure. Laissez-moi voir le Kazekage, s'il vous plaît.
Les deux gardes qui barraient l'entrée se consultèrent du regard, un peu déconcertés. Bardés d'armures de fer qui les alourdissaient, chacun d'eux tenant une grande hallebarde, quelque chose en eux évoquait irrésistiblement le novice qui se croit terrible et investi d'une mission sacrée. Hélas pour toute crédibilité, la demande semblait déjà ne plus relever de leurs compétences. Une vague intuition féminine indiquait à Kagami que ces deux-là n'étaient bons qu'à rester debout en travers d'une porte.
- Il n'y a plus vraiment... de Kazekage, dit le plus jeune, hésitant. Deux de nos ninjas sont partis pour...
- Silence ! siffla l'autre. Pardonnez mon collègue, Ojou-san. Le village a beaucoup souffert ces derniers temps, et... nous sommes maintenant sous la loi martiale de Sû. J'ai peur de ne pas pouvoir accéder à votre requête.
Les yeux jaunes de Kagami se durcirent derrière son chèche. Même avec le visage dissimulé sous le tissu, son expression se devinait parfaitement – celle d'une irritation quasi tangible, qui n'excluait pas un certain mépris voire de sérieux doutes sur les capacités intellectuelles des deux gardes.
- J'ai risqué ma vie à quitter mon village en cachette de l'occupation, Shuei-san – vous n'ignorez pas que l'Akakaminari a attaqué et soumis Iwa ? Je voyage sans dormir ni manger depuis deux jours, parce que je croyais nos villages alliés et pouvoir vous demander de l'aide. Je veux voir le Kazekage, son second, ou n'importe qui ayant un tant soit peu d'autorité. C'est urgent.
Si le plus jeune des deux gardes était manifestement indécis, le deuxième barra le chemin de sa hallebarde, l'air décidé et clairement certain de la justesse de sa mission.
- Je ne peux pas vous laisser passer. Iwa est annexé à Akakaminari, et nous n'avons reçu aucun ordre d'accueillir leurs émissaires. Par ailleurs, nous n'avons aucune preuve que ce que vous nous dites est vrai.
Cette dernière imbécillité du garde fut de trop pour Kagami, qui sentait le wasabi lui monter au nez. La fatigue, une faim de loup, et le fait qu'elle espérait parler à des gens un tant soit peu intelligents après deux jours de mutisme passés à marcher sans relâche, étaient autant de facteurs qui ne l'aidaient pas à se montrer patiente. Ses doigts caressant déjà la poignée de son sabre, qui tout à coup la démangeait atrocement, elle retint pourtant ses envies meurtrières en songeant que le sang d'un idiot pouvait gâcher toute l'affaire. Avec un effort surhumain pour conserver une voix gracieuse et courtoise, l'Iwajin articula :
- Très bien. Aurez-vous suffisamment confiance si je reste aux portes avec l'un d'entre vous, pendant que le deuxième ira se renseigner ? Allez chercher Kuranagi no Kerun. Lui saura vous dire si je suis ou non une dangereuse espionne qui tente de s'infiltrer dans votre bac à sable.
Quel plan subtil, vraiment, se félicita-t-elle intérieurement. Espérer que deux rencontres, qui avaient été deux affrontements, suffiraient à Kerun pour lui accorder sa confiance et la laisser rencontrer les autorités locales. Pour ne passer qu'en coup de vent et éviter à tout prix le marionnettiste, c'était un peu raté, en revanche...
- Qui va là ?
- Ami, fit-elle, sa voix résonnant de façon inhabituelle. Je viens d'Iwagakure. Laissez-moi voir le Kazekage, s'il vous plaît.
Les deux gardes qui barraient l'entrée se consultèrent du regard, un peu déconcertés. Bardés d'armures de fer qui les alourdissaient, chacun d'eux tenant une grande hallebarde, quelque chose en eux évoquait irrésistiblement le novice qui se croit terrible et investi d'une mission sacrée. Hélas pour toute crédibilité, la demande semblait déjà ne plus relever de leurs compétences. Une vague intuition féminine indiquait à Kagami que ces deux-là n'étaient bons qu'à rester debout en travers d'une porte.
- Il n'y a plus vraiment... de Kazekage, dit le plus jeune, hésitant. Deux de nos ninjas sont partis pour...
- Silence ! siffla l'autre. Pardonnez mon collègue, Ojou-san. Le village a beaucoup souffert ces derniers temps, et... nous sommes maintenant sous la loi martiale de Sû. J'ai peur de ne pas pouvoir accéder à votre requête.
Les yeux jaunes de Kagami se durcirent derrière son chèche. Même avec le visage dissimulé sous le tissu, son expression se devinait parfaitement – celle d'une irritation quasi tangible, qui n'excluait pas un certain mépris voire de sérieux doutes sur les capacités intellectuelles des deux gardes.
- J'ai risqué ma vie à quitter mon village en cachette de l'occupation, Shuei-san – vous n'ignorez pas que l'Akakaminari a attaqué et soumis Iwa ? Je voyage sans dormir ni manger depuis deux jours, parce que je croyais nos villages alliés et pouvoir vous demander de l'aide. Je veux voir le Kazekage, son second, ou n'importe qui ayant un tant soit peu d'autorité. C'est urgent.
Si le plus jeune des deux gardes était manifestement indécis, le deuxième barra le chemin de sa hallebarde, l'air décidé et clairement certain de la justesse de sa mission.
- Je ne peux pas vous laisser passer. Iwa est annexé à Akakaminari, et nous n'avons reçu aucun ordre d'accueillir leurs émissaires. Par ailleurs, nous n'avons aucune preuve que ce que vous nous dites est vrai.
Cette dernière imbécillité du garde fut de trop pour Kagami, qui sentait le wasabi lui monter au nez. La fatigue, une faim de loup, et le fait qu'elle espérait parler à des gens un tant soit peu intelligents après deux jours de mutisme passés à marcher sans relâche, étaient autant de facteurs qui ne l'aidaient pas à se montrer patiente. Ses doigts caressant déjà la poignée de son sabre, qui tout à coup la démangeait atrocement, elle retint pourtant ses envies meurtrières en songeant que le sang d'un idiot pouvait gâcher toute l'affaire. Avec un effort surhumain pour conserver une voix gracieuse et courtoise, l'Iwajin articula :
- Très bien. Aurez-vous suffisamment confiance si je reste aux portes avec l'un d'entre vous, pendant que le deuxième ira se renseigner ? Allez chercher Kuranagi no Kerun. Lui saura vous dire si je suis ou non une dangereuse espionne qui tente de s'infiltrer dans votre bac à sable.
Quel plan subtil, vraiment, se félicita-t-elle intérieurement. Espérer que deux rencontres, qui avaient été deux affrontements, suffiraient à Kerun pour lui accorder sa confiance et la laisser rencontrer les autorités locales. Pour ne passer qu'en coup de vent et éviter à tout prix le marionnettiste, c'était un peu raté, en revanche...
Inazuma ya
Yami no kata yuku
Goi no koe.

Saké lullaby ! \o/
Vils chouchous du moment : Shinji Yuurei et Yume Yugata <3
Yami no kata yuku
Goi no koe.

Saké lullaby ! \o/
Vils chouchous du moment : Shinji Yuurei et Yume Yugata <3

Yuzuhara Kagami- Tsuchi




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Re: Aux portes de la ville
Ah mon Dieu quel retour ! Et par ailleurs, quelle mission ! C’ est bien la première fois qu’ on tente de me manger, combien de fois a-t’ on voulus me tuer en mission ? Ca ne se compte même plus ! Mais me manger ? C’ est bien la première fois, et voila pourquoi cette mission restera dans mes annales. Pfou ! Là, j’ ai besoin en urgence d’ une bonne douche, d’ un futon et d’ une longue, très longue nuit. J’ en peux plus, si je m’ écoutais, je m’ écroulerai sur place et je dormirai, c’ est pas humain. On a cavalé sans interruption ou presque jusqu’ à Iwa, on s’ est cassé les noix à charcuter un cadavre dans la joie et la bonne humeur, on s’ est fait manger quelques petits bouts, et direct après, retour encore une fois, presque sans interruption. J’ ai l’ impression que mes jambes vont péter une durite. Mais enfin, Nova devrait être libéré sous peu, on est de retour, sains et saufs, enfin, sains, c’ est un bien grand mot, mais bon, on est en vie, c’ est toujours ça de gagné. A la limite, faudrait que je mange quelque chose sinon je vais mourir d’ inanition dans mon sommeil, un bon p’tit bol de ramen, ou n’ importe quoi d’ autre fera largement l’ affaire, de toutes façons, je suis bien trop crevé pour avoir vraiment la dalle. Le Conseil attendra bien demain pour le rapport. Ah ! Oui, mes yeux n’ oseraient me tromper ! C’ est bien les falaises entourant le Village là-bas ! Raaaaah ! Mon plumard ! Vite ! Une douche aussi ! Que j’ enlève mes bottes, trop de sable dedans c’ est invivable ! Tiens ? Et ça c’ est quoi ?
Le voyage des deux Sunajin avait été un peu plus complexe qu’ à l’ aller, il y avait bien sûr, cette insupportable fatigue qui s’ en était rapidement prise aux jambes des deux compagnons, et ce, à peine avaient-ils finis leur première pause-saké. Les chansons paillardes et autres débilités leurs avaient permis de tenir jusqu’ aux frontières du désert, mais, devant la massive étendue sablonneuse, nos deux héros (Enfin, presque) avaient vus leur morale descendre en flèche, et il avait fallut une nouvelle pause-saké pour qu’ ils acceptent de se remettre en route, non sans rechigner devant le manque évident de moyens de transport pratiques et rapides dans le monde. Si au moins ils avaient pus louer un de ces animaux bizarres et ruminants dont se servaient la majorité des caravanes, mais coup de pas de bol, le prix de location était proche de l’ exorbitant et, c’ est bien connus, un ninja (Même deux) ne se trimballe pas avec une fortune sur lui quand il part en mission. Ils faillirent succomber à la tentation de vilement dérober deux des montures mais se ravisèrent au dernier moment, se rendant compte que « Vol d’ animaux bizarres », cela ferait un peu tache sur leur CV. Donc ils marchèrent, et ils marchèrent encore, et encore, au long loin du long couloir et tout ça, leurs pieds s’ enfonçant mollement dans le sable, gravissant sans relâche dunes et dunes, n’ espérant même plus croiser un simple coin d’ ombre. La dernière bouteille de saké fût sacrifiée sur l’ autel de la soif et ils repartirent, ce coup-ci un peu plus joyeusement, espérant juste ne pas croiser une tempête de sable, maintenant que leur volonté était remontée jusqu’ à son maximum, maintenant qu’ ils étaient prêts à arriver au Village, prêts à être couverts de gloire car leur mission était un succès retentissant, prêts à prendre une douche et une nuit de sommeil, prêts à recommencer dès le lendemain dans leur marche glorieuse pour sortir le Village de sa situation actuelle, prêts à botter les fesses de Sû pour que l’ unité ANBU réapprenne sa place, prêts surtout, à aller fêter cela dignement dans l’ un des nombreux bars de la ville ! Oui, ils étaient prêts à tout ! Ou presque… Kerun n’ avait pas prévus un détail qui allait avoir bien plus d’ importance qu’ il ne l’ imaginait. Il n’ avait pas prévus qu’ une fois arrivés au Village alors que la nuit tombait et que la température baissait, qu’ une ombre leur fonce dessus à toute vitesse en s’ agitant, apparemment, très contente. Le marionnettiste s’ arrêta et se mit en garde, il n’ avait pas l’ intention de se faire emporter un lambeau de peau une seconde fois en si peu de temps, néanmoins, il y avait quelque chose avec cette ombre, il sentait, comme une présence presque familière, qu’ il aurait attendue depuis bien trop longtemps. Non, la silhouette n’ était pas dangereuse, du moins, pas dans le sens où on l’ entendait, en tout cas, elle n’ était pas réellement dangereuse pour lui. Ce qui se passait frappa son esprit qui réagit en collant une expression d’ extrême surprise sur son visage.
« Yataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!! »
~~~
Flash-back que je vous explique les évènements, ellipse temporelle et spatial de quelques minutes et 300 mètres de distance :
~~~
« Très bien. Aurez-vous suffisamment confiance si je reste aux portes avec l'un d'entre vous, pendant que le deuxième ira se renseigner ? Allez chercher Kuranagi no Kerun. Lui saura vous dire si je suis ou non une dangereuse espionne qui tente de s'infiltrer dans votre bac à sable. »
Les deux pesants (Et stupides) gardes en armure se concertèrent un moment du regard, le plus jeune, au courant de rien, était prêt à accéder à la requête de la jeune femme, après tout, malgré la loi martiale, il trouvait cela stupide de bloquer quelqu’ un aux portes de la ville, surtout après que cette personne ait effectué un aussi long et périlleux voyage. Le plus vieux (Et plus gradé) par contre, faisait face à un dilemme des plus cruels, on l’ avait avertis que le Kuranagi no Kerun en question était partis pour une mission des plus secrètes et que l’ on ignorait quand (Et si) il allait revenir. Mais le problème était qu’ il ne pouvait pas révéler cette information à l’ Iwajin qui lui faisait face puisque c’ était classé secret, mais en même temps, bon bougre lui aussi, il ne savait pas s’ il oserait garder la porte fermée à la demoiselle pour encore très longtemps, surtout que cette dernière semblait être passablement à cran. Il ne savait pas quoi dire, mais il lui fallait bien parler, il commença, luttant désespérément pour trouver une fin à sa phrase :
« Et bien mademoiselle, le fait est que Kuranagi no Kerun est pour le moment indisponible, cependant, si vous connaissez quelqu’ un d’ autre dans le Village, nous pouvons peut-être le contacter, le cas échéant, nous devrons contacter nos supérieurs, mais…
Sempai ! Regardez là-bas ! Je pense que ce sont eux.
Ah et bien mademoiselle, vous êtes… »
Il se rendit rapidement compte qu’ il parlait dans le vide, la demoiselle en question s’ étant presque envolée vers les silhouettes se découpant faiblement sur l’ horizon lorsque le garde les avait aperçues. Il soupira, il était trop vieux et trop fatigué pour ce métier.
~~~
Kerun se tenait prêt, la silhouette avait hurlée en prenant littéralement son envol, même si elle n’ avait pas l’ air de lui vouloir spécialement du mal, il se méfiait. Cependant, il croisa aux derniers moments ses yeux, et là, ses barrières s’ effondrèrent. D’ ailleurs, le corps s’ effondra aussi, désemparé, ses jambes ne purent le retenir quand la silhouette entra en contact avec lui, enserrant son cou. Les deux shinobis chutèrent lourdement sur le sable. La silhouette se remit rapidement sur ses genoux et enleva promptement le chèche qui lui masquait une grande partie du visage, le marionnettiste faillit s’ effondrer de nouveau, il l’ avait retrouvée :
« Kagami ?! Mais, mais mais… Qu’ est-ce que tu fais là ??
Mission diplomatique, demander de l’ aide à Suna pour la résistance Iwajin. »
Un mince sourire s’ étirait sur son visage, Kerun n’ arrivait pas à y croire, tout était trop bien calibré, lui-même qui comptait pousser Nova à aider la possible résistance à Iwa, voila qu’ un émissaire débarquait avec la demande, et pas n’ importe lequel ! Il avait un mal fou à formuler ses phrases, il avait bien trop de questions à poser, et se concentrer que sur l’ aspect formel de la mission se révélait être une tâche particulièrement ardue :
« Et, ça fait longtemps que t’ es là ?
Pas trop non, vos gardes refusent de me laisser entrer.
Bah on va arranger ça ! »
Finalement, le destin s’ était quand même bien marré : les voyageurs avaient dus partir d’ Iwa à quelques minutes d’ intervalles et les pauses de chacun les avaient tenus hors de portée du champ de vision de l’ autre, magnifique, vraiment. Kerun présenta rapidement Kagami à Shenlong et le groupe reprit sa marche pour arriver rapidement aux portes de la ville, les gardes se confondirent en excuses et les shinobis entrèrent rapidement dans le Village. Là, Kerun hésita, il avait vraiment, mais vraiment envie de dormir, mais d’ autre part, l’ arrivée de Kagami bouleversait tous ses plans, il hésitait entre le fait de débarquer maintenant dans la salle du Conseil pour leur exposer la situation ou celui d’ aller faire faire à la kunoichi la visite culturelle de la ville, autrement dit, la tournée des bars, ou même simplement lui trouver un hôtel et revenir le lendemain matin en pleine forme pour s’ occuper des formalités administratives, tout cela était bien compliqué. Il se rendit rapidement compte que les stratégies en mission, il gérait un peu près, mais s’ occuper d’ une invitée comme celle-là, il en était incapable.
« Euh, y’ aurait quelque chose que t’ aurais besoin de faire en urgence ? »
Ouais parce que là, je passe pour un con, oui, je gère la fougère, bien sûr ! Je parie qu’ en plus je pourrais y arriver avec n’ importe qui d’ autre, et bah non, pas de bol, enfin, question de point de vue. Mais quand même, le résultat est : je sais pas quoi faire, c’ est affreux. En plus, vraiment pas envie de retrouver la tronche pain de sel d’ Atsusa, j’ ai envie de dormir mais en même temps maintenant j’ ai plus envie… Aaaaaah bordel ! Pourquoi je dois faire ce genre de choix ? Si je m’écoutais, bien sûr, on irait dans les bars, mais ma maigre conscience professionnelle me hurle d’ aller voir le Conseil, ma galanterie m’ ordonne de lui trouver un hôtel sympathique et ma flemme quand à elle, me conseille d’ aller prendre une douche et de me coucher, j’ passerais au dessus de ce que me disent d’ autres parties de mon corps, si différentes sur la forme, mais dans le fond, toujours pareil… J’ en ai marre, à la limite, si je fais semblant de m’ évanouir, j’ aurais pas à faire de choix, mais non, je peux pas, pas devant elle, ça le ferait carrément pas, et cette putain d’ épaule qui de toutes façons me fait encore mal. J’ espère que elle, elle a une idée, parce que moi, là, je sèche…
Le voyage des deux Sunajin avait été un peu plus complexe qu’ à l’ aller, il y avait bien sûr, cette insupportable fatigue qui s’ en était rapidement prise aux jambes des deux compagnons, et ce, à peine avaient-ils finis leur première pause-saké. Les chansons paillardes et autres débilités leurs avaient permis de tenir jusqu’ aux frontières du désert, mais, devant la massive étendue sablonneuse, nos deux héros (Enfin, presque) avaient vus leur morale descendre en flèche, et il avait fallut une nouvelle pause-saké pour qu’ ils acceptent de se remettre en route, non sans rechigner devant le manque évident de moyens de transport pratiques et rapides dans le monde. Si au moins ils avaient pus louer un de ces animaux bizarres et ruminants dont se servaient la majorité des caravanes, mais coup de pas de bol, le prix de location était proche de l’ exorbitant et, c’ est bien connus, un ninja (Même deux) ne se trimballe pas avec une fortune sur lui quand il part en mission. Ils faillirent succomber à la tentation de vilement dérober deux des montures mais se ravisèrent au dernier moment, se rendant compte que « Vol d’ animaux bizarres », cela ferait un peu tache sur leur CV. Donc ils marchèrent, et ils marchèrent encore, et encore, au long loin du long couloir et tout ça, leurs pieds s’ enfonçant mollement dans le sable, gravissant sans relâche dunes et dunes, n’ espérant même plus croiser un simple coin d’ ombre. La dernière bouteille de saké fût sacrifiée sur l’ autel de la soif et ils repartirent, ce coup-ci un peu plus joyeusement, espérant juste ne pas croiser une tempête de sable, maintenant que leur volonté était remontée jusqu’ à son maximum, maintenant qu’ ils étaient prêts à arriver au Village, prêts à être couverts de gloire car leur mission était un succès retentissant, prêts à prendre une douche et une nuit de sommeil, prêts à recommencer dès le lendemain dans leur marche glorieuse pour sortir le Village de sa situation actuelle, prêts à botter les fesses de Sû pour que l’ unité ANBU réapprenne sa place, prêts surtout, à aller fêter cela dignement dans l’ un des nombreux bars de la ville ! Oui, ils étaient prêts à tout ! Ou presque… Kerun n’ avait pas prévus un détail qui allait avoir bien plus d’ importance qu’ il ne l’ imaginait. Il n’ avait pas prévus qu’ une fois arrivés au Village alors que la nuit tombait et que la température baissait, qu’ une ombre leur fonce dessus à toute vitesse en s’ agitant, apparemment, très contente. Le marionnettiste s’ arrêta et se mit en garde, il n’ avait pas l’ intention de se faire emporter un lambeau de peau une seconde fois en si peu de temps, néanmoins, il y avait quelque chose avec cette ombre, il sentait, comme une présence presque familière, qu’ il aurait attendue depuis bien trop longtemps. Non, la silhouette n’ était pas dangereuse, du moins, pas dans le sens où on l’ entendait, en tout cas, elle n’ était pas réellement dangereuse pour lui. Ce qui se passait frappa son esprit qui réagit en collant une expression d’ extrême surprise sur son visage.
« Yataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!! »
~~~
Flash-back que je vous explique les évènements, ellipse temporelle et spatial de quelques minutes et 300 mètres de distance :
~~~
« Très bien. Aurez-vous suffisamment confiance si je reste aux portes avec l'un d'entre vous, pendant que le deuxième ira se renseigner ? Allez chercher Kuranagi no Kerun. Lui saura vous dire si je suis ou non une dangereuse espionne qui tente de s'infiltrer dans votre bac à sable. »
Les deux pesants (Et stupides) gardes en armure se concertèrent un moment du regard, le plus jeune, au courant de rien, était prêt à accéder à la requête de la jeune femme, après tout, malgré la loi martiale, il trouvait cela stupide de bloquer quelqu’ un aux portes de la ville, surtout après que cette personne ait effectué un aussi long et périlleux voyage. Le plus vieux (Et plus gradé) par contre, faisait face à un dilemme des plus cruels, on l’ avait avertis que le Kuranagi no Kerun en question était partis pour une mission des plus secrètes et que l’ on ignorait quand (Et si) il allait revenir. Mais le problème était qu’ il ne pouvait pas révéler cette information à l’ Iwajin qui lui faisait face puisque c’ était classé secret, mais en même temps, bon bougre lui aussi, il ne savait pas s’ il oserait garder la porte fermée à la demoiselle pour encore très longtemps, surtout que cette dernière semblait être passablement à cran. Il ne savait pas quoi dire, mais il lui fallait bien parler, il commença, luttant désespérément pour trouver une fin à sa phrase :
« Et bien mademoiselle, le fait est que Kuranagi no Kerun est pour le moment indisponible, cependant, si vous connaissez quelqu’ un d’ autre dans le Village, nous pouvons peut-être le contacter, le cas échéant, nous devrons contacter nos supérieurs, mais…
Sempai ! Regardez là-bas ! Je pense que ce sont eux.
Ah et bien mademoiselle, vous êtes… »
Il se rendit rapidement compte qu’ il parlait dans le vide, la demoiselle en question s’ étant presque envolée vers les silhouettes se découpant faiblement sur l’ horizon lorsque le garde les avait aperçues. Il soupira, il était trop vieux et trop fatigué pour ce métier.
~~~
Kerun se tenait prêt, la silhouette avait hurlée en prenant littéralement son envol, même si elle n’ avait pas l’ air de lui vouloir spécialement du mal, il se méfiait. Cependant, il croisa aux derniers moments ses yeux, et là, ses barrières s’ effondrèrent. D’ ailleurs, le corps s’ effondra aussi, désemparé, ses jambes ne purent le retenir quand la silhouette entra en contact avec lui, enserrant son cou. Les deux shinobis chutèrent lourdement sur le sable. La silhouette se remit rapidement sur ses genoux et enleva promptement le chèche qui lui masquait une grande partie du visage, le marionnettiste faillit s’ effondrer de nouveau, il l’ avait retrouvée :
« Kagami ?! Mais, mais mais… Qu’ est-ce que tu fais là ??
Mission diplomatique, demander de l’ aide à Suna pour la résistance Iwajin. »
Un mince sourire s’ étirait sur son visage, Kerun n’ arrivait pas à y croire, tout était trop bien calibré, lui-même qui comptait pousser Nova à aider la possible résistance à Iwa, voila qu’ un émissaire débarquait avec la demande, et pas n’ importe lequel ! Il avait un mal fou à formuler ses phrases, il avait bien trop de questions à poser, et se concentrer que sur l’ aspect formel de la mission se révélait être une tâche particulièrement ardue :
« Et, ça fait longtemps que t’ es là ?
Pas trop non, vos gardes refusent de me laisser entrer.
Bah on va arranger ça ! »
Finalement, le destin s’ était quand même bien marré : les voyageurs avaient dus partir d’ Iwa à quelques minutes d’ intervalles et les pauses de chacun les avaient tenus hors de portée du champ de vision de l’ autre, magnifique, vraiment. Kerun présenta rapidement Kagami à Shenlong et le groupe reprit sa marche pour arriver rapidement aux portes de la ville, les gardes se confondirent en excuses et les shinobis entrèrent rapidement dans le Village. Là, Kerun hésita, il avait vraiment, mais vraiment envie de dormir, mais d’ autre part, l’ arrivée de Kagami bouleversait tous ses plans, il hésitait entre le fait de débarquer maintenant dans la salle du Conseil pour leur exposer la situation ou celui d’ aller faire faire à la kunoichi la visite culturelle de la ville, autrement dit, la tournée des bars, ou même simplement lui trouver un hôtel et revenir le lendemain matin en pleine forme pour s’ occuper des formalités administratives, tout cela était bien compliqué. Il se rendit rapidement compte que les stratégies en mission, il gérait un peu près, mais s’ occuper d’ une invitée comme celle-là, il en était incapable.
« Euh, y’ aurait quelque chose que t’ aurais besoin de faire en urgence ? »
Ouais parce que là, je passe pour un con, oui, je gère la fougère, bien sûr ! Je parie qu’ en plus je pourrais y arriver avec n’ importe qui d’ autre, et bah non, pas de bol, enfin, question de point de vue. Mais quand même, le résultat est : je sais pas quoi faire, c’ est affreux. En plus, vraiment pas envie de retrouver la tronche pain de sel d’ Atsusa, j’ ai envie de dormir mais en même temps maintenant j’ ai plus envie… Aaaaaah bordel ! Pourquoi je dois faire ce genre de choix ? Si je m’écoutais, bien sûr, on irait dans les bars, mais ma maigre conscience professionnelle me hurle d’ aller voir le Conseil, ma galanterie m’ ordonne de lui trouver un hôtel sympathique et ma flemme quand à elle, me conseille d’ aller prendre une douche et de me coucher, j’ passerais au dessus de ce que me disent d’ autres parties de mon corps, si différentes sur la forme, mais dans le fond, toujours pareil… J’ en ai marre, à la limite, si je fais semblant de m’ évanouir, j’ aurais pas à faire de choix, mais non, je peux pas, pas devant elle, ça le ferait carrément pas, et cette putain d’ épaule qui de toutes façons me fait encore mal. J’ espère que elle, elle a une idée, parce que moi, là, je sèche…

Kuranagi no Kerun- Suna




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Localisation : Hum, sûrement ici, où là après tout... Nan pas là-bas, ça pue trop... Accoudé au bar en fait...
Nindô : "Bats-toi pour ta vie, mais accepte la Mort avec grattitude..."
Fan De : Je sais pas trop mais toi ça risque pas \º/
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Re: Aux portes de la ville
Kerun ! Les bras de Kerun, la chaleur de Kerun, sa voix qu'elle avait tellement entendue dans ses rêves... Elle pouvait enfin l'étreindre, et n'était pas près de le lâcher, heureuse, tellement heureuse de le revoir, elle aurait hurlé sa joie si une certaine pitié pour les oreilles de son ami ne la retenait. Finie la peur, finie l'angoisse, tout ne pouvait que bien se passer près de lui – elle ne savait même pas où elle avait puisé une telle audace, mais enlaçant le Sunajin, le visage blotti contre son cou, rien n'aurait pu lui arriver. Même si, pour l'instant, la façon assez barbare dont elle lui avait sauté dessus – les faisant tous les deux tomber dans le sable – pouvait avoir légèrement surpris le marionnettiste. Les yeux brillants, contemplant passionnément celui qu'elle craignait de revoir un instant plus tôt, Kagami défit son chèche, libérant ses longs cheveux et son visage rose d'excitation. Un sourire jusqu'aux oreilles, voire légèrement au-delà, la jeune femme ne râla même pas lorsqu'il lui fallut interrompre le câlin – à regret, cela dit. Elle ne releva pas non plus l'odeur de sueur et de sang qu'il lui avait semblé sentir en enfouissant son visage dans le cou de Kerun – ce devait être le sang de quelqu'un d'autre, puisqu'il revenait de mission. De rapides présentations furent faites, et elle s'inclina devant Ishimaru Shenlong avec une bonne grâce telle que les gardes auraient été bien incapables de reconnaître la créature glaciale, limite psychopathe, qui avait été près de les agresser quelques minutes auparavant. Portant discrètement la main à sa joue, Kagami s'aperçut qu'elle était brûlante. Un rire nerveux, en cascade, s'échappa de sa gorge. Kerun lui lança un regard surpris ; sans perdre son sourire démesuré, la jeune fille fit un signe de déni. Il n'y avait rien... Elle était simplement heureuse comme elle ne l'avait jamais été. Toujours épuisée, c'était certain, mais paradoxalement bien plus énergique qu'au début de son voyage. Kerun... Tiens, elle avait – intérieurement – cessé de l'appeler par son titre. Que de familiarité. Grande folle.
- Euh, y’aurait quelque chose que t’aurais besoin de faire en urgence ?
Hein ? Ah oui, on s'adressait à elle ! L'était peut-être temps de descendre de son petit nuage, quand même... Et non, Kaga, l'étreindre à nouveau, ce n'était pas une façon de répondre, se disciplina-t-elle en silence. Mais comme elle en avait envie...
- Dormir, et... manger, probablement, avoua-t-elle, la voix presque timide. Je suis épuisée, et je n'ai quasiment rien mangé depuis que je suis partie – enfin, si, un oiseau attrapé vers la frontière de Tsuchi, mais ça vaut quand même pas un bon yakitori. Enfin, corrigea-t-elle en hâte, se souvenant que le but de sa visite était strictement professionnel (ben voyons...), il faudrait que je voie les autorités ! D'après les deux imbéciles, il n'y a plus de Kazekage ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Je comptais vous demander de l'aide, mais si vous avez vous-mêmes des problèmes...
Idiote ! Imbécile, débile mentale, cerveau d'Oto-matique ! Comme si c'était le moment de prendre ses aises ou penser à des merveilles de luxe comme une douche... Enfin, il était tout à fait exact qu'elle avait une faim de loup, et que deux jours dans le désert ne devaient pas avoir fait grand bien à son odeur corporelle – note personnelle : ne pas lever les bras avant d'être bel et bien seule. Kerun protesta, assurant qu'il avait l'intention d'encourager Nova à aider la résistance iwajin, et lui expliqua rapidement la situation. Attaque du village... Byakko-sama disparu... Sû... Nova prisonnier... mission à Iwa dont il revenait à peine. Concentrée, mais pas exactement sur ses paroles, Kagami réfléchissait intensément : quelle était la première chose à faire, le numéro 1 dans l'ordre des priorités ? La réponse se révéla presque immédiatement. Se rapprochant de Shenlong, la jeune fille voulut lui pincer le bras, et... non, en fait. Ebahie, elle abandonna la prothèse et se contenta d'un discret coup de coude dans les côtes pour attirer l'attention du Sunnite, avant de se lancer dans un complexe langage des signes – puisque Kerun, marchant devant, ne voyait pas ce qu'il se passait. « Toi », indiqua-t-elle en désignant le torse de Shen, « ouste » (index tendu vers un ailleurs lointain... très lointain), « très vite !!! » (mains balayant l'air frénétiquement !!). Heureusement pour Kagami, Shenlong était une bonne pâte. D'un air naturel et dégagé (hm...), le Sunnite indiqua :
- Oh, euh, j'ai quelque chose à faire. A plus tard, vous deux !
Et disparut dans les ruelles sans autres salutations. Le sourire de Kagami s'élargit. Elle revaudrait ça au Sunnite. Prenant son courage à deux mains, la jeune femme appela :
- Kerun...
Aïe ! Mais c'était plus compliqué que prévu, les mots se coinçaient dans sa gorge... L'éducation à l'Académie ninja était décidément très mal fichue. Pourquoi aucun cours n'était-il prévu pour expliquer comment il faut se comporter dans des situations pareilles ? Et l'air bizarre du marionnettiste : était-il gêné ? Ou est-ce que c'était sa présence qui l'ennuyait ? Raaaaahhh !!!
- Désolée, je n'ai pas un sou pour payer l'auberge, finit-elle par dire, avec un sourire d'excuse assez idiot. On est assez limités niveau finances, avec la résistance... Ca t'embêterait beaucoup de m'héberger, juste cette nuit ? Je ne te dérangerai pas, c'est... juste en attendant le retour de Nova. S'il te plaît ?
[HRP] Suite ici. [/HRP]
- Euh, y’aurait quelque chose que t’aurais besoin de faire en urgence ?
Hein ? Ah oui, on s'adressait à elle ! L'était peut-être temps de descendre de son petit nuage, quand même... Et non, Kaga, l'étreindre à nouveau, ce n'était pas une façon de répondre, se disciplina-t-elle en silence. Mais comme elle en avait envie...
- Dormir, et... manger, probablement, avoua-t-elle, la voix presque timide. Je suis épuisée, et je n'ai quasiment rien mangé depuis que je suis partie – enfin, si, un oiseau attrapé vers la frontière de Tsuchi, mais ça vaut quand même pas un bon yakitori. Enfin, corrigea-t-elle en hâte, se souvenant que le but de sa visite était strictement professionnel (ben voyons...), il faudrait que je voie les autorités ! D'après les deux imbéciles, il n'y a plus de Kazekage ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Je comptais vous demander de l'aide, mais si vous avez vous-mêmes des problèmes...
Idiote ! Imbécile, débile mentale, cerveau d'Oto-matique ! Comme si c'était le moment de prendre ses aises ou penser à des merveilles de luxe comme une douche... Enfin, il était tout à fait exact qu'elle avait une faim de loup, et que deux jours dans le désert ne devaient pas avoir fait grand bien à son odeur corporelle – note personnelle : ne pas lever les bras avant d'être bel et bien seule. Kerun protesta, assurant qu'il avait l'intention d'encourager Nova à aider la résistance iwajin, et lui expliqua rapidement la situation. Attaque du village... Byakko-sama disparu... Sû... Nova prisonnier... mission à Iwa dont il revenait à peine. Concentrée, mais pas exactement sur ses paroles, Kagami réfléchissait intensément : quelle était la première chose à faire, le numéro 1 dans l'ordre des priorités ? La réponse se révéla presque immédiatement. Se rapprochant de Shenlong, la jeune fille voulut lui pincer le bras, et... non, en fait. Ebahie, elle abandonna la prothèse et se contenta d'un discret coup de coude dans les côtes pour attirer l'attention du Sunnite, avant de se lancer dans un complexe langage des signes – puisque Kerun, marchant devant, ne voyait pas ce qu'il se passait. « Toi », indiqua-t-elle en désignant le torse de Shen, « ouste » (index tendu vers un ailleurs lointain... très lointain), « très vite !!! » (mains balayant l'air frénétiquement !!). Heureusement pour Kagami, Shenlong était une bonne pâte. D'un air naturel et dégagé (hm...), le Sunnite indiqua :
- Oh, euh, j'ai quelque chose à faire. A plus tard, vous deux !
Et disparut dans les ruelles sans autres salutations. Le sourire de Kagami s'élargit. Elle revaudrait ça au Sunnite. Prenant son courage à deux mains, la jeune femme appela :
- Kerun...
Aïe ! Mais c'était plus compliqué que prévu, les mots se coinçaient dans sa gorge... L'éducation à l'Académie ninja était décidément très mal fichue. Pourquoi aucun cours n'était-il prévu pour expliquer comment il faut se comporter dans des situations pareilles ? Et l'air bizarre du marionnettiste : était-il gêné ? Ou est-ce que c'était sa présence qui l'ennuyait ? Raaaaahhh !!!
- Désolée, je n'ai pas un sou pour payer l'auberge, finit-elle par dire, avec un sourire d'excuse assez idiot. On est assez limités niveau finances, avec la résistance... Ca t'embêterait beaucoup de m'héberger, juste cette nuit ? Je ne te dérangerai pas, c'est... juste en attendant le retour de Nova. S'il te plaît ?
[HRP] Suite ici. [/HRP]
Inazuma ya
Yami no kata yuku
Goi no koe.

Saké lullaby ! \o/
Vils chouchous du moment : Shinji Yuurei et Yume Yugata <3
Yami no kata yuku
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Saké lullaby ! \o/
Vils chouchous du moment : Shinji Yuurei et Yume Yugata <3

Yuzuhara Kagami- Tsuchi




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