Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
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Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
Au fin fond d’une ruelle où jamais la grâce solaire ne resplendit, une petite motte de terre était agitée de soubresauts… La surface se fissura rapidement et l’instant d’après quelque chose s’extirpa du sable avec vigueur. Mais il ne s’agissait nullement d’une quelconque espèce de rongeur… Non.
Evidemment ce n’était autre que Zaku, passablement incommodé par une nuit passée allongé au milieu de nulle part, durant laquelle il s’était retrouvé à moitié enseveli sous un bonne couche de sable chaud puis par deux bonnes heures de voyage souterrain… Ereinté et intégralement recouvert de saleté, il avait le moral dans les chaussettes et une furieuse envie d’arracher le premier membre qui passerait à sa portée, histoire de profiter des vertus relaxantes du son d’un os qui se brise.
Il prit appui contre le mur de gauche et tenta d’extraire le sable des ses différents orifices (« Honni soit qui mal y pense ! » XD) mais le résultat ne fut pas à la hauteur de ses espérances. Il épousseta maladroitement ce qui lui servait de vêtement puis se mit en marche avec l’air renfrogné.
Il bifurqua vers une allée bondée de monde et se mêla à la foule malodorante. Bondée, mais étrangement peu animée… En cette heure matinale, on pouvait lire sur chaque visage une profonde anxiété et, bien que chacun semblait vaquer à ses occupations le plus naturellement possible, le cœur n’y était apparemment pas.
Quel était donc le fardeau que tous traînaient ? Assurément, ce devait être un poids plutôt lourd pour que toute une nation semble endeuillée à ce point… Un peu partout, on pouvait encore apercevoir les résidus de son exploit d’hier soir et comme cette petite tempête inopinée n’était apparemment pas du tout au cœur des conversations des citadins, il en conclue la réussite incontestable de la première partie du plan. L’infiltration était donc un succès !
Zaku prit quelques instants, voguant parmi le flot incessant des passants, pour réfléchir à comment il pourrait mettre en place la suite des opérations. Tout ce monde l’étouffait… Et la chaleur brûlante qui annonçait déjà l’arrivée de la mi-journée n’arrangeait rien à cela. Il décida de se poser un instant à la terrasse d’un des nombreux bars qui peuplaient l’avenue. Un serveur s’approcha de lui, un peu trop près d’ailleurs, pour demander ce qu’il désirait…
*Que tu te casses ? Nan ? Bon…*
Jugeant qu’il serait surement imprudent de se faire mal-voir alors que la discrétion était évidemment la priorité de toute mission d’espionnage, il commanda, même s’il n’en avait jamais eu l’intention…
« Saké ! La bouteille s’il vous plaît ! »
Après tout, un petit remontant ne serait pas de refus… Tandis que le serveur revenait avec l’objet de sa commande, Zaku se perdit en pensées, tout plongé qu’il était dans ces cieux azurés, maîtres incontestés du désert, l’essentiel de ce pays de pacotille. Il se remémora à quel point il avait souhaité pouvoir contempler à nouveau un ciel exempt de toute présence nuageuse mais jamais, au grand jamais, il n’avait voulu que l’occasion se présente dans de telles conditions climatiques. Et c’est alors que sa pensée dériva une fois de plus.
Ayame… Il sentit son cœur se contracter violemment dans sa poitrine. La souffrance était intense et lui arracha même une grimace qui incita le serveur à allé vite voir ailleurs. Il était si loin d’elle à présent… Son enfant lui manquait terriblement, même s’il avait bien du mal à se l’avouer. Et encore aurait-il fallu qu’elle soit toujours en vie. L’amertume l’envahit de plus belle lorsqu’il repensa aux froides paroles, un euphémisme, de son Seigneur Tsukishi…
S’en était trop. Il souffrait, plus qu’il ne l’aurait jamais imaginé. Il lui fallait vite diluer la douleur, et cette bouteille qui trônait à présent fièrement devant lui semblait être le remède idéal. Sans même prendre la peine de remplir le verre qui l’accompagnait, il avala goulument une grande gorgée qui se répandit comme un feu de forêt dans ses entrailles nouées par la peine. C’est alors qu’un arrière goût, au début pratiquement imperceptible, envahit sa cavité buccale. Loin d’être agréable, bien au contraire, cet affreux goût mêlant amertume et un petit je-ne-sais-quoi était proprement immonde. Sans pousser plus loin son analyse œnologique, il recracha le tout, directement dans la bouteille.
Mon Dieu, mais de quoi avait-il l’air… ?
Il fit un tour d'horizon de la salle, personne ne semblait avoir fait attention à son comportement d’ours mal léché. Tant mieux… Il jeta alors un coup d'œil suspicieux à l'étiquette...
Une horreur sans nom... Jamais plus on ne l'y reprendrait à quémander sa pitance d'alcoolique en herbe à un Sunajin, pour sûr ! Alors qu'il était sur le point de faire une scène en criant au charlatanisme et à gueuler des trucs du genre "Appelez moi le patron !!!" il se souvint juste à temps de la notion de discrétion... Il s'efforça à retrouver son calme (presque) naturel, ce qui lui prit tout de même quelques minutes, puis, bien décidé à en toucher deux mots à quelqu'un, il chercha du regard le garçon de café...
Où diable était-il passé ?
Ce couard venait sans aucun doute de poser ses RTTHTExpress...
Explication:
…Tiens ?
A l’intérieur même de l’établissement, planté dans un coin sombre, au côté d’un vieillard à l’air bavard, il jura que ce n’était autre que Kurite qu’il venait d’apercevoir… Ainsi donc, il était déjà passé à l’action. Et lui alors ? Que faisait-il encore à lambiner alors que le devoir l’attendait impatiemment !? Le soleil atteindrait son Zénith d’ici peu, l’heure n’était plus à la flânerie…
Oubliant le serveur ainsi que toute idée de protestation, il déposa, au pied du flacon d'immondice, la somme qu'il estima convenir pour une telle boisson, autrement dit, une misère...
Il avait désormais besoin d'un plan, non pas qu'il n'eut aucune idée du futur déroulement des opérations, il avait juste bien du mal à se repérer dans cette termitière labyrinthique. L'avantage d'une station de métro résidait bien dans la présence inévitable d'un plan à proximité et bien qu'il n'eut cependant aucune idée de ce que pouvait bien être une "station de métro", il en regrettait malgré tout la non-existence... Là ! Plaqué contre un mur non loin, il avait attiré son attention, la canalisant entièrement. Il bouscula au passage plusieurs personnes âgées, sans s'excuser cela va sans dire... N'est pas vilain qui veux ! Enfin ! Il faisait face à son sauveur avec le sourire béat de ceux touchés par la grâce Divine. Il perdit plusieurs précieuses minutes à tenter de déchiffrer les nombreux hiéroglyphes qui ornait ce que les gens d'ici osait appeler un "Plan détaillé de Suna et ses environs" et finit tout de même par repérer son objectif: le bâtiment d'EDS/GDS
Explication:
Son but bien en tête, Zaku reprit la marche. Les quarts d'heures défilaient comme les regrettées averses d'Ame, et il déambulait toujours dans les rues de la cité des Dunes, un parmi tant d'autres, habillé à la mode locale. Dans l'ensemble, Suna semblait moins plongée dans la misère que le village de la pluie, sans pour autant en être épargnée. Petit à petit, il s'habituait à l'atmosphère pesante, mais les bâtisses, toutes de couleur ocre, l'éblouissait. Tout était trop lumineux, étourdissant, désagréable. Il en vint même à envier un instant l'obscurité de son village d'origine, dans lequel le midi était semblable à n'importe qu'elle autre moment de la journée, sombre et humide. Durant sa pénible traversée de Suna, il aurait volontiers offert quelques-uns de ses doigts pour avoir l'opportunité de d'obscurcir le ciel, le recouvrir d'un linceul noir, annonciateur des plaies qu'il avait personnellement l'intention de faire pleuvoir sur ce maudit coin de désert... Plus il levait les yeux pour distinguer la suite de son périple, plus son mal de crâne empirait. S'en était au point qu'il avait l'impression qu'une note explosive venait tout juste d'officier dans son cervelet lorsqu'un prospectus qui trainait au sol tenta de lui barrer la route en s'accrochant avec insistance à son tibia gauche. Tout d'abord contrarié, il essaya de s'en débarrasser en secouant légèrement la jambe, puis de plus en plus fort, mais rien n'y faisait. Décidant de finalement se servir de ses mains, il s'empara rageusement de ce qui, à n'en pas douter, ne devait être qu'un tissu d'inepties, prêt à le réduire en confettis. Sa curiosité l'emporta tout de même, et il consacra quelques secondes à déterminer l'objet du prospectus farceur.
Son contenu le laissa sans voix... On pouvait y lire un appel à la révolte à l'encontre d'une quelconque loi martiale décrétée par une organisation du nom de Sû...
Sû ...? Mettant malgré lui ses neurones en marche, Zaku déduisit qu'il devait s'agir de l'équivalent des services secrets de Suna. Voilà qui était intéressant ! Si ces messieurs les espions avaient pris le pouvoir cela ne pouvait signifier qu'une chose: le Kazekage n'était plus de ce monde ! Première bonne nouvelle de la journée! Pratiquement de quoi retrouver le sourire...
Finalement, tout était plus clair. L'ambiance morose qui régnait en ces lieux s'expliquait désormais parfaitement. Comment aurait-il put en être autrement dans de telles circonstances ? Mais qui pouvait bien être assez stupide pour s'opposer à une prise de pouvoir par les services secrets ? Parcourant avec minutie l'intégralité de cet inconscient appel à la haute trahison, il finit par dénicher l'identité de celui à l'origine de cette folie: Raiko, humble shinobi de Suna, ayant visiblement réussi à se faire entendre par une minorité de la population. Mais à quoi pensait-il donc ? On ne mène pas une révolte aussi inconsidérée contre la toute puissance des services secrets d'un village caché par simple amour de la démocratie, surtout lorsqu'on est soit même Shinobi ... Non ! Peut-être le simple attrait du pouvoir ? Cela ne collait pas non plus... Comment pouvait-il espérer s'élever, soutenue seulement par une bande d'idéalistes à moitié fous et complètement inoffensifs, contre une dictature militaire ? A n'en pas douter, celui-ci devait avoir une autre idée en tête, des motivations bien plus personnelles...
Quoiqu'il en soit, cela représentait une information inestimable... Le Furukage serait heureux, si tant est qu'il fut capable de ressentir une telle émotion, d'entendre ça. Cette évidence réconforta Zaku qui senti l'enthousiasme revenir timidement. Content de lui, il enfonça le prospectus dans sa besace puis continua son chemin, le cœur allégé. Pour une fois que le hasard lui souriait avec autant de volonté, il n'allait pas s'en plaindre !
Une demi-heure passa encore, durant laquelle il se fraya tant bien que mal un chemin parmi la foule qui abondait en ce début d'après-midi radieux. A la vue d'un édifice à l'aspect vaguement officiel mais néanmoins parfaitement miteux, sur lequel on pouvait encore lire les quelques initiales, à trois quart dissimulées par la poussière, qu'il guettait avidement depuis des heures, Il conclu qu'il avait enfin atteint sa destination. Soulagé, il s'accorda quelques secondes pour souffler un peu. Cet instant de repos permit malheureusement à ses pieds de l'informer de l'état pitoyable dans lequel ils se trouvaient, à grand renfort de douloureux signaux nerveux. Agacé, et d'une démarche plutôt louche, il se dirigea vers le banc publique le plus proche et entreprit de masser ses pauvres petits petons endoloris. Une salvatrice gorgée d'eau plus tard, il était frais pour mettre à exécution la suite du plan. Plongeant une main enthousiaste dans sa poche, il esquissa un sourire des plus sadiques en constatant que son "petit cadeau", comme il se plaisait à l'appeler affectueusement, qu'il avait amené avec lui jusqu'ici ne s'était pas fait la malle en cours de route. Ce cadeau...? Il s'agissait d'une collection de parchemins explosifs aux propriétés bien particulières qu'il avait conservé depuis son départ d'Oto bien des années auparavant. La particularité en question ? Un déclenchement à distance, basé sur une impulsion sonore d'une fréquence spécifique à chaque type de parchemin. L'outil idéal pour tendre un piège, ou créer une diversion ! La fierté des Shinobis du Son ! Et il en avait emporté deux bonnes dizaines avec lui. Il ne lui restait plus qu'à dénicher les conduites de gaz souterraines sur lesquelles il allait appliquer sa dédicace.
Il fit le tour du bâtiment, avec l'air le plus innocent possible dans le but de ne pas attirer sur lui la suspicion des quelques Sunajin qui croisaient dans les parages, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul dans une arrière cours désolée, délimitée par de vieux grillages cabossés et troués en plusieurs endroits. Ne se faisant pas prier d'avantage, il les franchit sans difficultés. Suivant du regard les canalisations en fer intégralement recouvertes de rouille, qui sortaient de la façade de l'édifice pour s'engouffrer ensuite dans le sable, il en déduisit un tracé probable du chemin que celles-ci devaient emprunter en sous-sol. Il vérifia une dernière fois qu'il incarnait bel et bien l'unique être humain dans les environs, puis il passa à l'action avec une joie toute relative, bien qu'il fût heureux d'avoir enfin autre chose à faire que de poser un pied devant l'autre sous ce soleil de plomb.
Evidemment ce n’était autre que Zaku, passablement incommodé par une nuit passée allongé au milieu de nulle part, durant laquelle il s’était retrouvé à moitié enseveli sous un bonne couche de sable chaud puis par deux bonnes heures de voyage souterrain… Ereinté et intégralement recouvert de saleté, il avait le moral dans les chaussettes et une furieuse envie d’arracher le premier membre qui passerait à sa portée, histoire de profiter des vertus relaxantes du son d’un os qui se brise.
Il prit appui contre le mur de gauche et tenta d’extraire le sable des ses différents orifices (« Honni soit qui mal y pense ! » XD) mais le résultat ne fut pas à la hauteur de ses espérances. Il épousseta maladroitement ce qui lui servait de vêtement puis se mit en marche avec l’air renfrogné.
Il bifurqua vers une allée bondée de monde et se mêla à la foule malodorante. Bondée, mais étrangement peu animée… En cette heure matinale, on pouvait lire sur chaque visage une profonde anxiété et, bien que chacun semblait vaquer à ses occupations le plus naturellement possible, le cœur n’y était apparemment pas.
Quel était donc le fardeau que tous traînaient ? Assurément, ce devait être un poids plutôt lourd pour que toute une nation semble endeuillée à ce point… Un peu partout, on pouvait encore apercevoir les résidus de son exploit d’hier soir et comme cette petite tempête inopinée n’était apparemment pas du tout au cœur des conversations des citadins, il en conclue la réussite incontestable de la première partie du plan. L’infiltration était donc un succès !
Zaku prit quelques instants, voguant parmi le flot incessant des passants, pour réfléchir à comment il pourrait mettre en place la suite des opérations. Tout ce monde l’étouffait… Et la chaleur brûlante qui annonçait déjà l’arrivée de la mi-journée n’arrangeait rien à cela. Il décida de se poser un instant à la terrasse d’un des nombreux bars qui peuplaient l’avenue. Un serveur s’approcha de lui, un peu trop près d’ailleurs, pour demander ce qu’il désirait…
*Que tu te casses ? Nan ? Bon…*
Jugeant qu’il serait surement imprudent de se faire mal-voir alors que la discrétion était évidemment la priorité de toute mission d’espionnage, il commanda, même s’il n’en avait jamais eu l’intention…
« Saké ! La bouteille s’il vous plaît ! »
Après tout, un petit remontant ne serait pas de refus… Tandis que le serveur revenait avec l’objet de sa commande, Zaku se perdit en pensées, tout plongé qu’il était dans ces cieux azurés, maîtres incontestés du désert, l’essentiel de ce pays de pacotille. Il se remémora à quel point il avait souhaité pouvoir contempler à nouveau un ciel exempt de toute présence nuageuse mais jamais, au grand jamais, il n’avait voulu que l’occasion se présente dans de telles conditions climatiques. Et c’est alors que sa pensée dériva une fois de plus.
Ayame… Il sentit son cœur se contracter violemment dans sa poitrine. La souffrance était intense et lui arracha même une grimace qui incita le serveur à allé vite voir ailleurs. Il était si loin d’elle à présent… Son enfant lui manquait terriblement, même s’il avait bien du mal à se l’avouer. Et encore aurait-il fallu qu’elle soit toujours en vie. L’amertume l’envahit de plus belle lorsqu’il repensa aux froides paroles, un euphémisme, de son Seigneur Tsukishi…
S’en était trop. Il souffrait, plus qu’il ne l’aurait jamais imaginé. Il lui fallait vite diluer la douleur, et cette bouteille qui trônait à présent fièrement devant lui semblait être le remède idéal. Sans même prendre la peine de remplir le verre qui l’accompagnait, il avala goulument une grande gorgée qui se répandit comme un feu de forêt dans ses entrailles nouées par la peine. C’est alors qu’un arrière goût, au début pratiquement imperceptible, envahit sa cavité buccale. Loin d’être agréable, bien au contraire, cet affreux goût mêlant amertume et un petit je-ne-sais-quoi était proprement immonde. Sans pousser plus loin son analyse œnologique, il recracha le tout, directement dans la bouteille.
Mon Dieu, mais de quoi avait-il l’air… ?
Il fit un tour d'horizon de la salle, personne ne semblait avoir fait attention à son comportement d’ours mal léché. Tant mieux… Il jeta alors un coup d'œil suspicieux à l'étiquette...
- Spoiler:
Une horreur sans nom... Jamais plus on ne l'y reprendrait à quémander sa pitance d'alcoolique en herbe à un Sunajin, pour sûr ! Alors qu'il était sur le point de faire une scène en criant au charlatanisme et à gueuler des trucs du genre "Appelez moi le patron !!!" il se souvint juste à temps de la notion de discrétion... Il s'efforça à retrouver son calme (presque) naturel, ce qui lui prit tout de même quelques minutes, puis, bien décidé à en toucher deux mots à quelqu'un, il chercha du regard le garçon de café...
Où diable était-il passé ?
Ce couard venait sans aucun doute de poser ses RTTHTExpress...
Explication:
- Spoiler:
…Tiens ?
A l’intérieur même de l’établissement, planté dans un coin sombre, au côté d’un vieillard à l’air bavard, il jura que ce n’était autre que Kurite qu’il venait d’apercevoir… Ainsi donc, il était déjà passé à l’action. Et lui alors ? Que faisait-il encore à lambiner alors que le devoir l’attendait impatiemment !? Le soleil atteindrait son Zénith d’ici peu, l’heure n’était plus à la flânerie…
Oubliant le serveur ainsi que toute idée de protestation, il déposa, au pied du flacon d'immondice, la somme qu'il estima convenir pour une telle boisson, autrement dit, une misère...
Il avait désormais besoin d'un plan, non pas qu'il n'eut aucune idée du futur déroulement des opérations, il avait juste bien du mal à se repérer dans cette termitière labyrinthique. L'avantage d'une station de métro résidait bien dans la présence inévitable d'un plan à proximité et bien qu'il n'eut cependant aucune idée de ce que pouvait bien être une "station de métro", il en regrettait malgré tout la non-existence... Là ! Plaqué contre un mur non loin, il avait attiré son attention, la canalisant entièrement. Il bouscula au passage plusieurs personnes âgées, sans s'excuser cela va sans dire... N'est pas vilain qui veux ! Enfin ! Il faisait face à son sauveur avec le sourire béat de ceux touchés par la grâce Divine. Il perdit plusieurs précieuses minutes à tenter de déchiffrer les nombreux hiéroglyphes qui ornait ce que les gens d'ici osait appeler un "Plan détaillé de Suna et ses environs" et finit tout de même par repérer son objectif: le bâtiment d'EDS/GDS
Explication:
- Spoiler:
Son but bien en tête, Zaku reprit la marche. Les quarts d'heures défilaient comme les regrettées averses d'Ame, et il déambulait toujours dans les rues de la cité des Dunes, un parmi tant d'autres, habillé à la mode locale. Dans l'ensemble, Suna semblait moins plongée dans la misère que le village de la pluie, sans pour autant en être épargnée. Petit à petit, il s'habituait à l'atmosphère pesante, mais les bâtisses, toutes de couleur ocre, l'éblouissait. Tout était trop lumineux, étourdissant, désagréable. Il en vint même à envier un instant l'obscurité de son village d'origine, dans lequel le midi était semblable à n'importe qu'elle autre moment de la journée, sombre et humide. Durant sa pénible traversée de Suna, il aurait volontiers offert quelques-uns de ses doigts pour avoir l'opportunité de d'obscurcir le ciel, le recouvrir d'un linceul noir, annonciateur des plaies qu'il avait personnellement l'intention de faire pleuvoir sur ce maudit coin de désert... Plus il levait les yeux pour distinguer la suite de son périple, plus son mal de crâne empirait. S'en était au point qu'il avait l'impression qu'une note explosive venait tout juste d'officier dans son cervelet lorsqu'un prospectus qui trainait au sol tenta de lui barrer la route en s'accrochant avec insistance à son tibia gauche. Tout d'abord contrarié, il essaya de s'en débarrasser en secouant légèrement la jambe, puis de plus en plus fort, mais rien n'y faisait. Décidant de finalement se servir de ses mains, il s'empara rageusement de ce qui, à n'en pas douter, ne devait être qu'un tissu d'inepties, prêt à le réduire en confettis. Sa curiosité l'emporta tout de même, et il consacra quelques secondes à déterminer l'objet du prospectus farceur.
Son contenu le laissa sans voix... On pouvait y lire un appel à la révolte à l'encontre d'une quelconque loi martiale décrétée par une organisation du nom de Sû...
Sû ...? Mettant malgré lui ses neurones en marche, Zaku déduisit qu'il devait s'agir de l'équivalent des services secrets de Suna. Voilà qui était intéressant ! Si ces messieurs les espions avaient pris le pouvoir cela ne pouvait signifier qu'une chose: le Kazekage n'était plus de ce monde ! Première bonne nouvelle de la journée! Pratiquement de quoi retrouver le sourire...
Finalement, tout était plus clair. L'ambiance morose qui régnait en ces lieux s'expliquait désormais parfaitement. Comment aurait-il put en être autrement dans de telles circonstances ? Mais qui pouvait bien être assez stupide pour s'opposer à une prise de pouvoir par les services secrets ? Parcourant avec minutie l'intégralité de cet inconscient appel à la haute trahison, il finit par dénicher l'identité de celui à l'origine de cette folie: Raiko, humble shinobi de Suna, ayant visiblement réussi à se faire entendre par une minorité de la population. Mais à quoi pensait-il donc ? On ne mène pas une révolte aussi inconsidérée contre la toute puissance des services secrets d'un village caché par simple amour de la démocratie, surtout lorsqu'on est soit même Shinobi ... Non ! Peut-être le simple attrait du pouvoir ? Cela ne collait pas non plus... Comment pouvait-il espérer s'élever, soutenue seulement par une bande d'idéalistes à moitié fous et complètement inoffensifs, contre une dictature militaire ? A n'en pas douter, celui-ci devait avoir une autre idée en tête, des motivations bien plus personnelles...
Quoiqu'il en soit, cela représentait une information inestimable... Le Furukage serait heureux, si tant est qu'il fut capable de ressentir une telle émotion, d'entendre ça. Cette évidence réconforta Zaku qui senti l'enthousiasme revenir timidement. Content de lui, il enfonça le prospectus dans sa besace puis continua son chemin, le cœur allégé. Pour une fois que le hasard lui souriait avec autant de volonté, il n'allait pas s'en plaindre !
Une demi-heure passa encore, durant laquelle il se fraya tant bien que mal un chemin parmi la foule qui abondait en ce début d'après-midi radieux. A la vue d'un édifice à l'aspect vaguement officiel mais néanmoins parfaitement miteux, sur lequel on pouvait encore lire les quelques initiales, à trois quart dissimulées par la poussière, qu'il guettait avidement depuis des heures, Il conclu qu'il avait enfin atteint sa destination. Soulagé, il s'accorda quelques secondes pour souffler un peu. Cet instant de repos permit malheureusement à ses pieds de l'informer de l'état pitoyable dans lequel ils se trouvaient, à grand renfort de douloureux signaux nerveux. Agacé, et d'une démarche plutôt louche, il se dirigea vers le banc publique le plus proche et entreprit de masser ses pauvres petits petons endoloris. Une salvatrice gorgée d'eau plus tard, il était frais pour mettre à exécution la suite du plan. Plongeant une main enthousiaste dans sa poche, il esquissa un sourire des plus sadiques en constatant que son "petit cadeau", comme il se plaisait à l'appeler affectueusement, qu'il avait amené avec lui jusqu'ici ne s'était pas fait la malle en cours de route. Ce cadeau...? Il s'agissait d'une collection de parchemins explosifs aux propriétés bien particulières qu'il avait conservé depuis son départ d'Oto bien des années auparavant. La particularité en question ? Un déclenchement à distance, basé sur une impulsion sonore d'une fréquence spécifique à chaque type de parchemin. L'outil idéal pour tendre un piège, ou créer une diversion ! La fierté des Shinobis du Son ! Et il en avait emporté deux bonnes dizaines avec lui. Il ne lui restait plus qu'à dénicher les conduites de gaz souterraines sur lesquelles il allait appliquer sa dédicace.
Il fit le tour du bâtiment, avec l'air le plus innocent possible dans le but de ne pas attirer sur lui la suspicion des quelques Sunajin qui croisaient dans les parages, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul dans une arrière cours désolée, délimitée par de vieux grillages cabossés et troués en plusieurs endroits. Ne se faisant pas prier d'avantage, il les franchit sans difficultés. Suivant du regard les canalisations en fer intégralement recouvertes de rouille, qui sortaient de la façade de l'édifice pour s'engouffrer ensuite dans le sable, il en déduisit un tracé probable du chemin que celles-ci devaient emprunter en sous-sol. Il vérifia une dernière fois qu'il incarnait bel et bien l'unique être humain dans les environs, puis il passa à l'action avec une joie toute relative, bien qu'il fût heureux d'avoir enfin autre chose à faire que de poser un pied devant l'autre sous ce soleil de plomb.
Dernière édition par Zaku le Mer 18 Juin - 13:06, édité 4 fois
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Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
Il sentit le Chakra affluer dans chaque recoin de son corps, tandis qu'il effectuait les Mudras nécessaires à sa technique. Quelques secondes plus tard, il put goûter à la fraîcheur des profondeurs alors qu'il s'enfonçait sous terre, à la recherche d'une conduite de gaz assez aimable pour lui indiquer rapidement sa positon. Guidé par l'ouïe et son sens du toucher, il ne tarda pas à détecter la présence d'une source de chaleur à proximité, faisant presque imperceptiblement vibrer le sable, son nouvel environnement. Ce dernier n'offrait aucune résistance, aussi il se déplaçait à une allure tout à fait honnête et atteignit sans tarder la source des perturbations qu'il avait perçue. Il se posa un instant contre l'énorme conduite et savoura la douce chaleur qui l'enveloppait, semblable à une caresse maternelle. Cette sensation confortable, mêlée au léger ronronnement provoqué par le gaz sous pression, le berçait avec délice et il ressentit le désir de rester ici, collé contre son tuyau, pour l'éternité. Un choc provenant de la surface le tira soudainement à la pénible réalité, et il finit par se décider à placer la première charge. A contrecœur, il sortit de sa poche une note explosive qui aurait pu sembler parfaitement ordinaire à un œil non averti et la déposa délicatement sur la paroi métallique.
Durant l'heure qui suivit, il répéta l'opération plus d'une dizaine de fois, minant une zone extrêmement large, s'étendant volontairement en direction du cœur du village jusque sous l'imposante bâtisse principale qui accueillait, parmi tant d'autres importantes choses, le bureau du Kazekage et la salle du conseil. Et c'était précisément là qu'allait se dérouler la dernière tâche du jeune Shinobi. Là, ou plutôt en dessous...
Estimant que les sous-sols de Suna étaient à présent suffisamment truffés d'explosifs, il ne vit pas de raisons d'attendre plus longtemps avant d'entamer cette fameuse dernière tâche. Il devait bien avouer qu'il était plutôt fier du travail accompli et qu'il avait hâte de voir le quart du village dévoré par un brasier infernal. Les cris, la panique, la terreur, la chaleur et la beauté des flammes, l'odeur d'une cité qui part en cendre, tout cela, il était plus qu'impatient de pouvoir s'en délecter à volonté. Mais pour le moment, il avait à faire.
*Le moment de la revanche viendra bien assez tôt !* se dit-il en guise de réconfort.
Son voyage six pieds sous terre l'avait donc mené comme prévu tout près du bâtiment du Conseil. Cette fois-ci, il ne prit pas le temps de reprendre des forces, il devait s'activer. L'idée était simple, et son but évident: les archives du village. Lorsque Hokuto, Kurite et lui avaient mis au point leur petite excursion au pays du vent, l'existence d'un lieu dans lequel étaient classées et conservées toutes les données sensibles de Suna leur avait paru logique, et cette même logique voulait qu'un tel endroit devait sans l'ombre d'un doute consister en galeries souterraines, creusées en dessous de l'édifice central, et sous bonne garde. Toutes ces hypothèses, ces incertitudes, étaient déconcertantes, mais après tout, il ne lui en couterai rien de mettre leur raisonnement à l'épreuve.
Il se laissa montrer la voie par la plomberie, remontant le long du conduit principal qui le mènerait normalement à destination. Et effectivement, quelques minutes supplémentaires suffirent à ce qu'elle finisse par accuser nettement une remonté en direction de la surface. La logique avait triomphé, du moins en partie, et Zaku émergea dans une pièce de dimension très modeste qu'il se fit le plaisir de baptiser "salle des machines". Et pour cause, son fidèle tuyau y faisait surface, se scindant en de multiples canalisations à même de couvrir les besoins en gaz mais aussi en eau des étages supérieurs. Mais ici, pas de chauffage au gaz, et encore moins d'éclairage électrique. Le ronronnement s'était mué en vacarme assourdissant, résonnant avec force contre les étroites parois de la salle, et l'unique source de lumière provenait d'une ancienne lampe à alcool qui pendait sinistrement au plafond, d'ailleurs plutôt bas, répandant une atmosphère glauque et inquiétante.
*Pas le temps d'apprécier l'ambiance film d'angoisse ! En route !*
Il se décida à quitter la salle par le seul chemin qui s'offrait à lui. Les couloirs se succédaient, chacun semblant vouloir rivaliser avec le précédent en terme d'étroitesse et Zaku se sentait de plus en plus désorienté. Plus il progressait, moins il prenait la peine de réfléchir avant de choisir sa prochaine direction. Toujours plus de possibilités différentes lui faisaient face et il en vint à abandonner l'idée même de chercher une quelconque logique dans cet espèce de labyrinthe qui en semblait de toutes manières totalement dépourvue. Après un quart d'heure passé à emprunter au hasard des couloirs tous semblables, il commençait à en avoir franchement ras la casquette... Il sentit poindre en lui le désir de gueuler un bon coup pour évacuer toute sa frustration mais il se retint, avec difficultés, conscient que cela ne pourrait que signer son arrêt de mort si jamais il était entendu.
*Merde... Pourriture de labyrinthe de @#!§%$¤&~...!*
Il frappa tout de même du poing contre le mur, qui se fissura légèrement sous l'impact, afin de se détendre un peu, pour passer ses nerfs. Il reprit la marche, mais déjà, ou plutôt enfin, une idée faisait son chemin, l'obsédait, aiguisant sa suspicion. Deux minutes passèrent et il finit par réaliser le traquenard dans lequel il s'était jeté tête baissé. Sur le mur, face à lui, il reconnaissait la fissure qu'il avait lui-même pratiqué dans la roche à peine quelques instants auparavant.
*Genjutsu ! Gnnnnnnnnnnnaaaaaaahhhhhh (<= cri intérieur de rage retenue...) ! S... Sapristi !!!*
La chose était pourtant évidente ! Et malgré cela, la nouvelle tomba tel un couperet... Pourquoi n'avait-il pas saisi plus tôt ?! CLAQUE !!! C'est exactement le châtiment bien mérité qu'il s'infligea pour avoir été aussi imprudent... Et maintenant ? Maintenant, il avait mal... T.T Il n'y était pas allé de main morte aussi ! Il mit le dos au mur puis se laissa glisser jusqu'à sol. Assis, là, seul, dans son petit couloir, il était simplement pitoyable... Il massait sa joue cramoisie avec une mine abattue, comme un enfant puni par ses parents, privé de dessert, ou de bien pire... Pour autant, il n'avait pas toute la journée. Trouver une solution, se sortir fissa du merdier dans lequel il s'était fourré jusqu'au cou, voir plus, devenait plus urgent à chaque seconde qui s'écoulait. Malgré tout, il se força à garder son calme, tentant d'approcher le légendaire flegme "Britannique", perdant volontairement ces précieuses secondes par dizaines, un sacrifice qu'il savait nécessaire. Il fallait réfléchir, reprendre ses esprits, mais monsieur n'était pas une flèche, loin de là, aussi le processus prenait un temps considérable. Il enchaînait gorgé d'eau sur gorgé d'eau, recherchant en vain l'effet toujours bénéfique d'une douche glacée, et faillit presque s'étouffer avant de finalement ressentir, avec un soulagement non contenu, une étincelle de lucidité parcourir son encéphale.
*C'est pas trop tôt ! Bon ! Analyse de la situation s'il-vous-plaît... ! On va faire dans le classique... Les 5 W !
Premièrement, What ? Question conne, réponse conne: un Genjustu !
Oui, mais encore ? How ? Eh bien, du genre à vous faire perdre la boule... Un piège à touriste, et je me suis laissé prendre comme un crétin. Ça m'apprendra ! ...Ou pas... Enfin bon ! Cette saleté agit sur mon système nerveux (comme tous les Genjutsu, banane !) pour me désorienter.
Pourquoi tant de haine ? Why ??? Evidemment pour repousser les amateurs dans mon genre, ce n'est surement que le premier rempart anti-intrus... Il vaudrait mieux que je m'attende à pire, mais encore faudrait-il que je me sorte d'ici un jour !
Mais zalors, qui c'est qu'à fait ça !? Who ??? ... Heu là, franchement, je m'en tape royalement ! Question suivante !
Que faire ??? Quoi ? C'est pas dans les 5 W ? Pfffff, m'en tape aussi ! Bon, analysons ! Les habitués doivent bien avoir un truc pour éviter de se faire piéger... La connaissance et la conscience de ce petit manège ne suffisent pas, preuve d'un petit quelque chose nécessaire en plus...
Heeeeuuuuuuuuuu[...]uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu........[...]........
......[...].......... Ah ? ...Ah non...! ............[...].......... Hééééééééé mais oui !... Non ? Si si !!!*
"Kaï !!!"
Hé oui, une simple rupture... Pas besoin d'en faire tout un fromage ! Bien qu'à cet instant notre pauvre Zaku eut l'impression d'être le ninja le plus idiot de la Terre, et bien qu'il ne fut certainement pas loin de la vérité, il reprit sa route, sans rien laisser transparaître de ses émotions... suicidaires ! Cette fois-ci, il n'y avait plus le choix, le couloir était unique, et peut-être encore plus étroit ! Et affreusement sombre avec ça... Et puis long aussi ! Mais... Il finit tout de même par apercevoir la lumière au bout du tunnel... ! ("Nooon ! Pas par là !!! O.O")
Une odeur de vieux parchemins flottait dans l'air, oppressante, omniprésente. Pas de doutes, il touchait au but ! Il redoubla de vigilance pour franchir les derniers mètres qui le séparaient de ce qui semblait être une salle plutôt vaste, surtout en comparaison des nombreux couloirs qu'il avait dû écumer pour parvenir jusqu'ici, à vrai dire, à peine assez larges pour se tenir droit. Il s'adossa contre la paroi et se risqua à examiner rapidement la situation d'un regard inquisiteur.
Zaku fut impressionné, voir carrément subjugué... Même lui qui n'était pas particulièrement sensible aux charmes de la lecture, ni même à un beau bouquin, resta pantois d'admiration devant les très nombreux et très hauts rayons, tous pleins à craquer de parchemins et de volumes reliés, qui emplissaient l'intégralité de la pièce. Et pourtant, bien loin d'être un grand fouillis, tout y était parfaitement rangé, classé, archivé... Il venait sans conteste de débarquer dans le royaume de l'Ordre et du Savoir. Mais un tel empire de rationalité exigeait surement des gardiens à la hauteur de la tâche, semblables à la majesté de ce lieu.
...Là-bas ! Dans une allée obscure, une ombre se déplaçait lentement, dans sa direction ! Etait-il déjà compromis ? Non, non, ne pas tirer de conclusion hâtive, surtout pas ! Rester calme et maître de soi... Oui, avant tout, il fallait éviter de paniquer car la panique conduisait irrémédiablement à l'erreur, et l'erreur... à la mort ! La large silhouette du Gardien du Savoir se dirigeait toujours vers lui, lentement, inexorablement, comme pour faire monter la tension pourtant déjà palpable... La crainte s'empara de son cœur. L'enserrant obstinément. Qu'allait-il donc pouvoir bien faire contre un tel monstre ? Il ne pouvait pas l'ignorer, de toute manière celui-ci devait l'avoir déjà localisé... Il n'était pas là pour rien ! Paralysé, redoutant celui que le destin semblait avoir désigné comme son adversaire du jour, Zaku restait agrippé à son mur, à l'entrée de la salle, ne sachant comment réagir...
*Mais reprend toi bon sang ! T'es un Chuunin, (=D ?) oui ou merde ? Merde ! Tu l'as pas volé ton titre ! Alors vas-y et fais lui voir de quel bois tu te chauffe ! Heu, je me chauffe au... Je veux pas le savoir ! Allez, bouge ! Et refais lui son dentier, et le portrait aussi, tant qu'à faire ! Okay, okay...>< *
Ça y est, il était prêt ! Prêt à en découdre ! Prêt à se donner à fond, à tout donner !! Gonflé à bloc !!! L'oeil du tigre tueur aux dents de sabres tranchantes !!! Chaud comme la braise !!!! Vif comme l'éclair !!!!! ("...et tout ce qui s'ensuit..." petite référence pour les connaisseurs/euses ! o/) Solide comme un roc !!!!!!
Plus cruel que l'Empereur Palpatine !!!!!!! Plus impitoyable que Conan le barbare !!!!!!!! Plus dangereux que Chuck Norris (enfin presque...) !!!!!!!! Et plus mortel que le 11 Septembre !!!!!!!!
Jusqu'à la MoOoOoOoOoOoOo[...]oOoOoOoOoOoOoOorrrrt !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et... Hein ??? oO
Le "Gardien", passant d'une allée à l'autre, fut soudainement placé sous le feux des projecteurs et révéla finalement sa terrible nature... Pour le moins inattendue... ! Bien moins redoutable qu'il n'y paraissait de prime abord, il ne s'agissait en réalité que d'un vieillard bossu, plus vouté que la tour de Pise, et sans doute également plus vieux qu'elle ! Le pauvre homme, qui devait être l'archiviste en chef, se déplaçait à l'aide d'une fine et fragile canne, portait des lunettes d'une épaisseur et d'une rondeur sans égales et, à n'en pas douter, devait déjà posséder un dentier... donc pas besoin de lui refaire ! C'était déjà ça de pris ! Par contre, pour ce qui était du portrait, il devait bien admettre qu'un p'tit lifting n'aurait pas pu lui faire de mal...
Encore une fois, la honte, prenant définitivement le pas sur la crainte, submergea le jeune, et un peu trop émotif, Zaku... Il s'était fait tout un film pour des cacahuètes, ce qui avait failli conduire au massacre sanglant d'une personne âgée, chose très mauvaise pour le Karma, s'il en est ! Il se jura de ne plus se laisser emporter par la peur, il devait bien l'avouer, à l'avenir, mais il se souvint qu'il ne tenait jamais ses engagements alors il n'insista pas. Les ordres de mission étaient clairs: meurtre interdit ! Alors comment allait-il se débarrasser du vieillard ? Une idée mesquine germa dans son esprit tordu, ou tout simplement attardé. Il fit courir sa main sur le sol jusqu'à rencontrer l'objet de ses désirs, une pierre ! Hé oui, juste une pierre, tout du moins, le terme de "caillou" était ici plus adéquate. Un outil rustique mais fort utile au demeurant. Il le prit bien en main, puis ajusta sa visée, attendant le moment propice pour faire feu. Ce qui se produisit...
*...Maintenant !*
Le bolide décrivit une trajectoire purement rectiligne et vint percuter de plein fouet la canne du vieil homme au moment ou celui-ci tentait d'aligner un énième et inlassable pas. Et le résultat, pour une fois, le combla pleinement. Le vieillard perdit son bâton des mains, et avant qu'il n'ait pu réaliser le funeste destin qui était le sien, il avait déjà percuté le sol poussiéreux dans un "Pof !" magistrale, qui le laissa K.O. Zaku espéra un instant que le pauvre petit vieux ne s'était fendu le crâne mais après une rapide introspection, il se dit qu'il n'en avait cure... Aussi il ne prêta pas plus longtemps attention à l'état du monticule de draps grisâtre qu'il formait, désormais partie intégrante du décor.
Durant l'heure qui suivit, il répéta l'opération plus d'une dizaine de fois, minant une zone extrêmement large, s'étendant volontairement en direction du cœur du village jusque sous l'imposante bâtisse principale qui accueillait, parmi tant d'autres importantes choses, le bureau du Kazekage et la salle du conseil. Et c'était précisément là qu'allait se dérouler la dernière tâche du jeune Shinobi. Là, ou plutôt en dessous...
Estimant que les sous-sols de Suna étaient à présent suffisamment truffés d'explosifs, il ne vit pas de raisons d'attendre plus longtemps avant d'entamer cette fameuse dernière tâche. Il devait bien avouer qu'il était plutôt fier du travail accompli et qu'il avait hâte de voir le quart du village dévoré par un brasier infernal. Les cris, la panique, la terreur, la chaleur et la beauté des flammes, l'odeur d'une cité qui part en cendre, tout cela, il était plus qu'impatient de pouvoir s'en délecter à volonté. Mais pour le moment, il avait à faire.
*Le moment de la revanche viendra bien assez tôt !* se dit-il en guise de réconfort.
Son voyage six pieds sous terre l'avait donc mené comme prévu tout près du bâtiment du Conseil. Cette fois-ci, il ne prit pas le temps de reprendre des forces, il devait s'activer. L'idée était simple, et son but évident: les archives du village. Lorsque Hokuto, Kurite et lui avaient mis au point leur petite excursion au pays du vent, l'existence d'un lieu dans lequel étaient classées et conservées toutes les données sensibles de Suna leur avait paru logique, et cette même logique voulait qu'un tel endroit devait sans l'ombre d'un doute consister en galeries souterraines, creusées en dessous de l'édifice central, et sous bonne garde. Toutes ces hypothèses, ces incertitudes, étaient déconcertantes, mais après tout, il ne lui en couterai rien de mettre leur raisonnement à l'épreuve.
Il se laissa montrer la voie par la plomberie, remontant le long du conduit principal qui le mènerait normalement à destination. Et effectivement, quelques minutes supplémentaires suffirent à ce qu'elle finisse par accuser nettement une remonté en direction de la surface. La logique avait triomphé, du moins en partie, et Zaku émergea dans une pièce de dimension très modeste qu'il se fit le plaisir de baptiser "salle des machines". Et pour cause, son fidèle tuyau y faisait surface, se scindant en de multiples canalisations à même de couvrir les besoins en gaz mais aussi en eau des étages supérieurs. Mais ici, pas de chauffage au gaz, et encore moins d'éclairage électrique. Le ronronnement s'était mué en vacarme assourdissant, résonnant avec force contre les étroites parois de la salle, et l'unique source de lumière provenait d'une ancienne lampe à alcool qui pendait sinistrement au plafond, d'ailleurs plutôt bas, répandant une atmosphère glauque et inquiétante.
*Pas le temps d'apprécier l'ambiance film d'angoisse ! En route !*
Il se décida à quitter la salle par le seul chemin qui s'offrait à lui. Les couloirs se succédaient, chacun semblant vouloir rivaliser avec le précédent en terme d'étroitesse et Zaku se sentait de plus en plus désorienté. Plus il progressait, moins il prenait la peine de réfléchir avant de choisir sa prochaine direction. Toujours plus de possibilités différentes lui faisaient face et il en vint à abandonner l'idée même de chercher une quelconque logique dans cet espèce de labyrinthe qui en semblait de toutes manières totalement dépourvue. Après un quart d'heure passé à emprunter au hasard des couloirs tous semblables, il commençait à en avoir franchement ras la casquette... Il sentit poindre en lui le désir de gueuler un bon coup pour évacuer toute sa frustration mais il se retint, avec difficultés, conscient que cela ne pourrait que signer son arrêt de mort si jamais il était entendu.
*Merde... Pourriture de labyrinthe de @#!§%$¤&~...!*
Il frappa tout de même du poing contre le mur, qui se fissura légèrement sous l'impact, afin de se détendre un peu, pour passer ses nerfs. Il reprit la marche, mais déjà, ou plutôt enfin, une idée faisait son chemin, l'obsédait, aiguisant sa suspicion. Deux minutes passèrent et il finit par réaliser le traquenard dans lequel il s'était jeté tête baissé. Sur le mur, face à lui, il reconnaissait la fissure qu'il avait lui-même pratiqué dans la roche à peine quelques instants auparavant.
*Genjutsu ! Gnnnnnnnnnnnaaaaaaahhhhhh (<= cri intérieur de rage retenue...) ! S... Sapristi !!!*
La chose était pourtant évidente ! Et malgré cela, la nouvelle tomba tel un couperet... Pourquoi n'avait-il pas saisi plus tôt ?! CLAQUE !!! C'est exactement le châtiment bien mérité qu'il s'infligea pour avoir été aussi imprudent... Et maintenant ? Maintenant, il avait mal... T.T Il n'y était pas allé de main morte aussi ! Il mit le dos au mur puis se laissa glisser jusqu'à sol. Assis, là, seul, dans son petit couloir, il était simplement pitoyable... Il massait sa joue cramoisie avec une mine abattue, comme un enfant puni par ses parents, privé de dessert, ou de bien pire... Pour autant, il n'avait pas toute la journée. Trouver une solution, se sortir fissa du merdier dans lequel il s'était fourré jusqu'au cou, voir plus, devenait plus urgent à chaque seconde qui s'écoulait. Malgré tout, il se força à garder son calme, tentant d'approcher le légendaire flegme "Britannique", perdant volontairement ces précieuses secondes par dizaines, un sacrifice qu'il savait nécessaire. Il fallait réfléchir, reprendre ses esprits, mais monsieur n'était pas une flèche, loin de là, aussi le processus prenait un temps considérable. Il enchaînait gorgé d'eau sur gorgé d'eau, recherchant en vain l'effet toujours bénéfique d'une douche glacée, et faillit presque s'étouffer avant de finalement ressentir, avec un soulagement non contenu, une étincelle de lucidité parcourir son encéphale.
*C'est pas trop tôt ! Bon ! Analyse de la situation s'il-vous-plaît... ! On va faire dans le classique... Les 5 W !
Premièrement, What ? Question conne, réponse conne: un Genjustu !
Oui, mais encore ? How ? Eh bien, du genre à vous faire perdre la boule... Un piège à touriste, et je me suis laissé prendre comme un crétin. Ça m'apprendra ! ...Ou pas... Enfin bon ! Cette saleté agit sur mon système nerveux (comme tous les Genjutsu, banane !) pour me désorienter.
Pourquoi tant de haine ? Why ??? Evidemment pour repousser les amateurs dans mon genre, ce n'est surement que le premier rempart anti-intrus... Il vaudrait mieux que je m'attende à pire, mais encore faudrait-il que je me sorte d'ici un jour !
Mais zalors, qui c'est qu'à fait ça !? Who ??? ... Heu là, franchement, je m'en tape royalement ! Question suivante !
Que faire ??? Quoi ? C'est pas dans les 5 W ? Pfffff, m'en tape aussi ! Bon, analysons ! Les habitués doivent bien avoir un truc pour éviter de se faire piéger... La connaissance et la conscience de ce petit manège ne suffisent pas, preuve d'un petit quelque chose nécessaire en plus...
Heeeeuuuuuuuuuu[...]uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu........[...]........
°Elipse°
......[...].......... Ah ? ...Ah non...! ............[...].......... Hééééééééé mais oui !... Non ? Si si !!!*
"Kaï !!!"
Hé oui, une simple rupture... Pas besoin d'en faire tout un fromage ! Bien qu'à cet instant notre pauvre Zaku eut l'impression d'être le ninja le plus idiot de la Terre, et bien qu'il ne fut certainement pas loin de la vérité, il reprit sa route, sans rien laisser transparaître de ses émotions... suicidaires ! Cette fois-ci, il n'y avait plus le choix, le couloir était unique, et peut-être encore plus étroit ! Et affreusement sombre avec ça... Et puis long aussi ! Mais... Il finit tout de même par apercevoir la lumière au bout du tunnel... ! ("Nooon ! Pas par là !!! O.O")
Une odeur de vieux parchemins flottait dans l'air, oppressante, omniprésente. Pas de doutes, il touchait au but ! Il redoubla de vigilance pour franchir les derniers mètres qui le séparaient de ce qui semblait être une salle plutôt vaste, surtout en comparaison des nombreux couloirs qu'il avait dû écumer pour parvenir jusqu'ici, à vrai dire, à peine assez larges pour se tenir droit. Il s'adossa contre la paroi et se risqua à examiner rapidement la situation d'un regard inquisiteur.
Zaku fut impressionné, voir carrément subjugué... Même lui qui n'était pas particulièrement sensible aux charmes de la lecture, ni même à un beau bouquin, resta pantois d'admiration devant les très nombreux et très hauts rayons, tous pleins à craquer de parchemins et de volumes reliés, qui emplissaient l'intégralité de la pièce. Et pourtant, bien loin d'être un grand fouillis, tout y était parfaitement rangé, classé, archivé... Il venait sans conteste de débarquer dans le royaume de l'Ordre et du Savoir. Mais un tel empire de rationalité exigeait surement des gardiens à la hauteur de la tâche, semblables à la majesté de ce lieu.
...Là-bas ! Dans une allée obscure, une ombre se déplaçait lentement, dans sa direction ! Etait-il déjà compromis ? Non, non, ne pas tirer de conclusion hâtive, surtout pas ! Rester calme et maître de soi... Oui, avant tout, il fallait éviter de paniquer car la panique conduisait irrémédiablement à l'erreur, et l'erreur... à la mort ! La large silhouette du Gardien du Savoir se dirigeait toujours vers lui, lentement, inexorablement, comme pour faire monter la tension pourtant déjà palpable... La crainte s'empara de son cœur. L'enserrant obstinément. Qu'allait-il donc pouvoir bien faire contre un tel monstre ? Il ne pouvait pas l'ignorer, de toute manière celui-ci devait l'avoir déjà localisé... Il n'était pas là pour rien ! Paralysé, redoutant celui que le destin semblait avoir désigné comme son adversaire du jour, Zaku restait agrippé à son mur, à l'entrée de la salle, ne sachant comment réagir...
*Mais reprend toi bon sang ! T'es un Chuunin, (=D ?) oui ou merde ? Merde ! Tu l'as pas volé ton titre ! Alors vas-y et fais lui voir de quel bois tu te chauffe ! Heu, je me chauffe au... Je veux pas le savoir ! Allez, bouge ! Et refais lui son dentier, et le portrait aussi, tant qu'à faire ! Okay, okay...>< *
Ça y est, il était prêt ! Prêt à en découdre ! Prêt à se donner à fond, à tout donner !! Gonflé à bloc !!! L'oeil du tigre tueur aux dents de sabres tranchantes !!! Chaud comme la braise !!!! Vif comme l'éclair !!!!! ("...et tout ce qui s'ensuit..." petite référence pour les connaisseurs/euses ! o/) Solide comme un roc !!!!!!
Plus cruel que l'Empereur Palpatine !!!!!!! Plus impitoyable que Conan le barbare !!!!!!!! Plus dangereux que Chuck Norris (enfin presque...) !!!!!!!! Et plus mortel que le 11 Septembre !!!!!!!!
Jusqu'à la MoOoOoOoOoOoOo[...]oOoOoOoOoOoOoOorrrrt !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et... Hein ??? oO
Le "Gardien", passant d'une allée à l'autre, fut soudainement placé sous le feux des projecteurs et révéla finalement sa terrible nature... Pour le moins inattendue... ! Bien moins redoutable qu'il n'y paraissait de prime abord, il ne s'agissait en réalité que d'un vieillard bossu, plus vouté que la tour de Pise, et sans doute également plus vieux qu'elle ! Le pauvre homme, qui devait être l'archiviste en chef, se déplaçait à l'aide d'une fine et fragile canne, portait des lunettes d'une épaisseur et d'une rondeur sans égales et, à n'en pas douter, devait déjà posséder un dentier... donc pas besoin de lui refaire ! C'était déjà ça de pris ! Par contre, pour ce qui était du portrait, il devait bien admettre qu'un p'tit lifting n'aurait pas pu lui faire de mal...
Encore une fois, la honte, prenant définitivement le pas sur la crainte, submergea le jeune, et un peu trop émotif, Zaku... Il s'était fait tout un film pour des cacahuètes, ce qui avait failli conduire au massacre sanglant d'une personne âgée, chose très mauvaise pour le Karma, s'il en est ! Il se jura de ne plus se laisser emporter par la peur, il devait bien l'avouer, à l'avenir, mais il se souvint qu'il ne tenait jamais ses engagements alors il n'insista pas. Les ordres de mission étaient clairs: meurtre interdit ! Alors comment allait-il se débarrasser du vieillard ? Une idée mesquine germa dans son esprit tordu, ou tout simplement attardé. Il fit courir sa main sur le sol jusqu'à rencontrer l'objet de ses désirs, une pierre ! Hé oui, juste une pierre, tout du moins, le terme de "caillou" était ici plus adéquate. Un outil rustique mais fort utile au demeurant. Il le prit bien en main, puis ajusta sa visée, attendant le moment propice pour faire feu. Ce qui se produisit...
*...Maintenant !*
Le bolide décrivit une trajectoire purement rectiligne et vint percuter de plein fouet la canne du vieil homme au moment ou celui-ci tentait d'aligner un énième et inlassable pas. Et le résultat, pour une fois, le combla pleinement. Le vieillard perdit son bâton des mains, et avant qu'il n'ait pu réaliser le funeste destin qui était le sien, il avait déjà percuté le sol poussiéreux dans un "Pof !" magistrale, qui le laissa K.O. Zaku espéra un instant que le pauvre petit vieux ne s'était fendu le crâne mais après une rapide introspection, il se dit qu'il n'en avait cure... Aussi il ne prêta pas plus longtemps attention à l'état du monticule de draps grisâtre qu'il formait, désormais partie intégrante du décor.
Dernière édition par Zaku le Jeu 19 Juin - 11:43, édité 7 fois

Zaku- Ame




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Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
Après tant d'aventures palpitantes, place au dur labeur... Il enjamba le "cadavre", et se mit à parcourir les rayons, notant dans un coin perdu de sa mémoire, mais toujours avec assiduité, tout ce qui passait à porté de vue. L'essentiel était constitué d'anciens rapports de mission, périmés depuis des temps immémoriaux, et parfaitement sans intérêts. Il en croisait des piles et des piles de ces fichus rapports, et il commençait à en avoir le vertige... Ce dernier s'intensifiait au fil du temps qui passait lentement... très lentement... et dix minutes d'investigations infructueuses l'eurent lessivé plus que toute son escapade au pays du couloir sans fin. Alors qu'il maudissait de la plus vulgaire des façons la bureaucratie dans son ensemble, il perdit soudainement l'équilibre. Manquant de s'écrouler, alors que son oreille interne s'emballait, il se rattrapa de justesse. Du moins ce fut l'espoir qu'il put effleurer durant une courte seconde, avant que son appui ne cède sous l'action de son propre poids. Tandis qu'il voyait le monde s'effondrer autour de lui, il se mit à redouter le très célèbre effet dominos: la scène de la dégringolade en série des étagères, pas besoin de vous faire un dessin ! Qui ne se produisit heureusement pas ! Cependant, le fracas de sa chute, relativement amortie par les dossiers qui voletaient tout autour de lui, n'en fut pas moins assourdissant. Il resta un moment immobile, allongé bêtement au milieu de la paperasse qui le recouvrait presque entièrement, guettant une quelconque réaction lointaine, annonciatrice d'échec cuisant pour sa mission, et, au final, de mort pour sa petite personne. Qui ne vint pas non plus ! Il écarta de son visage un volumineux dossier noir, dont l'intitulé lui sauta littéralement aux yeux. Il s'agissait des effectifs Shinobis, et de leur fiche d'identité, du village pour l'année courante ! Décidément, il était verni ! Heureux comme pas deux, il était sur le point d'exécuter la danse de la victoire, consistant en grande partie à projeter les feuilles de rapports dans les airs à la manière de liasses de billets, avant de se souvenir qu'il avait encore du pain sur la planche. La danse attendrait...
Consciencieux, il sortit de sa poche un bout de papier, une liste des documents qu'il avait dans le collimateur. A vrai dire, le premier objectif de ce pense-bête était de palier à sa mémoire défaillante. Il se voyait mal face à son Kage, avouant qu'il avait oublié tout un pan crucial de sa mission. Zaku fut secoué d'un grand frisson rien qu'en imaginant la réaction de celui-ci... Donc, il jeta un coup d'œil à sa liste. (Allez-y, cliquez, je vous jure que j'ai pas fait la blague de la liste de course !^^)
"Le souvenir !!! Diantre... J'avais complètement oublié ! ><"
Toujours planté aux milieux de son îlot de désordre, il perdit encore un temps non négligeable, se torturant l'esprit pour dégoter LA bonne idée, LE bon truc à offrir à son petit ange, qu'il avait quitté depuis déjà trop longtemps.
"Un cactus ? Ouai ! Un p'tit cactus en pot, c'est mignon comme tout :3 ......... Un CACTUS ? O.o Mais... t'es con ? Elle a à peine plus de dix ans !!! C'est méga dangereux un cactus ! Bon bah, okay, on oublie le cactus..."
Zaku séchait. Vraiment, il n'était pas doué pour les idées cadeaux, et pour faire plaisir en général. A ce moment, un cruel dilemme se posa à lui. Il avait à choisir entre les foudres de Tsukishi, s'il continuait à perdre son temps, et celles d'Ayame, si jamais il ne lui ramenait pas un bibelot, quel qu'il soit. A première vue, le choix semblait évident... Mais, à bien y réfléchir... Ne JAMAIS sous-estimer la fureur d'une femme ! Voilà bien une chose dont il était conscient, une conscience acquise dans la douleur. Il n'avait, par conséquent, absolument aucune envie de supporter les cris et les pleurs de ce petit être susceptible, puis un boudin d'au moins une semaine. Non, il voulait la paix sociale. Une grosse horloge, collée contre le mur du fond, l'alerta sur l'urgence de la situation et il décida de reporter ce duel de conscience, ainsi que sa quête de la babiole parfaite. "Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain" était un de ces leitmotive ! Aussi, il était habitué à remettre les choses à plus tard, il ne fut donc pas plus embêté que ça... C'est alors qu'il nota un détail qui lui avait jusque là échappé: sur les planches des étagères étaient notées les dates et périodes d'archivage, gravées sur de petites plaquettes en étain. Le tout était donc classé par ordre chronologique... Logique, me direz-vous...! Mais avoir remarqué ces quelques chiffres un quart d'heure plus tôt aurait pu lui épargner bien des recherches fastidieuses... Il s'en voulait un peu, mais comme il était maintenant là où il fallait, il décida de laisser le passé au passé et de se concentrer sur sa tâche. Il ouvrit le dossier noir, juste pour être sûr de ne pas s'être fait roulé, et parcourut rapidement les différentes fiches.
"... Shenlong ... drôle de nom...... Kuranagi no Kerun... drôle de chapeau !... Gaara... drôle de tronche ! T'as pas l'air frais mon gars...... Nova... Ty Lee... des noms bien originaux tout ça !... [...]... Raiko !... Bien bien ! Y'a tout ce qui faut." (Je vous cite tous en pensées, soyez pas jaloux ! o/)
A ses pieds, il aperçut un registre de comptes, les dépenses militaires du village des cinq dernières années, barbant au possible, mais sait-on jamais...
"Hop ! Je t'embarque aussi."
Il continua à fouiller pendant un bon bout de temps, remplissant sa besace de paperasses, dont la lecture serait des plus rasoir, mais pourrait peut-être présenter un intérêt, aussi mineur soit-il, aux yeux du Furukage. Et il finit par mettre la main sur un autre élément de sa liste... Les fiches d'identités de tous les dangereux criminels activement recherchés par Sû... Poussé par sa curiosité, il feuilleta le livret en hâte, s'arrêtant de-ci de-là pour admirer de magnifiques portraits de criminels de tous poils...
Il y avait un certain Raito Okami, un compatriote. Il avait déjà entendu son nom, mais c'était bien la première fois qu'il voyait son visage, drôle de façon de faire connaissance... Un autre nom revenait souvent, et l'intriguait: Akatsuki... Apparemment, il s'agissait d'une organisation à but malfaiteur, uniquement constituée de criminels de rang S... Intéressant, voir à la limite du passionnant... Réprimant un bâillement de mauvais augures, il s'apprêtait à mettre un terme à sa lecture lorsque la page suivante, entrouverte, piqua son intérêt.
"Tsukishi !!! O.O"
Le Furukage en personne comptait donc parmi ceux que les hautes instances de ce village souhaitaient voir disparaître. Mais pourquoi donc ?!! Il dévora alors l'intégralité de la fiche du regard, obsédé par l'envie de trouver les réponses aux multiples interrogations qu'avait suscitée en lui cette découverte inattendue. Ces dernières se bousculaient dans son esprit, répandant encore un peu plus le chaos là où ce n'était vraiment pas nécessaire d'en rajouter.
"Déserteur... Voilà donc le lien qui unit Sunagakure et Tsukishi-sama... Je comprends mieux maintenant... Mmmmmhhhhhh"
Le visage transcendé par le sérieux, la gravité de la nouvelle le déconcertait au plus haut point. Même le portrait véritablement peu flatteur que lui renvoyait la vieille photographie, accompagnant la fiche, de son Kage n'avait réussie à le perturber, enfin pas tant que ça. Bon, d'accord il avait certes esquissé une léger sourire en coin, mais rien de plus ! Et puis, il n'aurait pu nier avoir aussi songé à faire une copie ou deux de cette "photo dossier", histoire de s'octroyer un quelconque moyen de pression sur celui-ci, au cas où, mais il s'était vite ravisé, saisissant l'absurdité de la démarche. Cependant, passé le coup de la surprise, il fallait bien admettre qu'il n'y avait pas de quoi éditer un journal People, et l'amusement se dissipa lentement, mais surement. Pour autant, le jeune Shinobi n'était pas au bout de ses surprises !
"Recherché mort ou vif...... Banal....... Rang ?... C....................... C !!!??? Mais !!! Mais !!?? C'est pathétique !!!"
Il se mit alors à la recherche d'une quelconque faute de frappe, relisant l'information trois fois d'affilées, se refusant à en croire ses yeux. Et pourtant, il n'avait pas sauté de ligne, n'avait pas perdu ses lentilles... Rien ! Il était déçu, lui qui s'était fait l'idée d'un despote sanguinaire, redouté, que tout le monde, ou presque, aurait ardemment désiré voir mourir dans d'atroces souffrances. En somme, une sorte de légende mystique et terrifiante, à la manière du grand méchant loup, dont le nom était usité afin de remettre les jeunes garnements à leur place. Mais non... A ce niveau là, autant dire qu'il était un parfait inconnu. Zaku restait désormais persuadé que celui-ci aurait pu parader nu dans les rues du village du Sable sans que personne ne l'intercepte, autrement que pour lui tendre de quoi se vêtir. L'estime qu'il portait à son Kage venait d'être gravement atteinte. Mais, après tout, ce n'était pas comme ci il aurait pu avoir l'audace de lui balancer un jour ce fait au visage lors de leur prochaine, et certaine, altercation. A moins de vouloir finir crevé dans un caniveau, il valait mieux s'abstenir. De son point de vue, sur l'échelle des menaces, Tsukishi aurait bien mérité un rang SS, minimum... Quelle injustice tout de même ! Il se mit alors à imaginer un moyen pour entacher la réputation du Furukage, uniquement motivé à lui rendre ce qui lui était lui était dû, mais après maintes profondes réflexions, il se dit que celui-ci n'avait pas tellement besoin de son aide pour ça... Si l'envie lui en prenait, il n'aurait aucun mal à faire mondialement connaître son caractère hivernal, Zaku lui faisait entièrement confiance là-dessus ! Refermant le cahier, il l'envoya rejoindre le reste de son butin, qui commençait à peser son poids. Mais pas question de se plaindre, le tout était qu'il vaille son pesant de cacahuètes. Il reprit donc ses recherches, mais l'attention n'y était plus tellement, tout bouleversé qu'il était par ces révélations croustillantes.
Cinq minutes plus tard, il avait fait le tour de toute la section récente des archives, mais il lui manquait toujours quelque chose. Perplexe, il se demanda où pouvait bien avoir été conservées les donnés concernant cette histoire de Sû (Bah quoi ? Pour une fois que ça parle pas que de Kû...-_-') Après tout, il s'agissait forcement de documents "top secrets", extrêmement sensibles, il était donc logique qu'ils ne soient pas entreposés avec la paperasse de moindre importance. Mais où ? Soudain, un bruit, provenant du couloir qu'il avait lui-même emprunté pour parvenir jusqu'ici, l'empêcha de mener plus avant son raisonnement. Heureusement pour lui, il avait prit soin de reclasser, certes approximativement, tout ce qu'il avait accidentellement répandu au sol, au fur et à mesure de son inspection. Si quelqu'un venait effectivement l'enquiquiner, il ne lui restait plus qu'à trouver une planque potable... Le bruit, se rapprochant, se fit plus distinct... Des pas ! Il parcouru nerveusement la salle du regard, mais l'affaire s'annonçait plus que délicate. L'absence surréaliste de désordre supprimait toute opportunité de dissimulation. L'unique option alors envisageable n'avait rien de réjouissante: il ne lui restait plus qu'à entamer une partie de cache-cache ! Se déplacer constamment, jouer sur la discrétion, rester hors de vue coûte que coûte, pas moyen de faire autrement. Finalement, l'appréhension envahit tout son être, il doutait sérieusement d'être capable de remporter cette partie, lui qui n'avait jamais fait preuve de capacités particulièrement développées en matière de furtivité. Tandis que l'angoisse le gagnait, inexorablement, il refit un dernier tour d'horizon de la pièce, cherchant désespérément une échappatoire inexistante. C'est alors qu'un détail de taille attira son attention...
"Ciel ! Le papy !!!"
Submergé par la panique, il se précipita à toute vitesse sur la dépouille informe de feu l'archiviste. Il s'en saisit vigoureusement, l'arrachant à son lit minéral pour le placer sur son dos. Il repéra un espace libre sur une étagère, en estima les dimensions, puis, sans ménagement aucun, tenta d'y faire tenir le corps. Et ce ne fut pas une mince affaire ! Il dut s'acharner durant dix longues secondes afin de parvenir à le tasser suffisamment pour caser le tout dans à peine plus d'un mètre cube... Un dernier coup de coude rageur vint parachever le travail dans un craquement sinistre. Il observa un instant l'angle plutôt inhabituel et inquiétant entre le fémur et le tibia d'une des deux jambes du vieillard, en fait, il n'aurait pas su dire laquelle...
" Oups... Gomen mon vieux ! Je te replacerais ça plus tard... Peut-être... Hé hé ^^' "
Il tapota chaleureusement le crâne dégarni du pauvre homme, comme pour le rassurer, et maquilla son forfait en rabattant une lourde couverture par dessus celui qui incarnait, à n'en pas douter, la quintessence même de l'expression "plié en quatre"... Juste à temps ! Mais trop tard... Désormais, impossible de prendre la poudre d'escampette, il devrait faire face avec dignité ! Ou bien... avec ruse.
*Henge !*
Un "Pouf" plus tard, il avait prit l'apparence exacte du vieil archiviste, fidèle jusque dans les détails les plus... embarrassants ! Au même instant, un jeune homme, sans doute un Shinobi, fit irruption dans la salle. C'était un brun, tout ce qu'il y avait de plus ordinaire, affichant une expression plus que blasée et une posture désinvolte. Le genre à râler pour un oui ou pour un non, sans aucun doute. Visiblement, il n'était pas là de sa propre volonté. Mais pire que tout, celui se trimballait la clope au bec...
"Ooooh ! Toi ! Je sens qu'on va pas être copain... !"
Zaku avait en effet une sainte horreur de l'odeur de cigarette et par extension naturelle, des fumeurs ! Il ne pouvait pas les blairer, si j'ose dire... Pour lui, il n'y avait rien de plus détestable que l'haleine d'un "Smoking Master" qui vous crache ses poumons en pleine face. En fait, le dernier à lui avoir fait le coup n'était plus là pour en parler... Aussi, il classa automatiquement ce nouvel arrivant dans la catégorie "p'tit con". Ce qui, vous vous en doutez, impliquait tout un tas de choses en terme de relationnel...
Ils se toisèrent mutuellement durant un court instant et, au bout du compte, le jeune homme engagea la conversation, la voix teintée d'un mépris révoltant.
"Eh beh, qu'est s'tu fous le vieux ? Ça fait une heure que le conseil et Atsusa attendent les documents qu'ils t'ont demandés ! Bouge ton c**, merde !"
Consciencieux, il sortit de sa poche un bout de papier, une liste des documents qu'il avait dans le collimateur. A vrai dire, le premier objectif de ce pense-bête était de palier à sa mémoire défaillante. Il se voyait mal face à son Kage, avouant qu'il avait oublié tout un pan crucial de sa mission. Zaku fut secoué d'un grand frisson rien qu'en imaginant la réaction de celui-ci... Donc, il jeta un coup d'œil à sa liste. (Allez-y, cliquez, je vous jure que j'ai pas fait la blague de la liste de course !^^)
- Spoiler:
"Le souvenir !!! Diantre... J'avais complètement oublié ! ><"
Toujours planté aux milieux de son îlot de désordre, il perdit encore un temps non négligeable, se torturant l'esprit pour dégoter LA bonne idée, LE bon truc à offrir à son petit ange, qu'il avait quitté depuis déjà trop longtemps.
"Un cactus ? Ouai ! Un p'tit cactus en pot, c'est mignon comme tout :3 ......... Un CACTUS ? O.o Mais... t'es con ? Elle a à peine plus de dix ans !!! C'est méga dangereux un cactus ! Bon bah, okay, on oublie le cactus..."
Zaku séchait. Vraiment, il n'était pas doué pour les idées cadeaux, et pour faire plaisir en général. A ce moment, un cruel dilemme se posa à lui. Il avait à choisir entre les foudres de Tsukishi, s'il continuait à perdre son temps, et celles d'Ayame, si jamais il ne lui ramenait pas un bibelot, quel qu'il soit. A première vue, le choix semblait évident... Mais, à bien y réfléchir... Ne JAMAIS sous-estimer la fureur d'une femme ! Voilà bien une chose dont il était conscient, une conscience acquise dans la douleur. Il n'avait, par conséquent, absolument aucune envie de supporter les cris et les pleurs de ce petit être susceptible, puis un boudin d'au moins une semaine. Non, il voulait la paix sociale. Une grosse horloge, collée contre le mur du fond, l'alerta sur l'urgence de la situation et il décida de reporter ce duel de conscience, ainsi que sa quête de la babiole parfaite. "Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain" était un de ces leitmotive ! Aussi, il était habitué à remettre les choses à plus tard, il ne fut donc pas plus embêté que ça... C'est alors qu'il nota un détail qui lui avait jusque là échappé: sur les planches des étagères étaient notées les dates et périodes d'archivage, gravées sur de petites plaquettes en étain. Le tout était donc classé par ordre chronologique... Logique, me direz-vous...! Mais avoir remarqué ces quelques chiffres un quart d'heure plus tôt aurait pu lui épargner bien des recherches fastidieuses... Il s'en voulait un peu, mais comme il était maintenant là où il fallait, il décida de laisser le passé au passé et de se concentrer sur sa tâche. Il ouvrit le dossier noir, juste pour être sûr de ne pas s'être fait roulé, et parcourut rapidement les différentes fiches.
"... Shenlong ... drôle de nom...... Kuranagi no Kerun... drôle de chapeau !... Gaara... drôle de tronche ! T'as pas l'air frais mon gars...... Nova... Ty Lee... des noms bien originaux tout ça !... [...]... Raiko !... Bien bien ! Y'a tout ce qui faut." (Je vous cite tous en pensées, soyez pas jaloux ! o/)
A ses pieds, il aperçut un registre de comptes, les dépenses militaires du village des cinq dernières années, barbant au possible, mais sait-on jamais...
"Hop ! Je t'embarque aussi."
Il continua à fouiller pendant un bon bout de temps, remplissant sa besace de paperasses, dont la lecture serait des plus rasoir, mais pourrait peut-être présenter un intérêt, aussi mineur soit-il, aux yeux du Furukage. Et il finit par mettre la main sur un autre élément de sa liste... Les fiches d'identités de tous les dangereux criminels activement recherchés par Sû... Poussé par sa curiosité, il feuilleta le livret en hâte, s'arrêtant de-ci de-là pour admirer de magnifiques portraits de criminels de tous poils...
Il y avait un certain Raito Okami, un compatriote. Il avait déjà entendu son nom, mais c'était bien la première fois qu'il voyait son visage, drôle de façon de faire connaissance... Un autre nom revenait souvent, et l'intriguait: Akatsuki... Apparemment, il s'agissait d'une organisation à but malfaiteur, uniquement constituée de criminels de rang S... Intéressant, voir à la limite du passionnant... Réprimant un bâillement de mauvais augures, il s'apprêtait à mettre un terme à sa lecture lorsque la page suivante, entrouverte, piqua son intérêt.
"Tsukishi !!! O.O"
Le Furukage en personne comptait donc parmi ceux que les hautes instances de ce village souhaitaient voir disparaître. Mais pourquoi donc ?!! Il dévora alors l'intégralité de la fiche du regard, obsédé par l'envie de trouver les réponses aux multiples interrogations qu'avait suscitée en lui cette découverte inattendue. Ces dernières se bousculaient dans son esprit, répandant encore un peu plus le chaos là où ce n'était vraiment pas nécessaire d'en rajouter.
"Déserteur... Voilà donc le lien qui unit Sunagakure et Tsukishi-sama... Je comprends mieux maintenant... Mmmmmhhhhhh"
Le visage transcendé par le sérieux, la gravité de la nouvelle le déconcertait au plus haut point. Même le portrait véritablement peu flatteur que lui renvoyait la vieille photographie, accompagnant la fiche, de son Kage n'avait réussie à le perturber, enfin pas tant que ça. Bon, d'accord il avait certes esquissé une léger sourire en coin, mais rien de plus ! Et puis, il n'aurait pu nier avoir aussi songé à faire une copie ou deux de cette "photo dossier", histoire de s'octroyer un quelconque moyen de pression sur celui-ci, au cas où, mais il s'était vite ravisé, saisissant l'absurdité de la démarche. Cependant, passé le coup de la surprise, il fallait bien admettre qu'il n'y avait pas de quoi éditer un journal People, et l'amusement se dissipa lentement, mais surement. Pour autant, le jeune Shinobi n'était pas au bout de ses surprises !
"Recherché mort ou vif...... Banal....... Rang ?... C....................... C !!!??? Mais !!! Mais !!?? C'est pathétique !!!"
Il se mit alors à la recherche d'une quelconque faute de frappe, relisant l'information trois fois d'affilées, se refusant à en croire ses yeux. Et pourtant, il n'avait pas sauté de ligne, n'avait pas perdu ses lentilles... Rien ! Il était déçu, lui qui s'était fait l'idée d'un despote sanguinaire, redouté, que tout le monde, ou presque, aurait ardemment désiré voir mourir dans d'atroces souffrances. En somme, une sorte de légende mystique et terrifiante, à la manière du grand méchant loup, dont le nom était usité afin de remettre les jeunes garnements à leur place. Mais non... A ce niveau là, autant dire qu'il était un parfait inconnu. Zaku restait désormais persuadé que celui-ci aurait pu parader nu dans les rues du village du Sable sans que personne ne l'intercepte, autrement que pour lui tendre de quoi se vêtir. L'estime qu'il portait à son Kage venait d'être gravement atteinte. Mais, après tout, ce n'était pas comme ci il aurait pu avoir l'audace de lui balancer un jour ce fait au visage lors de leur prochaine, et certaine, altercation. A moins de vouloir finir crevé dans un caniveau, il valait mieux s'abstenir. De son point de vue, sur l'échelle des menaces, Tsukishi aurait bien mérité un rang SS, minimum... Quelle injustice tout de même ! Il se mit alors à imaginer un moyen pour entacher la réputation du Furukage, uniquement motivé à lui rendre ce qui lui était lui était dû, mais après maintes profondes réflexions, il se dit que celui-ci n'avait pas tellement besoin de son aide pour ça... Si l'envie lui en prenait, il n'aurait aucun mal à faire mondialement connaître son caractère hivernal, Zaku lui faisait entièrement confiance là-dessus ! Refermant le cahier, il l'envoya rejoindre le reste de son butin, qui commençait à peser son poids. Mais pas question de se plaindre, le tout était qu'il vaille son pesant de cacahuètes. Il reprit donc ses recherches, mais l'attention n'y était plus tellement, tout bouleversé qu'il était par ces révélations croustillantes.
Cinq minutes plus tard, il avait fait le tour de toute la section récente des archives, mais il lui manquait toujours quelque chose. Perplexe, il se demanda où pouvait bien avoir été conservées les donnés concernant cette histoire de Sû (Bah quoi ? Pour une fois que ça parle pas que de Kû...-_-') Après tout, il s'agissait forcement de documents "top secrets", extrêmement sensibles, il était donc logique qu'ils ne soient pas entreposés avec la paperasse de moindre importance. Mais où ? Soudain, un bruit, provenant du couloir qu'il avait lui-même emprunté pour parvenir jusqu'ici, l'empêcha de mener plus avant son raisonnement. Heureusement pour lui, il avait prit soin de reclasser, certes approximativement, tout ce qu'il avait accidentellement répandu au sol, au fur et à mesure de son inspection. Si quelqu'un venait effectivement l'enquiquiner, il ne lui restait plus qu'à trouver une planque potable... Le bruit, se rapprochant, se fit plus distinct... Des pas ! Il parcouru nerveusement la salle du regard, mais l'affaire s'annonçait plus que délicate. L'absence surréaliste de désordre supprimait toute opportunité de dissimulation. L'unique option alors envisageable n'avait rien de réjouissante: il ne lui restait plus qu'à entamer une partie de cache-cache ! Se déplacer constamment, jouer sur la discrétion, rester hors de vue coûte que coûte, pas moyen de faire autrement. Finalement, l'appréhension envahit tout son être, il doutait sérieusement d'être capable de remporter cette partie, lui qui n'avait jamais fait preuve de capacités particulièrement développées en matière de furtivité. Tandis que l'angoisse le gagnait, inexorablement, il refit un dernier tour d'horizon de la pièce, cherchant désespérément une échappatoire inexistante. C'est alors qu'un détail de taille attira son attention...
"Ciel ! Le papy !!!"
Submergé par la panique, il se précipita à toute vitesse sur la dépouille informe de feu l'archiviste. Il s'en saisit vigoureusement, l'arrachant à son lit minéral pour le placer sur son dos. Il repéra un espace libre sur une étagère, en estima les dimensions, puis, sans ménagement aucun, tenta d'y faire tenir le corps. Et ce ne fut pas une mince affaire ! Il dut s'acharner durant dix longues secondes afin de parvenir à le tasser suffisamment pour caser le tout dans à peine plus d'un mètre cube... Un dernier coup de coude rageur vint parachever le travail dans un craquement sinistre. Il observa un instant l'angle plutôt inhabituel et inquiétant entre le fémur et le tibia d'une des deux jambes du vieillard, en fait, il n'aurait pas su dire laquelle...
" Oups... Gomen mon vieux ! Je te replacerais ça plus tard... Peut-être... Hé hé ^^' "
Il tapota chaleureusement le crâne dégarni du pauvre homme, comme pour le rassurer, et maquilla son forfait en rabattant une lourde couverture par dessus celui qui incarnait, à n'en pas douter, la quintessence même de l'expression "plié en quatre"... Juste à temps ! Mais trop tard... Désormais, impossible de prendre la poudre d'escampette, il devrait faire face avec dignité ! Ou bien... avec ruse.
*Henge !*
Un "Pouf" plus tard, il avait prit l'apparence exacte du vieil archiviste, fidèle jusque dans les détails les plus... embarrassants ! Au même instant, un jeune homme, sans doute un Shinobi, fit irruption dans la salle. C'était un brun, tout ce qu'il y avait de plus ordinaire, affichant une expression plus que blasée et une posture désinvolte. Le genre à râler pour un oui ou pour un non, sans aucun doute. Visiblement, il n'était pas là de sa propre volonté. Mais pire que tout, celui se trimballait la clope au bec...
"Ooooh ! Toi ! Je sens qu'on va pas être copain... !"
Zaku avait en effet une sainte horreur de l'odeur de cigarette et par extension naturelle, des fumeurs ! Il ne pouvait pas les blairer, si j'ose dire... Pour lui, il n'y avait rien de plus détestable que l'haleine d'un "Smoking Master" qui vous crache ses poumons en pleine face. En fait, le dernier à lui avoir fait le coup n'était plus là pour en parler... Aussi, il classa automatiquement ce nouvel arrivant dans la catégorie "p'tit con". Ce qui, vous vous en doutez, impliquait tout un tas de choses en terme de relationnel...
Ils se toisèrent mutuellement durant un court instant et, au bout du compte, le jeune homme engagea la conversation, la voix teintée d'un mépris révoltant.
"Eh beh, qu'est s'tu fous le vieux ? Ça fait une heure que le conseil et Atsusa attendent les documents qu'ils t'ont demandés ! Bouge ton c**, merde !"
Dernière édition par Zaku le Sam 21 Juin - 19:19, édité 34 fois

Zaku- Ame




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Age : 19
Localisation : Singin' in the rain !
Nindô : A tes côtés, pour l'éternité
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Réputation :


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Description
Niveau: Chuunin
Chackra:


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Techniques:
Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
La demande vide de sens qu'avait chuchoté Kurite à son compagnon de route avait apparement été comprise car en effet, celui-ci répondit par un simple « Je sais », le plan avait donc été comprit de son coté, de même Hokuto l'avait surement mémorisé, la mission allait commençer mais la première étape ne prenait pas tout à fait en compte les objectifs de la mission, la première étape était l'éclairage. Pour cette simple tâche, Zaku en avait été désigné l'acteur, son premier but était d'éclairer sur la situation de l'entrée du village pendant qu'ils attendraient son retour ainsi que son rapport.
Après un court mais rude silence à travers la haute chaleur émit par le désert, Zaku abaissa petit à petit ces paupières pour finalement laisser sa vision entrer totalement dans obscurité. Mème si son niveau de connaissance en illusion soit le Genjutsu est assez faible, Zaku savait honorablement comment et quand utiliser ces techniques et ainsi, il allait utiliser un de ces jutsus pour accomplir sa petite tâche. Quand il eut assez malaxé son chackra, il s'enfonça facilement dans le sable. En effet, le sable était assez meuble là où s'étaient plaçés les trois jeunes genin, facilitant donc la pénétration dans celui-ci car si une tâche comme celle-ci aurait dû être exécutée dans la terre, cela aurait été largement plus difficile à cause de son épaisseur et sa dureté.
Finalement, Zaku était maintenant completement hors-vision de ses deux coéquipiers.
Plusieurs longues minutes s'étaient écoulées tandis qu'Hokuto et Kurite attendait patiemment le retour du turbulent Zaku, celui-ci apparut enfin devant les yeuxébahis des deux autres shinobis.
Sans plus attendre, l'instable personnage aux cheveux noirs débuta enfin son rapport tant attendu mais vu l'expression que celui-ci dégagait, il était pratiquement sûr que l'infiltration allait se passer comme Kurite l'avait prédit...
« Changement de situation, on passe au plan B, les portes du village sont closes. Nous ne sommes visiblement pas les bienvenues. Une trentaine de shinobis en armes se tiennent prêts à refouler les intrus. On va faire comme on a dit, on va donc devoir attendre que les conditions météo évoluent. »
Effectivement, les rumeurs n'étaient donc pas fausses, il est maintenant sûr qu'une file d'évènements à perturbé tout les systèmes du village caché ! Après ce rapport, il semblait évidemment que la mission devait continuer, peu importe la situation donc les trois shinobis du village caché de la pluie devaient entrer. Sur le moment, il ne manquait plus que l'arrivée d'une bonne condition météorologique pour déclencher la suite des évènements.
Fatigué d'avoir à supporter la rude chaleur du désert, Kurite hôta sa capuche mais laissa caché son bandeau pour ne pas faire connaître son village aux ninjas, habitants de Suna.
Enfin, des nuages vinrent tout de même assombrir le ciel ainsi que très nettement le désert... Le village fut secondairement touché par l'obscurité, laissant les trois shinobis d'Ame immobile devant cet étrange spectacle météorologique. Cependant, admirer les évènements n'était se dont il fallait penser, une telle occasion ne se répètera surement pas, c'est donc avec beaucoup de rapidité que devaient agir le trio. Selon le plan, Zaku doit provoquer une "anomalie météorologique" grâce à la puissance de ces techniques uniques et ainsi créer une sorte de tempête de sable, ce qui leur permettra de s'infiltrer à l'intérieur du villaga caché. Avant de partir faire sa seconde grande tâche, Zaku signala rapidement ses futurs actes.
« C'est le moment, je vais prendre un peu de distance et lorsque la nuit sera tombée, j'aurais soulevé assez de sable pour créer une tempête convaincante. Soyez prêts. »
Après ces paroles, Zaku partit faire ce qu'il devait faire, créer une "ouverture" !
Le temps s'écoula longuement, le soleil se dirigeait au fur et à mesure au tréfond de l'horizon et finalement, l'obscurité était parfaite pour la tactice. Tout comme l'étrange kunoichi nommée Hokuto, Kurite patientait, tout deux attendaient le moment prépice où ils s'infiltreraient à l'intérieur du village caché de Suna. Au fil des secondes qui passaient, la vision de Kurite et Hokuto sur Suna devint de plus en plus obstruée par... Du sable ! Apparement Zaku avait enfin réussi une grande partie de son travail, une tempête de sable s'était créé et se propageait dans tout l'espace désertique du pays ainsi que plus principalement, dans le village caché du sable... Leur destination !
À présent, s'était à leur tour de passer à l'action, il fallait entrer dans le village et grâce à la "diversion" que Zaku leur avait offert, cela se déroulerait beaucoup plus facilement.
Hokuto devait le penser aussi, attendre Zaku ne serait pas tolérable dans cette situation voire inutile, il fallait qu'il rejoigne Kurite ainsi que la belle Hokuto de lui-même, indépendement.
Hokuto et Kurite, tout deux se tenaient maintenant devant la grande paroie entourant la village caché de Suna, il ne fallait plus que la jeune femme use de ces talents pour entrer dans le village caché. Le jeune Kurite observa Hokuto qui joignit ces deux mains, créant rapidement une ouverture pour les mener tout droit à leur destination.
Regarder... À part regarder, Kurite n'avait servit en aucun cas jusqu'à maintenant, ses techniques n'étant pas vraiment utiles pour ce genre de situation...
Finalement, la kunoichi et le jeune shinobi se trouvaient enfin dans le village, l'infiltration avait été un succès. Le désert complet, voici ce qu'aperçurent les deux personnes dès leur apparition dans le village, aucuns villageois, aucun gardes... Tout deux devaient être arrivés dans une zone moins sensible que les autres, s'était tant mieux pour eux ! Dès le moment où ils étaient entrés dans le village caché, leur identité, leur origine ainsi que leur histoire, tout avait été préparé à l'avance... Tout les trois, Zaku inclu, sont des shinobis d'un petit clan sans histoire, sans origine.
À Présent, Kurite devait s'informer sur les proches évènements à Suna en cette période, tout devait être connu du Furukage, les trois shinobis n'allaient pas le déçevoir, surement pas !
Après s'être s'essuyé rapidement les vêtements "ensevelis" de sable avec des longs et rapides gestes, Kurite tourna son regard vers Hokuto et lui adressa rapidement la parole.
« À partir de maintenant, notre chemin se sépare il me semble... Je vais en direction de ruelles surpeuplées pour recceuillir des informations, à bientôt peut-être... »
Ensuite, il se rééquipa de sa capuche et partit en direction du centre-ville; Deux secondes après, celui-ci se retourna en direction de sa coéquipière et lui murmura quelques mots.
« Et.... Merci pour m'avoir aidé à entrer... »
Enfin, il se redressa en direction de sa vraie direction et tout en avançant à une petite allure, disparut de la vue d'Hokuto.
Maintenant, Kurite arpentait tel un étrange vagabond (^o^), cherchant donc un lieu où la population serait beaucoup plus nombreuse... Le centre ville était donc la meilleur destination pour exécuter la mission qui leur avait été confié. Peu à peu qu'il progressait, des voies se firent de plus en plus nombreuses, signes que la foule n'était pas loin ! En effet, Au fil de son avançé les villageois n'étaient pas cloitrés chez eux comme l'endroit d'où le jeune Kurite venait.
Finalement, la foule était enfin là, Kurite pouvait enfin faire ce qu'il avait à faire, recceuillir des informations sur les évènements récents qui se sont déroulés mais bien-sûr, sans éveiller des soupçons ainsi que beaucoup plus encore...
Cependant, une chose dérangeait le jeune garçon, pourquoi les villageois se trouvent à l'extérieur par un temps de tempête, étaient-ils aussi habitués que cela ?
Même si l'évènement méto qu'avait provoqué Zaku s'était estompé, les habitants ne devraient pas sortir de leur habitation pour autant, le danger pourrait-être toujours présent...
Malgré cela, l'étrange façon de vivre des habitants du village caché arrangeait beaucoup Kurite, cela lui permettrait de recceuilir plus facilement des informations. Cependant, il avait quitté brusquement la belle Hokuto et se demandait que faisait t-elle en ce moment et surtout, de quelle façon ferait t-elle pour remplir sa partie du travail...
Enfin, il décida malgré toute les choses qui le dérangeaient, de continuer la mission. Femmes, enfants, vieillards, hommes, vieilles femmes... Quelle serait la catégorie qui serait le plus intéressant à questionner, Kurite reflechissa quelques secondes et eu une idée assez lâche, mais qui marcherait à coup sûr !
Il se dirigea vers un bar et y entra, cherchant un homme qui serait assez bourré pour répondre à toutes questions... Heureusement, trouver ce type de personne était assez facile et Kurite se dirigea donc vers l'un d'eux, le seul qui était à l'écart des autres buveurs. Commençant la conversation en haussant la voix car le bruit qu'émanait l'ensemble des personnes se situant dans le bar était énorme.
« Oi oi ossan ! Paraît qu'le village est en crise, voir la fête ici est contraire à cette idée !
_Okaeri shitei ! *hic* Tu as bien raison *hic*, c'est un peu l'bazar ici, c'est vrai ! *hic*
_Nee nee ossan, l'étrange Byakko du clan Fuuma, que lui ai t-il arrivé ?
_*hic* paraît qu'cé suicidé *hic*, c'est plutôt étrange c'qui s'passe dans c'pays... Hé au fait, pourquoi t'poses autant de... »
Le veillard n'eut point eu le temps de finir sa phrase que le jeune nuke-nin d'Ame sortit une petite somme d'argent, assez pour se rafraîchir le gosier.
« Vous voulez que j'vous r'sert du Sake ?!
_Beeeeein, pas d'problème fumei-kun ! »
Après ça courte parole, le jeune Kurite se leva et partit en direction de l'aubergiste pour demander une bouteille de Sake qui évidemment n'était pas servie au vieillard inutilement... Si Kurite ne l'aurait pas fait, celui-ci méfierait très probablement le jeune garçon, signe d'echec de la mission...
Enfin, Kurite reçut la bouteille d'alcool après l'avoir échangé contre ces seuls ryos qui lui restaient sur lui... L'intérogatoire allait pouvoir reprendre !
Retroussant d'une manière peu honorable ses manches et versant le sake dans la chope de l'ancêtre, Kurite reprit la discussion mais cette fois-ci d'une façon plus discrête, question d'éviter d'autres soupçons futurs.
« Sû est en action il paraît, cela paraît plutôt admirable de leur part, mais d'un autre coté, une partie de la population du village n'est pas de cet avis...
_Les services *hic* secrets... Juste des bran*hic*leurs qui veulent foutre la merdre *hic* dans le village... Pour avoir le pouvoir rien *hic* que pour *hic* eux ! Et en plus, il l'ont obtenus leur pouvoir *hic*, et ils ont même déclenchés la loi martiale ! »
Sû... Ce nom, cet appellation avait été entendu de Kurite lorsqu'il se trouvait dans la rue principal, là où la foule était homni-présente... Il ne pensait pas connaître aussi vite sa signification ainsi que sa position dans les rangs du village. De plus en plus rapidement, le jeune Chuunin du village caché de la pluie avançait, il progressait rapidement dans sa partie du travail. Cependant, d'autres éléments attendaient encore, patiemment d'être découverts... Alors qu'il s'aprétait à débuter la troisième partie de sa tâche, Kurite sentit vaguement une aura assez spéciale, une aura qu'il connaissait très probablement mais il ne parvenait pas à comprendre... Cette aura si particulière, elle ne pouvait pas être mise de côté, une importance pouvait surement y être attachée !
Regardant minutieusement l'intérieur du batîment sans évidement bouger de sa position, Kurite chercha encore et encore à connaître l'homme ou la femme auquel cette sensation est rattachée...
*Trouvé ! ..........
( <-- tête lorsqu'il apperçoit le shinobi)... Lui... Je me suis acharné avec tant de précision pour savoir que c'est lui... Je suis frustré... Il me le paiera un jour lui...*
Le shinobi auquel la pensée était rattachée n'était personne d'autre que Zaku, que faisait-il ici celui-là, n'avait-il pas une nouvelle tâche à accomplir ?! En tout cas, voir un personnage tel que lui dans un bar ne signifiait qu'une chose, l'alcoolisme avait prit le dessus et il en était l'esclave...
Cette scène évoquait purement et simplement l'imbécilité de certains (fallait que je le dise, fallait
que je le dise
). Pour en revenir au sujet d'actualité, Kurite se retourna fâce au viel homme, prêt à débuter la suite de l'interview. Et c'est au mème moment que l'aura de Zaku s'étouffa peu à peu, lentement jusqu'à disparaître totalement des environs...
« Ques'qu'il y'a p'tit, un pro*hic*blème ? Lança le vieil homme en regardant Kurite,
_Non non, rien de grave en tout cas...
_Mouais, t'es *hic* bizarre toi !
_J'sais, ça m'arrive défois ! Mais sinon, y a t-il des protestants contre cette prise de pouvoir et l'enclenchement d'une telle loi, soit la loi martiale ?!
_Des protestants... Bien-sûr *hic* qu'il y en a, mais aucun *hic* ne se montre de peur d'être, selon eux, tués *hic* par Sû ! Cependant... Un jeune homme nommé Raiko *hic* c'est prononçé durant le discour de Sû... C'est un homme *hic* plutôt respectable c'gars là !
_En effet... Connaissez-vous le nom du dirigeant de Sû ou bien un de leur membres ?
_Evidemment *hic*, leur chef... Son nom est... »
La phrase du vieil homme se termina brutalement, la tête de celui-ci tombant violemment sur la table du bar, laissant par la suite échapper un atrôce ronflement, l'alcool l'avait apparement stoppé. L'importe révélation qu'attendait Kurite depuis le début lui avait échappé en l'espace d'une seconde, tout ça causé par l'alcool.... Quel évènement pitoyable...
Bizarrement, le brouhaha était tellement intense que personne n'avait remarqué l'endormissement de l'encêtre, signe second des pitoyables citoyens de Suna... Que feraient-ils en tant de guerre, cela restait une question assez illarante que se posait Kurite afin de diminuer sa râge envers l'homme.
Après un court mais rude silence à travers la haute chaleur émit par le désert, Zaku abaissa petit à petit ces paupières pour finalement laisser sa vision entrer totalement dans obscurité. Mème si son niveau de connaissance en illusion soit le Genjutsu est assez faible, Zaku savait honorablement comment et quand utiliser ces techniques et ainsi, il allait utiliser un de ces jutsus pour accomplir sa petite tâche. Quand il eut assez malaxé son chackra, il s'enfonça facilement dans le sable. En effet, le sable était assez meuble là où s'étaient plaçés les trois jeunes genin, facilitant donc la pénétration dans celui-ci car si une tâche comme celle-ci aurait dû être exécutée dans la terre, cela aurait été largement plus difficile à cause de son épaisseur et sa dureté.
Finalement, Zaku était maintenant completement hors-vision de ses deux coéquipiers.
Plusieurs longues minutes s'étaient écoulées tandis qu'Hokuto et Kurite attendait patiemment le retour du turbulent Zaku, celui-ci apparut enfin devant les yeux
Sans plus attendre, l'instable personnage aux cheveux noirs débuta enfin son rapport tant attendu mais vu l'expression que celui-ci dégagait, il était pratiquement sûr que l'infiltration allait se passer comme Kurite l'avait prédit...
« Changement de situation, on passe au plan B, les portes du village sont closes. Nous ne sommes visiblement pas les bienvenues. Une trentaine de shinobis en armes se tiennent prêts à refouler les intrus. On va faire comme on a dit, on va donc devoir attendre que les conditions météo évoluent. »
Effectivement, les rumeurs n'étaient donc pas fausses, il est maintenant sûr qu'une file d'évènements à perturbé tout les systèmes du village caché ! Après ce rapport, il semblait évidemment que la mission devait continuer, peu importe la situation donc les trois shinobis du village caché de la pluie devaient entrer. Sur le moment, il ne manquait plus que l'arrivée d'une bonne condition météorologique pour déclencher la suite des évènements.
Fatigué d'avoir à supporter la rude chaleur du désert, Kurite hôta sa capuche mais laissa caché son bandeau pour ne pas faire connaître son village aux ninjas, habitants de Suna.
Enfin, des nuages vinrent tout de même assombrir le ciel ainsi que très nettement le désert... Le village fut secondairement touché par l'obscurité, laissant les trois shinobis d'Ame immobile devant cet étrange spectacle météorologique. Cependant, admirer les évènements n'était se dont il fallait penser, une telle occasion ne se répètera surement pas, c'est donc avec beaucoup de rapidité que devaient agir le trio. Selon le plan, Zaku doit provoquer une "anomalie météorologique" grâce à la puissance de ces techniques uniques et ainsi créer une sorte de tempête de sable, ce qui leur permettra de s'infiltrer à l'intérieur du villaga caché. Avant de partir faire sa seconde grande tâche, Zaku signala rapidement ses futurs actes.
« C'est le moment, je vais prendre un peu de distance et lorsque la nuit sera tombée, j'aurais soulevé assez de sable pour créer une tempête convaincante. Soyez prêts. »
Après ces paroles, Zaku partit faire ce qu'il devait faire, créer une "ouverture" !
Le temps s'écoula longuement, le soleil se dirigeait au fur et à mesure au tréfond de l'horizon et finalement, l'obscurité était parfaite pour la tactice. Tout comme l'étrange kunoichi nommée Hokuto, Kurite patientait, tout deux attendaient le moment prépice où ils s'infiltreraient à l'intérieur du village caché de Suna. Au fil des secondes qui passaient, la vision de Kurite et Hokuto sur Suna devint de plus en plus obstruée par... Du sable ! Apparement Zaku avait enfin réussi une grande partie de son travail, une tempête de sable s'était créé et se propageait dans tout l'espace désertique du pays ainsi que plus principalement, dans le village caché du sable... Leur destination !
À présent, s'était à leur tour de passer à l'action, il fallait entrer dans le village et grâce à la "diversion" que Zaku leur avait offert, cela se déroulerait beaucoup plus facilement.
Hokuto devait le penser aussi, attendre Zaku ne serait pas tolérable dans cette situation voire inutile, il fallait qu'il rejoigne Kurite ainsi que la belle Hokuto de lui-même, indépendement.
Hokuto et Kurite, tout deux se tenaient maintenant devant la grande paroie entourant la village caché de Suna, il ne fallait plus que la jeune femme use de ces talents pour entrer dans le village caché. Le jeune Kurite observa Hokuto qui joignit ces deux mains, créant rapidement une ouverture pour les mener tout droit à leur destination.
Regarder... À part regarder, Kurite n'avait servit en aucun cas jusqu'à maintenant, ses techniques n'étant pas vraiment utiles pour ce genre de situation...
Finalement, la kunoichi et le jeune shinobi se trouvaient enfin dans le village, l'infiltration avait été un succès. Le désert complet, voici ce qu'aperçurent les deux personnes dès leur apparition dans le village, aucuns villageois, aucun gardes... Tout deux devaient être arrivés dans une zone moins sensible que les autres, s'était tant mieux pour eux ! Dès le moment où ils étaient entrés dans le village caché, leur identité, leur origine ainsi que leur histoire, tout avait été préparé à l'avance... Tout les trois, Zaku inclu, sont des shinobis d'un petit clan sans histoire, sans origine.
À Présent, Kurite devait s'informer sur les proches évènements à Suna en cette période, tout devait être connu du Furukage, les trois shinobis n'allaient pas le déçevoir, surement pas !
Après s'être s'essuyé rapidement les vêtements "ensevelis" de sable avec des longs et rapides gestes, Kurite tourna son regard vers Hokuto et lui adressa rapidement la parole.
« À partir de maintenant, notre chemin se sépare il me semble... Je vais en direction de ruelles surpeuplées pour recceuillir des informations, à bientôt peut-être... »
Ensuite, il se rééquipa de sa capuche et partit en direction du centre-ville; Deux secondes après, celui-ci se retourna en direction de sa coéquipière et lui murmura quelques mots.
« Et.... Merci pour m'avoir aidé à entrer... »
Enfin, il se redressa en direction de sa vraie direction et tout en avançant à une petite allure, disparut de la vue d'Hokuto.
Maintenant, Kurite arpentait tel un étrange vagabond (^o^), cherchant donc un lieu où la population serait beaucoup plus nombreuse... Le centre ville était donc la meilleur destination pour exécuter la mission qui leur avait été confié. Peu à peu qu'il progressait, des voies se firent de plus en plus nombreuses, signes que la foule n'était pas loin ! En effet, Au fil de son avançé les villageois n'étaient pas cloitrés chez eux comme l'endroit d'où le jeune Kurite venait.
Finalement, la foule était enfin là, Kurite pouvait enfin faire ce qu'il avait à faire, recceuillir des informations sur les évènements récents qui se sont déroulés mais bien-sûr, sans éveiller des soupçons ainsi que beaucoup plus encore...
Cependant, une chose dérangeait le jeune garçon, pourquoi les villageois se trouvent à l'extérieur par un temps de tempête, étaient-ils aussi habitués que cela ?
Même si l'évènement méto qu'avait provoqué Zaku s'était estompé, les habitants ne devraient pas sortir de leur habitation pour autant, le danger pourrait-être toujours présent...
Malgré cela, l'étrange façon de vivre des habitants du village caché arrangeait beaucoup Kurite, cela lui permettrait de recceuilir plus facilement des informations. Cependant, il avait quitté brusquement la belle Hokuto et se demandait que faisait t-elle en ce moment et surtout, de quelle façon ferait t-elle pour remplir sa partie du travail...
Enfin, il décida malgré toute les choses qui le dérangeaient, de continuer la mission. Femmes, enfants, vieillards, hommes, vieilles femmes... Quelle serait la catégorie qui serait le plus intéressant à questionner, Kurite reflechissa quelques secondes et eu une idée assez lâche, mais qui marcherait à coup sûr !
Il se dirigea vers un bar et y entra, cherchant un homme qui serait assez bourré pour répondre à toutes questions... Heureusement, trouver ce type de personne était assez facile et Kurite se dirigea donc vers l'un d'eux, le seul qui était à l'écart des autres buveurs. Commençant la conversation en haussant la voix car le bruit qu'émanait l'ensemble des personnes se situant dans le bar était énorme.
« Oi oi ossan ! Paraît qu'le village est en crise, voir la fête ici est contraire à cette idée !
_Okaeri shitei ! *hic* Tu as bien raison *hic*, c'est un peu l'bazar ici, c'est vrai ! *hic*
_Nee nee ossan, l'étrange Byakko du clan Fuuma, que lui ai t-il arrivé ?
_*hic* paraît qu'cé suicidé *hic*, c'est plutôt étrange c'qui s'passe dans c'pays... Hé au fait, pourquoi t'poses autant de... »
Le veillard n'eut point eu le temps de finir sa phrase que le jeune nuke-nin d'Ame sortit une petite somme d'argent, assez pour se rafraîchir le gosier.
« Vous voulez que j'vous r'sert du Sake ?!
_Beeeeein, pas d'problème fumei-kun ! »
Après ça courte parole, le jeune Kurite se leva et partit en direction de l'aubergiste pour demander une bouteille de Sake qui évidemment n'était pas servie au vieillard inutilement... Si Kurite ne l'aurait pas fait, celui-ci méfierait très probablement le jeune garçon, signe d'echec de la mission...
Enfin, Kurite reçut la bouteille d'alcool après l'avoir échangé contre ces seuls ryos qui lui restaient sur lui... L'intérogatoire allait pouvoir reprendre !
Retroussant d'une manière peu honorable ses manches et versant le sake dans la chope de l'ancêtre, Kurite reprit la discussion mais cette fois-ci d'une façon plus discrête, question d'éviter d'autres soupçons futurs.
« Sû est en action il paraît, cela paraît plutôt admirable de leur part, mais d'un autre coté, une partie de la population du village n'est pas de cet avis...
_Les services *hic* secrets... Juste des bran*hic*leurs qui veulent foutre la merdre *hic* dans le village... Pour avoir le pouvoir rien *hic* que pour *hic* eux ! Et en plus, il l'ont obtenus leur pouvoir *hic*, et ils ont même déclenchés la loi martiale ! »
Sû... Ce nom, cet appellation avait été entendu de Kurite lorsqu'il se trouvait dans la rue principal, là où la foule était homni-présente... Il ne pensait pas connaître aussi vite sa signification ainsi que sa position dans les rangs du village. De plus en plus rapidement, le jeune Chuunin du village caché de la pluie avançait, il progressait rapidement dans sa partie du travail. Cependant, d'autres éléments attendaient encore, patiemment d'être découverts... Alors qu'il s'aprétait à débuter la troisième partie de sa tâche, Kurite sentit vaguement une aura assez spéciale, une aura qu'il connaissait très probablement mais il ne parvenait pas à comprendre... Cette aura si particulière, elle ne pouvait pas être mise de côté, une importance pouvait surement y être attachée !
Regardant minutieusement l'intérieur du batîment sans évidement bouger de sa position, Kurite chercha encore et encore à connaître l'homme ou la femme auquel cette sensation est rattachée...
*Trouvé ! ..........
( <-- tête lorsqu'il apperçoit le shinobi)... Lui... Je me suis acharné avec tant de précision pour savoir que c'est lui... Je suis frustré... Il me le paiera un jour lui...*Le shinobi auquel la pensée était rattachée n'était personne d'autre que Zaku, que faisait-il ici celui-là, n'avait-il pas une nouvelle tâche à accomplir ?! En tout cas, voir un personnage tel que lui dans un bar ne signifiait qu'une chose, l'alcoolisme avait prit le dessus et il en était l'esclave...
Cette scène évoquait purement et simplement l'imbécilité de certains (fallait que je le dise, fallait
que je le dise
). Pour en revenir au sujet d'actualité, Kurite se retourna fâce au viel homme, prêt à débuter la suite de l'interview. Et c'est au mème moment que l'aura de Zaku s'étouffa peu à peu, lentement jusqu'à disparaître totalement des environs...« Ques'qu'il y'a p'tit, un pro*hic*blème ? Lança le vieil homme en regardant Kurite,
_Non non, rien de grave en tout cas...
_Mouais, t'es *hic* bizarre toi !
_J'sais, ça m'arrive défois ! Mais sinon, y a t-il des protestants contre cette prise de pouvoir et l'enclenchement d'une telle loi, soit la loi martiale ?!
_Des protestants... Bien-sûr *hic* qu'il y en a, mais aucun *hic* ne se montre de peur d'être, selon eux, tués *hic* par Sû ! Cependant... Un jeune homme nommé Raiko *hic* c'est prononçé durant le discour de Sû... C'est un homme *hic* plutôt respectable c'gars là !
_En effet... Connaissez-vous le nom du dirigeant de Sû ou bien un de leur membres ?
_Evidemment *hic*, leur chef... Son nom est... »
La phrase du vieil homme se termina brutalement, la tête de celui-ci tombant violemment sur la table du bar, laissant par la suite échapper un atrôce ronflement, l'alcool l'avait apparement stoppé. L'importe révélation qu'attendait Kurite depuis le début lui avait échappé en l'espace d'une seconde, tout ça causé par l'alcool.... Quel évènement pitoyable...
Bizarrement, le brouhaha était tellement intense que personne n'avait remarqué l'endormissement de l'encêtre, signe second des pitoyables citoyens de Suna... Que feraient-ils en tant de guerre, cela restait une question assez illarante que se posait Kurite afin de diminuer sa râge envers l'homme.

Kurite Guerdin- Ame




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Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
[Limite dépassée ù_ù]
Lassé de contempler cet humiliant spectacle, il se leva de la vulguaire, inconfortable chaise sur laquelle il était assis depuis le début, se dirigeant vers la sortie ou plutôt.. Vers la rue, afin de continuer à chercher l'indication restante soit le nom du dirigeant de l'actuel dirigeant du gouvernement, soit le chef de Sû !
Pour récapituler, voici les indications récupérées du vieil homme par le jeune Kurite:
Fuuma Akira ou plutôt nommé Byakko, Rokudaime Kazekage, est mort par suicide mais l'information n'est pas confirmée, la validité de l'information se fera grâce aux informations que ces coéquipiers auront trouvés pendant l'accomplissement de leur tâche respectives... Une organisation aux intentions inconnues nommée Sû à fait son apparition et à prit le pouvoir par la force, remplaçant ainsi les anciens membres du gourvernements tués pour une raison encore inconnue, celle-ci ayant aussi déclaré la loi martiale durant un discour public... Ensuite, un homme nommé Raiko s'oppose totalement aux idées de Sû et est donc contre la loi martiale, celui-ci tente actuellement de monter une sorte "d'armée" pour détroner Sû !
Après s'être remis en tête les informations recceuillies, Kurite traversa la foule lentement et discrêtement, question d'éviter que l'attention de la foule soit portée sur lui. Durant son passage, il vit deux shinobis, tout deux portants une veste Chuunin du village caché du sable, marchant au sens contraire de Kurite, soit en sa direction ! Kurite se décala légèrement vers la droite, faisant semblant d'admirer la vitrine d'un magasin de vêtement... Pour... Femme
... Sur le coup, il s'était mis totalement malgré son ignorance, en véritable perver ! Bref >< ... Les deux Juunins passèrent et au même moment qu'ils croisèrent Kurite, le jeune Chuunin d'Ame (moi ^o^) réussit à entendre un morceau de leur discussion:
« Dépêchons-nous, Atsusa Senken nous a demandé d'urgence paraît-il, évitons d'arriver en retard !
_Tsss, il a beau être le leader de Sû, posséder tout les pouvoirs, ce n'est pas pour autant que je me plie à lui par ma volonté, je reçois ça comme une obligation, de mon coté... »
Victoiiiiire ! Kurite avait enfin en tête l'indication restante, il connaissait enfin le nom de l'actuel dirigeant de Sû, Atsusa Senken...
Finalement, recceuillir des informations c'étaient révélé être interminablement long, mais Kurite y était enfin parvenu, il en était assez réjoui... Celui-ci espéraît maintenant que ses deux coéquipiers, Zaku et Hokuto, avaient eux aussi parvenus à accomplir leur tâches respectives...
Afin d'attendre ses deux coéquipiers au point de rassemblement qu'ils s'étaient communiqués, Kurite partit rapidement en direction de celui-ci.
*Déjà cela de fait... Direction le point de rassemblement !*
Lassé de contempler cet humiliant spectacle, il se leva de la vulguaire, inconfortable chaise sur laquelle il était assis depuis le début, se dirigeant vers la sortie ou plutôt.. Vers la rue, afin de continuer à chercher l'indication restante soit le nom du dirigeant de l'actuel dirigeant du gouvernement, soit le chef de Sû !
Pour récapituler, voici les indications récupérées du vieil homme par le jeune Kurite:
Fuuma Akira ou plutôt nommé Byakko, Rokudaime Kazekage, est mort par suicide mais l'information n'est pas confirmée, la validité de l'information se fera grâce aux informations que ces coéquipiers auront trouvés pendant l'accomplissement de leur tâche respectives... Une organisation aux intentions inconnues nommée Sû à fait son apparition et à prit le pouvoir par la force, remplaçant ainsi les anciens membres du gourvernements tués pour une raison encore inconnue, celle-ci ayant aussi déclaré la loi martiale durant un discour public... Ensuite, un homme nommé Raiko s'oppose totalement aux idées de Sû et est donc contre la loi martiale, celui-ci tente actuellement de monter une sorte "d'armée" pour détroner Sû !
Après s'être remis en tête les informations recceuillies, Kurite traversa la foule lentement et discrêtement, question d'éviter que l'attention de la foule soit portée sur lui. Durant son passage, il vit deux shinobis, tout deux portants une veste Chuunin du village caché du sable, marchant au sens contraire de Kurite, soit en sa direction ! Kurite se décala légèrement vers la droite, faisant semblant d'admirer la vitrine d'un magasin de vêtement... Pour... Femme
... Sur le coup, il s'était mis totalement malgré son ignorance, en véritable perver ! Bref >< ... Les deux Juunins passèrent et au même moment qu'ils croisèrent Kurite, le jeune Chuunin d'Ame (moi ^o^) réussit à entendre un morceau de leur discussion:« Dépêchons-nous, Atsusa Senken nous a demandé d'urgence paraît-il, évitons d'arriver en retard !
_Tsss, il a beau être le leader de Sû, posséder tout les pouvoirs, ce n'est pas pour autant que je me plie à lui par ma volonté, je reçois ça comme une obligation, de mon coté... »
Victoiiiiire ! Kurite avait enfin en tête l'indication restante, il connaissait enfin le nom de l'actuel dirigeant de Sû, Atsusa Senken...
Finalement, recceuillir des informations c'étaient révélé être interminablement long, mais Kurite y était enfin parvenu, il en était assez réjoui... Celui-ci espéraît maintenant que ses deux coéquipiers, Zaku et Hokuto, avaient eux aussi parvenus à accomplir leur tâches respectives...
Afin d'attendre ses deux coéquipiers au point de rassemblement qu'ils s'étaient communiqués, Kurite partit rapidement en direction de celui-ci.
*Déjà cela de fait... Direction le point de rassemblement !*
Thème musical: Eminem - Stan
Je suis la lumière, celle qui fera d'Amekagure le village le plus puissant !
Je suis celui... Qui éclairera le monde !
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Kurite Guerdin- Ame




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Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
A cet instant, Zaku n'avait qu'une envie: réduire en bouillie la tête de ce malappris à coup de poing jusqu'à s'en faire péter les poignets. Alors qu'il produisait un effort surhumain pour mettre un frein à ses désirs meurtrier, il entrevit dans ce simili de communication l'opportunité rêvée d'obtenir les dernières informations nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Mettant provisoirement de côté la rage qui le dévorait, il se mit dans la peau du vieil homme et tenta de produire un timbre de voix et des mimiques faciales convaincantes avant de lui tenir ces propos, fermement décidé à lui donner une leçon de bienséance...
"Je... Je suis confus... Voyez-vous, je crains d'avoir égaré un dossier de la plus haute importance... Et je ne puis simplement me résoudre à quitter ces lieux en laissant cette affaire en suspend... Auriez-vous l'amabilité de m'assister quelques instants dans cette tâche ? Croyez bien que j'en suis navré...Mais ceci concerne notre valeureuse Sû et..."
"Sû ? Tu perds la boule, vieux débris ! On s'est jamais occupé de leur paperasse ici. Chuis même pas sûr qu'il y est un seul bout de papier qui mentionne son existence dans tout le village... Aaaahh tu me fais perdre mon temps ! Allez, attrape ces p****** de documents et me casse pas les ****** !"
Aucune archive sur Sû ? Il avait bien du mal à y croire... Alors comme ça, les Sunajin pousseraient le vice jusqu'à ne laisser aucune trace écrite des agissements de leurs services secrets... Possible... Et puis, même si cela n'avait pas été le cas, l'autre "p'tit con" avait affirmé qu'elles ne se trouvaient pas ici. Mais avait-il une seule raison d'accorder un tant soit peu de crédit à ses dires ? De toute manière, il n'avait pas le choix. Même si cette idée le répugnait, il fallait maintenant qu'il s'écrase. Il allait devoir le suivre. A bien y réfléchir, ce n'était pas être pas plus mal ainsi. Il se laisserai docilement guider jusqu'à la sortie puis se débrouillerai pour prendre congé de son hôte au moment opportun et, finalement, s'en irai par la grande porte ! Au nez et à la barbe de tous ces imbéciles ! Sur le papier, le plan semblait tout à fait viable. Quant à savoir s'il résisterai au contact de l'ennemi...
*Comme dit le proverbe: "Qui vivra, verra !"*
Il fit tout son possible pour tendre un bras faible et maladroit et s'empara au hasard de quelques dossiers dans le rayon à sa droite, puis reprit d'un ton qu'il voulait d'une neutralité quasi-helvétique.
"Hum ! Oui, oui. C'est évident. Je dois manquer de sommeil....ça c'est sûr !... Sans aucun doute... N'est-ce pas ? Hmm, oui. Me voici ! Je vous suis !"
"Bien ! Ne traine pas. On est déjà suffisamment à la bourre et j'ai pas envie de me taper un blâme à cause de ta sénilité !"
*T'es mort...! ><*
Adoptant une démarche claudicante, Zaku se donnait véritablement du mal pour jouer son rôle à la perfection. Et apparemment, il y parvenait avec brio, le Shinobi, qui, à présent, lui tournai le dos, n'y ayant vu que du feu. L'idée d'une possible reconversion dans les arts de la scène le fit sourire un instant, jusqu'à ce qu'il se souvienne qu'il n'y avait, en définitif, qu'une seule manière de mettre un terme à sa carrière présente: les pieds devants ! Moui... Après tout, l'idée n'était peut-être pas si bonne que ça... Alors que le duo s'apprêtait à quitter la salle des archives pour de bon, notre jeune héros eu une pensée compatissante pour ce pauvre vieillard, toujours encastré dans une de ses chers étagères, qui finirait bien par se réveiller un jour... Ou pas...! Il s'efforça d'oublier la condition précaire de l'ancêtre qui, de toute manière, avait probablement déjà passé l'arme à gauche, pour reporter son attention sur le cou*l*on de devant.
Tandis que les minutes s'amoncelaient à un rythme déprimant, celui-ci multipliait les interjections désobligeantes à l'encontre de ce pauvre Zaku, au bord de la crise de nerfs. S'en était trop... Il saturait ! Chaque respiration lui coûtait une somme incommensurable d'efforts pour ne pas se métamorphoser en un terrifiant cri de rage. Chaque pas étaient une souffrance, alors qu'il contraignait la totalité des muscles de son corps pour se retenir de se jeter sur ce type, au paroxysme de la sauvagerie... Et qui plus est, sa saleté de cigarette, la troisième déjà (!), souillait l'air, déjà peu respirable, d'une insupportable odeur de tabac. Il priait très fort pour que cette pourriture n'imprègne pas ses habits. Il ne pourrait pas supporter ces effluves malodorantes durant tout le trajet du retour jusqu'à Ame. Oh que non ! Ce n'était même pas envisageable ! Alors que son regard se posait avidement sur la nuque dénudée de cet homme qui matérialisait à lui seul toute la haine que Zaku pouvait éprouver, un véritable océan, il distingua, à plusieurs mètres devant eux, laissant timidement entrevoir un mince filet de lueur solaire, une épaisse porte métallique, et close... La sortie !
L'occasion était trop belle: sans se retenir une seconde de plus, il laissa exploser son envie de meurtre ! Avant même que le Shinobi de Suna n'ait pu comprendre de quoi il retournait, Zaku s'était précipité contre lui, le plaquant violemment au sol. Il vécut le choc qui s'ensuivit comme une véritable libération. Quelle jouissance que de laisser libre cour à ses instincts primaires ! Il allait enfin pouvoir réaliser ses désirs les plus barbares... Pour prévenir toutes tentatives d'appel à l'aide, il projeta de toutes ses forces le crâne de son opposant à la rencontre du roc. Un claquement sourd résonna avant de se perdre en échos dans les profondeurs du tunnel. Le Sunajin était complètement sonné, mais le jeune Chuunin d'Ame ne s'en arrêta pas là pour autant. D'un geste brusque, il retourna le corps de son adversaire, qui n'opposa pratiquement aucune résistance. Il se l'était promis et il mit sa parole à exécution: ses poings vinrent marteler impitoyablement le visage hagard qui lui faisait face dans une véritable orgie de bestialité. Ses yeux ne reflétaient plus rien d'autre que la férocité du prédateur affamé. Débordant de fureur, il s'acharnait sans aucune retenue. Le sang giclait, encore, et encore, et encore, tandis qu'il rugissait de plus belle. Toujours plus d'hémoglobine se répandait sur ses poings, éclaboussant son visage, ses vêtements, la pierre, mais il ne faisait plus attention à rien. Aveuglé par la haine, il ne sentait même pas la peau de ses mains se déchirer sur les os saillants du crâne qu'il frappait, inlassablement. Le visage déformé par la rage, recouvert d'un liquide chaud et écarlate, il était méconnaissable. Une odeur de mort inondait l'étroit couloir, oppressante, emplissant ses narines, mais il n'en avait cure. Le plaisir de sentir cette boîte crânienne se fissurer, se briser, se disloquer un peu plus à chaque impact... la peau se déchirer... tout ce sang se déverser... cela n'avait rien d'un impressionnant duel entre deux valeureux Shinobis, ni même d'une vulgaire rixe de comptoirs, c'était un massacre... Aucun autre mot n'aurait pu mieux rendre compte de cette scène qui se déroula durant plusieurs longues minutes, quasiment muette, sans le moindre spectateur et qui, pourtant, atteignit les sommets de la violence.
Petit à petit, Zaku s'épuisait, et, durant le même temps, la lucidité reprenait lentement ses droits. Les ordres du Furukage refirent soudainement surface, sonnant définitivement le glas de cette tuerie, à laquelle il s'adonnait depuis bien trop longtemps. La respiration haletante, il stoppa enfin l'action de ses poings et son visage se détendit doucement.
Mais qu'avait-il fait ? Comment avait-il pu tomber aussi bas ? Ce comportement n'était pas digne d'un être humain, il le réalisait parfaitement, il n'était autre qu'une bête sauvage. Une bête qui se dissimule sous une fourrure de civisme, telle était sa véritable nature: obscure, violente et terrible. Consterné, il observait l'état de ses poings avec stupeur. Sur le dessus de ses doigts, les chairs avaient été arrachées. Ce n'étaient plus des mains, mais des moignons sanguinolents. Cependant, il semblait trop choqué pour ressentir la moindre douleur... Il constata ensuite le résultat de sa barbarie directement sur la face du jeune homme qu'il avait roué de coups, peut-être jusqu'à la mort... Un portrait trop horrible pour être décri.
Il tendit fébrilement deux doigts en piteux état vers la carotide de ce dernier, palpa pendant plusieurs secondes, sans détecter aucun pouls. L'avait-il tué ? Non, il se refusait à cette éventualité, et ce n'était pas seulement à cause des ordres de mission. Il y avait quelque chose de plus profond, plus intense, en lui, une volonté lointaine, un cri de l'âme... La valeur de la vie... Aussi étrange que cela pouvait paraître, il le ressentait à présent. Cet amour universel, ce désir de protéger et perpétuer la vie, cette chose à la fois fragile et tellement belle, sous n'importe quelle forme, quel qu'en soit le prix... Il voulait hurler son désaccord, il ne pouvait s'y résoudre. Cette vie qu'il voyait fuir, disparaître, devant ses yeux, sous ses mains, par sa faute, il voulait dorénavant la préserver. Pas question de rester planté là, à subir les événements. Non ! Sans réfléchir, il arracha la chemise du jeune homme et colla son oreille contre sa poitrine. Rien... Pourquoi ?... Pourquoi... ? Le chagrin et les remords submergèrent son cœur, plus intensément que jamais. Ce n'était pas la fin. Pas pour lui, pas pour eux deux. Alors il plaça ses mains contre le torse de cet être à la frontière des deux mondes, et avec toute l'ardeur qui lui restait, pratiqua pour la première fois de sa vie un semblant de massage cardiaque. Il n'avait absolument aucune idée de comment il fallait s'y prendre mais il n'en démordit pas, mettant toute sa force à l'ouvrage. Il voulait utiliser son chakra, faire usage de ces fameuses techniques, ce ninjutsu médical dont il avait maintes fois entendu parler, mais il n'avait rien d'un médecin alors c'est le feu de son âme qu'il mit en jeu et, toujours pour la première fois de sa vie, il pria. Avec ferveur, avec compassion, avec amour et dévotion, il pria... Il pria comme jamais personne n'avait prié, comme jamais personne ne prierai plus jamais.
Il pria... Mais le miracle tant espéré ne se réalisa pas...
Le jeune Sunajin avait rendu son dernier souffle, et lui, il était perdu. Aussi bien physiquement, mentalement, que littéralement, il était perdu. Il passa près d'une vingtaine de minutes, adossé à la pierre rude et glaciale, le regard dans le vide, l'esprit vagabondant dans des contrées vierges de toutes pensées. Tout son corps était agité d'infimes convulsions, sanglots sans larmes, et il ne pouvait l'en empêcher. Qu'allait-il faire ? Il avait enfreint les ordres de mission, indéniablement. Peu importait... Il n'avait qu'à faire en sorte que cela ne se sache pas... Mais pour l'instant il restait toujours immobile, laissant le temps s'écouler comme l'eau d'un fleuve, en douceur... Il voulait tout oublier. Ce meurtre gratuit, impitoyable, impardonnable, mais aussi, ce côté sombre de sa personnalité, tapi dans les abysses de son être. Il pouvait le sentir qui attendait son heure à nouveau, tel un prédateur guettant patiemment sa proie. Désespéré, il se questionnait sur l'origine de ce monstre qui sommeillait en lui, mais pas la moindre piste de réponse ne lui vint. C'est alors qu'il se souvint que lui, ou plutôt le vieil homme dont il avait emprunté l'apparence, était attendu de toute urgence dans la salle du conseil. Il plongea ses canines dans la chair épaisse de sa lèvre inférieure et le sang se déversa abondamment sur son menton et long de sa gorge, espérant que la douleur le rappellerait au devoir. Bien que le résultat fut imparfait, cela lui permit tout de même de reprendre quelque peu ses esprits. Avec difficultés, il se leva, en s'aidant de l'appui que lui offrait le mur. Se penchant sur la dépouille inanimée qui gênait le passage, il lui retira plusieurs lambeaux de tissus dont il se servit pour recouvrir ses poings déchiquetés. Le contact fut douloureux au point de lui arraché une grimace. Satisfait de ses bandages de fortunes, il se mit à réfléchir sur le moyen de se débarrasser de ce corps sans vie, et il opta finalement pour une solution des plus respectueuses. Alors il perdit cinq minutes supplémentaires, usant de son affinité Doton pour creuser une sépulture suffisamment spacieuse, destinée à recevoir le Sunajin pour son dernier et éternel repos. Il fit l'effort de le placer dans une position décente, puis scella le cercueil, toujours grâce à sa maîtrise des pouvoirs de la terre. Il lui adressa une dernière prière dans l'espoir qu'il puisse reposer en paix pour l'éternité, puis, il abandonna derrière lui tous ces événements traumatisants, se dirigeant en direction de la porte d'un pas décidé.
Au moment où il posa la main sur la poignée, il fit encore une fois usage d'un Genjutsu pour prendre l'apparence de l'homme qu'il venait tout juste d'enterrer. Il allait encore devoir jouer la comédie... Ouvrant la porte avec fracas, il se retrouva au pied d'une petite dizaine de marches qui débouchaient dans un hall plutôt vaste. Il les gravit à toute allure, et déboula dans la salle où se pressaient quelques rares fonctionnaires, avec un air paniqué. Il repéra deux gardes solidement bâtis, postés à l'entrée du bâtiment. Etrangement, tous deux tenaient dans leur bras plusieurs pelotes de laine. Mais Zaku n'avait plus le temps de s'attarder sur des détails aussi insignifiants, bien que plutôt amusants. Il se précipita dans leur direction et les interpella de manière à leur faire ressentir toute l'urgence d'une situation pas si fictive que cela.
"Eh ! Vous ! L'archiviste a disparu ! Courrez vite au sous-sol, je vais prévenir le Conseil !"
"Heu... Mais..."
"...Mais restez pas planté là ! Bougez-vous le c** !"
"B... Bien !"
Sans protester d'avantage, les deux colosses laissèrent tomber leurs bouboules laineuses et coururent en toute hâte vers les souterrains. Ils sautèrent la volée de marche puis disparurent dans les ténèbres du couloir, refermant la porte derrière eux. Tout se déroulait à merveille.
"Bakayaro..."
Evidemment, il n'avait nullement l'intention d'aller rendre visite au Conseil de Suna, il était peut-être idiot, mais pas suicidaire. En toute impunité, il se dirigea donc vers la sortie, et franchit le porche, triomphant, accueillant les derniers rayons d'une journée éprouvante avec joie. Malgré le soulagement, il ne pouvait s'empêcher de garder un goût amer, une boule en travers de la gorge, lorsqu'il songeait à tout ce qui venait de se passer. Il leva une main au-dessus de ses yeux pour leur épargner une exposition trop soudaine à tant de lumière, poussa un long soupir forcé, et admira la vue qui donnait sur la place principale du village, là où les habitants venaient profiter des dernières heures du marché quotidien. Une atmosphère chaleureuse se dégageait de cette scène qui n'avait pourtant rien d'extraordinaire, contrastant sans doute avec les nombreuses épreuves qu'il venait d'endurer. A la fois heureux et mélancolique, il entreprit de descendre les imposantes marches qui s'étalaient devant l'entrée de l'édifice. Il était tiré d'affaire. Pour l'instant...
Il ne lui restait dorénavant plus qu'à rejoindre ses coéquipiers, et finir le travail ensemble.
[En finition !(=presque fini !=D)]
"Je... Je suis confus... Voyez-vous, je crains d'avoir égaré un dossier de la plus haute importance... Et je ne puis simplement me résoudre à quitter ces lieux en laissant cette affaire en suspend... Auriez-vous l'amabilité de m'assister quelques instants dans cette tâche ? Croyez bien que j'en suis navré...Mais ceci concerne notre valeureuse Sû et..."
"Sû ? Tu perds la boule, vieux débris ! On s'est jamais occupé de leur paperasse ici. Chuis même pas sûr qu'il y est un seul bout de papier qui mentionne son existence dans tout le village... Aaaahh tu me fais perdre mon temps ! Allez, attrape ces p****** de documents et me casse pas les ****** !"
Aucune archive sur Sû ? Il avait bien du mal à y croire... Alors comme ça, les Sunajin pousseraient le vice jusqu'à ne laisser aucune trace écrite des agissements de leurs services secrets... Possible... Et puis, même si cela n'avait pas été le cas, l'autre "p'tit con" avait affirmé qu'elles ne se trouvaient pas ici. Mais avait-il une seule raison d'accorder un tant soit peu de crédit à ses dires ? De toute manière, il n'avait pas le choix. Même si cette idée le répugnait, il fallait maintenant qu'il s'écrase. Il allait devoir le suivre. A bien y réfléchir, ce n'était pas être pas plus mal ainsi. Il se laisserai docilement guider jusqu'à la sortie puis se débrouillerai pour prendre congé de son hôte au moment opportun et, finalement, s'en irai par la grande porte ! Au nez et à la barbe de tous ces imbéciles ! Sur le papier, le plan semblait tout à fait viable. Quant à savoir s'il résisterai au contact de l'ennemi...
*Comme dit le proverbe: "Qui vivra, verra !"*
Il fit tout son possible pour tendre un bras faible et maladroit et s'empara au hasard de quelques dossiers dans le rayon à sa droite, puis reprit d'un ton qu'il voulait d'une neutralité quasi-helvétique.
"Hum ! Oui, oui. C'est évident. Je dois manquer de sommeil....ça c'est sûr !... Sans aucun doute... N'est-ce pas ? Hmm, oui. Me voici ! Je vous suis !"
"Bien ! Ne traine pas. On est déjà suffisamment à la bourre et j'ai pas envie de me taper un blâme à cause de ta sénilité !"
*T'es mort...! ><*
Adoptant une démarche claudicante, Zaku se donnait véritablement du mal pour jouer son rôle à la perfection. Et apparemment, il y parvenait avec brio, le Shinobi, qui, à présent, lui tournai le dos, n'y ayant vu que du feu. L'idée d'une possible reconversion dans les arts de la scène le fit sourire un instant, jusqu'à ce qu'il se souvienne qu'il n'y avait, en définitif, qu'une seule manière de mettre un terme à sa carrière présente: les pieds devants ! Moui... Après tout, l'idée n'était peut-être pas si bonne que ça... Alors que le duo s'apprêtait à quitter la salle des archives pour de bon, notre jeune héros eu une pensée compatissante pour ce pauvre vieillard, toujours encastré dans une de ses chers étagères, qui finirait bien par se réveiller un jour... Ou pas...! Il s'efforça d'oublier la condition précaire de l'ancêtre qui, de toute manière, avait probablement déjà passé l'arme à gauche, pour reporter son attention sur le cou*l*on de devant.
Tandis que les minutes s'amoncelaient à un rythme déprimant, celui-ci multipliait les interjections désobligeantes à l'encontre de ce pauvre Zaku, au bord de la crise de nerfs. S'en était trop... Il saturait ! Chaque respiration lui coûtait une somme incommensurable d'efforts pour ne pas se métamorphoser en un terrifiant cri de rage. Chaque pas étaient une souffrance, alors qu'il contraignait la totalité des muscles de son corps pour se retenir de se jeter sur ce type, au paroxysme de la sauvagerie... Et qui plus est, sa saleté de cigarette, la troisième déjà (!), souillait l'air, déjà peu respirable, d'une insupportable odeur de tabac. Il priait très fort pour que cette pourriture n'imprègne pas ses habits. Il ne pourrait pas supporter ces effluves malodorantes durant tout le trajet du retour jusqu'à Ame. Oh que non ! Ce n'était même pas envisageable ! Alors que son regard se posait avidement sur la nuque dénudée de cet homme qui matérialisait à lui seul toute la haine que Zaku pouvait éprouver, un véritable océan, il distingua, à plusieurs mètres devant eux, laissant timidement entrevoir un mince filet de lueur solaire, une épaisse porte métallique, et close... La sortie !
L'occasion était trop belle: sans se retenir une seconde de plus, il laissa exploser son envie de meurtre ! Avant même que le Shinobi de Suna n'ait pu comprendre de quoi il retournait, Zaku s'était précipité contre lui, le plaquant violemment au sol. Il vécut le choc qui s'ensuivit comme une véritable libération. Quelle jouissance que de laisser libre cour à ses instincts primaires ! Il allait enfin pouvoir réaliser ses désirs les plus barbares... Pour prévenir toutes tentatives d'appel à l'aide, il projeta de toutes ses forces le crâne de son opposant à la rencontre du roc. Un claquement sourd résonna avant de se perdre en échos dans les profondeurs du tunnel. Le Sunajin était complètement sonné, mais le jeune Chuunin d'Ame ne s'en arrêta pas là pour autant. D'un geste brusque, il retourna le corps de son adversaire, qui n'opposa pratiquement aucune résistance. Il se l'était promis et il mit sa parole à exécution: ses poings vinrent marteler impitoyablement le visage hagard qui lui faisait face dans une véritable orgie de bestialité. Ses yeux ne reflétaient plus rien d'autre que la férocité du prédateur affamé. Débordant de fureur, il s'acharnait sans aucune retenue. Le sang giclait, encore, et encore, et encore, tandis qu'il rugissait de plus belle. Toujours plus d'hémoglobine se répandait sur ses poings, éclaboussant son visage, ses vêtements, la pierre, mais il ne faisait plus attention à rien. Aveuglé par la haine, il ne sentait même pas la peau de ses mains se déchirer sur les os saillants du crâne qu'il frappait, inlassablement. Le visage déformé par la rage, recouvert d'un liquide chaud et écarlate, il était méconnaissable. Une odeur de mort inondait l'étroit couloir, oppressante, emplissant ses narines, mais il n'en avait cure. Le plaisir de sentir cette boîte crânienne se fissurer, se briser, se disloquer un peu plus à chaque impact... la peau se déchirer... tout ce sang se déverser... cela n'avait rien d'un impressionnant duel entre deux valeureux Shinobis, ni même d'une vulgaire rixe de comptoirs, c'était un massacre... Aucun autre mot n'aurait pu mieux rendre compte de cette scène qui se déroula durant plusieurs longues minutes, quasiment muette, sans le moindre spectateur et qui, pourtant, atteignit les sommets de la violence.
Petit à petit, Zaku s'épuisait, et, durant le même temps, la lucidité reprenait lentement ses droits. Les ordres du Furukage refirent soudainement surface, sonnant définitivement le glas de cette tuerie, à laquelle il s'adonnait depuis bien trop longtemps. La respiration haletante, il stoppa enfin l'action de ses poings et son visage se détendit doucement.
Mais qu'avait-il fait ? Comment avait-il pu tomber aussi bas ? Ce comportement n'était pas digne d'un être humain, il le réalisait parfaitement, il n'était autre qu'une bête sauvage. Une bête qui se dissimule sous une fourrure de civisme, telle était sa véritable nature: obscure, violente et terrible. Consterné, il observait l'état de ses poings avec stupeur. Sur le dessus de ses doigts, les chairs avaient été arrachées. Ce n'étaient plus des mains, mais des moignons sanguinolents. Cependant, il semblait trop choqué pour ressentir la moindre douleur... Il constata ensuite le résultat de sa barbarie directement sur la face du jeune homme qu'il avait roué de coups, peut-être jusqu'à la mort... Un portrait trop horrible pour être décri.
Il tendit fébrilement deux doigts en piteux état vers la carotide de ce dernier, palpa pendant plusieurs secondes, sans détecter aucun pouls. L'avait-il tué ? Non, il se refusait à cette éventualité, et ce n'était pas seulement à cause des ordres de mission. Il y avait quelque chose de plus profond, plus intense, en lui, une volonté lointaine, un cri de l'âme... La valeur de la vie... Aussi étrange que cela pouvait paraître, il le ressentait à présent. Cet amour universel, ce désir de protéger et perpétuer la vie, cette chose à la fois fragile et tellement belle, sous n'importe quelle forme, quel qu'en soit le prix... Il voulait hurler son désaccord, il ne pouvait s'y résoudre. Cette vie qu'il voyait fuir, disparaître, devant ses yeux, sous ses mains, par sa faute, il voulait dorénavant la préserver. Pas question de rester planté là, à subir les événements. Non ! Sans réfléchir, il arracha la chemise du jeune homme et colla son oreille contre sa poitrine. Rien... Pourquoi ?... Pourquoi... ? Le chagrin et les remords submergèrent son cœur, plus intensément que jamais. Ce n'était pas la fin. Pas pour lui, pas pour eux deux. Alors il plaça ses mains contre le torse de cet être à la frontière des deux mondes, et avec toute l'ardeur qui lui restait, pratiqua pour la première fois de sa vie un semblant de massage cardiaque. Il n'avait absolument aucune idée de comment il fallait s'y prendre mais il n'en démordit pas, mettant toute sa force à l'ouvrage. Il voulait utiliser son chakra, faire usage de ces fameuses techniques, ce ninjutsu médical dont il avait maintes fois entendu parler, mais il n'avait rien d'un médecin alors c'est le feu de son âme qu'il mit en jeu et, toujours pour la première fois de sa vie, il pria. Avec ferveur, avec compassion, avec amour et dévotion, il pria... Il pria comme jamais personne n'avait prié, comme jamais personne ne prierai plus jamais.
Il pria... Mais le miracle tant espéré ne se réalisa pas...
Le jeune Sunajin avait rendu son dernier souffle, et lui, il était perdu. Aussi bien physiquement, mentalement, que littéralement, il était perdu. Il passa près d'une vingtaine de minutes, adossé à la pierre rude et glaciale, le regard dans le vide, l'esprit vagabondant dans des contrées vierges de toutes pensées. Tout son corps était agité d'infimes convulsions, sanglots sans larmes, et il ne pouvait l'en empêcher. Qu'allait-il faire ? Il avait enfreint les ordres de mission, indéniablement. Peu importait... Il n'avait qu'à faire en sorte que cela ne se sache pas... Mais pour l'instant il restait toujours immobile, laissant le temps s'écouler comme l'eau d'un fleuve, en douceur... Il voulait tout oublier. Ce meurtre gratuit, impitoyable, impardonnable, mais aussi, ce côté sombre de sa personnalité, tapi dans les abysses de son être. Il pouvait le sentir qui attendait son heure à nouveau, tel un prédateur guettant patiemment sa proie. Désespéré, il se questionnait sur l'origine de ce monstre qui sommeillait en lui, mais pas la moindre piste de réponse ne lui vint. C'est alors qu'il se souvint que lui, ou plutôt le vieil homme dont il avait emprunté l'apparence, était attendu de toute urgence dans la salle du conseil. Il plongea ses canines dans la chair épaisse de sa lèvre inférieure et le sang se déversa abondamment sur son menton et long de sa gorge, espérant que la douleur le rappellerait au devoir. Bien que le résultat fut imparfait, cela lui permit tout de même de reprendre quelque peu ses esprits. Avec difficultés, il se leva, en s'aidant de l'appui que lui offrait le mur. Se penchant sur la dépouille inanimée qui gênait le passage, il lui retira plusieurs lambeaux de tissus dont il se servit pour recouvrir ses poings déchiquetés. Le contact fut douloureux au point de lui arraché une grimace. Satisfait de ses bandages de fortunes, il se mit à réfléchir sur le moyen de se débarrasser de ce corps sans vie, et il opta finalement pour une solution des plus respectueuses. Alors il perdit cinq minutes supplémentaires, usant de son affinité Doton pour creuser une sépulture suffisamment spacieuse, destinée à recevoir le Sunajin pour son dernier et éternel repos. Il fit l'effort de le placer dans une position décente, puis scella le cercueil, toujours grâce à sa maîtrise des pouvoirs de la terre. Il lui adressa une dernière prière dans l'espoir qu'il puisse reposer en paix pour l'éternité, puis, il abandonna derrière lui tous ces événements traumatisants, se dirigeant en direction de la porte d'un pas décidé.
Au moment où il posa la main sur la poignée, il fit encore une fois usage d'un Genjutsu pour prendre l'apparence de l'homme qu'il venait tout juste d'enterrer. Il allait encore devoir jouer la comédie... Ouvrant la porte avec fracas, il se retrouva au pied d'une petite dizaine de marches qui débouchaient dans un hall plutôt vaste. Il les gravit à toute allure, et déboula dans la salle où se pressaient quelques rares fonctionnaires, avec un air paniqué. Il repéra deux gardes solidement bâtis, postés à l'entrée du bâtiment. Etrangement, tous deux tenaient dans leur bras plusieurs pelotes de laine. Mais Zaku n'avait plus le temps de s'attarder sur des détails aussi insignifiants, bien que plutôt amusants. Il se précipita dans leur direction et les interpella de manière à leur faire ressentir toute l'urgence d'une situation pas si fictive que cela.
"Eh ! Vous ! L'archiviste a disparu ! Courrez vite au sous-sol, je vais prévenir le Conseil !"
"Heu... Mais..."
"...Mais restez pas planté là ! Bougez-vous le c** !"
"B... Bien !"
Sans protester d'avantage, les deux colosses laissèrent tomber leurs bouboules laineuses et coururent en toute hâte vers les souterrains. Ils sautèrent la volée de marche puis disparurent dans les ténèbres du couloir, refermant la porte derrière eux. Tout se déroulait à merveille.
"Bakayaro..."
Evidemment, il n'avait nullement l'intention d'aller rendre visite au Conseil de Suna, il était peut-être idiot, mais pas suicidaire. En toute impunité, il se dirigea donc vers la sortie, et franchit le porche, triomphant, accueillant les derniers rayons d'une journée éprouvante avec joie. Malgré le soulagement, il ne pouvait s'empêcher de garder un goût amer, une boule en travers de la gorge, lorsqu'il songeait à tout ce qui venait de se passer. Il leva une main au-dessus de ses yeux pour leur épargner une exposition trop soudaine à tant de lumière, poussa un long soupir forcé, et admira la vue qui donnait sur la place principale du village, là où les habitants venaient profiter des dernières heures du marché quotidien. Une atmosphère chaleureuse se dégageait de cette scène qui n'avait pourtant rien d'extraordinaire, contrastant sans doute avec les nombreuses épreuves qu'il venait d'endurer. A la fois heureux et mélancolique, il entreprit de descendre les imposantes marches qui s'étalaient devant l'entrée de l'édifice. Il était tiré d'affaire. Pour l'instant...
Il ne lui restait dorénavant plus qu'à rejoindre ses coéquipiers, et finir le travail ensemble.
[En finition !(=presque fini !=D)]
Dernière édition par Zaku le Mar 1 Juil - 4:42, édité 2 fois

Zaku- Ame




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Re: Mission to Suna [Kurite/Zaku(/Hokuto)]
[Voilà j'ai déplacée mon post ici ! Je risque d'éditer pour me joindre au rassemblement de l'équipe
]
La grande muraille de Suna s’éloigna. Cela faisait maintenant plusieurs minutes que la kunoichi avait quittée la compagnie de Kurite, et elle arpentait désormais seule les rues du village caché du sable. Ainsi, mêlée à la foule encore timide après la tempête qui s’était abattue sur la ville, la jeune femme n’avait eut aucun mal à s’intégrer dans la fourmilière. En effet, quelques pas plus tôt, elle s’était procurée un manteau de toile beigne et ocre -tenue traditionnelle à Suna, et arborait désormais l’apparence d’une citoyenne ordinaire.
L’odorante vapeur du poissons et des viandes fris s’accumulait dans un nuage épais, et recouvrait la presque totalité des avenues marchandes. De plus, la moiteur du temps nuageux, pourtant si rare dans le pays, rendait l’air suave et consistant. Il faisait chaud, certes, mais l’humidité non naturelle qui hantait les lieux était tout bonnement irrespirable. A cette sensation, Hokuto regretta une fois encore la douce fraîcheur des pluies d’Ame et le tintement frêle des pluies sur les carreaux de son appartement. Le son de ses pas s’étouffait dans le sable qui emplissait la chaussée, et les habitations d’or blanc chuchotaient d’un sifflement aigu sous l’appelle de ce vent timide qui battait encore la ville. Dans un tel environnement, l’incroyable monotonie du paysage la déconcertait, et ses grands yeux bleus ne faisaient que resplendirent encore plus, d’autant qu’aujourd’hui, la clarté bleu du ciel, absente, les priveraient d’en être le partenaire.
Son travail commencait.
Sans trop attendre, elle inspecta les directions, et, observant nettement les grands reliefs bruns des bâtiments officiels de Suna, bifurqua dans une petite ruelle infréquentée. Elle se trouvait certainement à quelques minutes de marche de sa destination, et dieu seul sait combien de temps lui prendrait son infiltration dans les bureaux du Kage. Mais, à vrai dire, ce n’était pas réellement ce qui l’inquiéta le plus. Ainsi, elle continuait son chemin, et atteignit bientôt une autre avenue marchande, plus grande. Peut-être s’agissait-il de la place principale du village ? Contrainte de traverser cette dernière, elle s’y engagea sans hésiter en profita pour observer les habitudes locales. Rien de très intéressant, mais cette excursion avait au moins le mérite de contenter sa grande curiosité naturelle.
Ce fut alors au détours d’un carrefour qu’une agréable surprise croisa sa route : en effet, assis avec pleine aisance sur un vieux tonneau de bois, un villageois aux cheveux irisés discutait fièrement, saké en main, avec un vieillard aigrit et apparemment bavard. Elle reconnue immédiatement Kurite, et un léger sourire apparu sur le visage de la belle femme.
*Voilà notre stratège en action* pensa-t-elle avec humour.
A noter qu’elle passa à un ou deux mètres à peine de son partenaire, et, lui décrochant un unique et seul regard, le transperçant de ses yeux bleus, elle continua son chemin. L’avait-il remarqué ? Peu probable, mais cela lui importait. A présent, elle devait trouver par elle-même comment réaliser sa partie de la mission : pénétrer dans les bâtiments administratifs de Suna, trouver le bureau du Kage, y entrer. Après ca, en sortir serait un jeu d’enfant, mais l’inverse s’avérait beaucoup plus complexe, parce que les tensions ressentis à travers tout le village serait certainement à l’origine d’un renforcement de la vigilance… Pour une telle tentative, le henge allait sûrement être le meilleur moyen de tromper cette surveillance…
Elle se concentra et entama la dernière ligne droite. Une fois arrivée en bas des bâtiments, elle scruta les environs. Deux gardes passèrent, la fixèrent un instant, et continuèrent leur itinéraire habituelle. Après une demi-heure d’attente, elle avait pu constater que ces mêmes gardes effectuaient une tournée tout les quarts d’heure. Le bureau du Kage se trouvait au-delà de ses premiers offices, séparés par une petite cour, parfois traversée par un passant ou deux.
Mais soudain, elle sentit un objet rouler sur son pieds. Baissant les yeux, elle découvrit une pelote de corde, et vit bientôt le visage d’une petite fille aux nattes rousses. La fillette, honteuse d’avoir laissée glisser l’objet, accourue dans sa direction. Hokuto se baissa, ramassant la pelote, et fixa attentivement l’enfant. Elle était maigre, néanmoins énergique, vêtue d’un robe beige à manche courte et de sandale noire.
« Veuillez m’excusez, toutes mes excuses, madame… » bégaya-t-elle en tendant sa main poliment.
Elle ne réagissait pas, et continuait de fixer la petite fille, sans un mot, ce qui ne tarda pas à interroger celle-ci.
« Euh… je suis désolé, je vous la fait gratuite, si vous voulez… pour m’excuser… »
Hokuto sourit. La situation, à vrai dire, était parfaite.
« Tu vends ces pelotes ?
- Oui…
- Et combien ?
- Ah ? Euh… 5…
- Ce n’est pas cher payé pour un travail si attentionné… Tu as besoin d’argent ? »
Elle hocha de la tête. Hokuto exprima un sourire attendrissant, et, déposant la pelote entre les doigts de sa fabricante, accroupie devant elle. Il lui fallait un guide, une passe pour lui permettre d’atteindre la façade du bâtiment principal sans attirer l’attention. Des enfants comme elle, devait connaître les recoins les plus discrets et les plus accessibles de la ville…
- Tu connais bien la ville, non ? Si tu me conduis à un endroit précis, je t’achèterai quelques unes de tes pelotes, ca te conviens ?
Le marché était conclu. *Docile* pensait intérieurement la jeune femme, tandis que main dans la main, elle et sa nouvelle partenaire se dirigeait maintenant vers l’intérieur de la cour. Cette derrière était vide, mis à part une vieille femme qu’elles croisèrent en chemin, et arrivèrent sans aucun obstacle à l’arrière du bâtiment principal. A cet endroit, et Hokuto l’avait parfaitement calculé, les gardes ne tarderaient pas à passer, elle avait donc quelques minutes devant elle pour pénétrer le bâtiment selon leur propre itinéraire, et ainsi, ne croiser personne. Elle se tourna vers la fillette, qui tenait fermement un panier de pelotes au coin du bras. Sans attendre, elle fouilla les poches de son manteau, et lorsqu’elle sentit le contact froid de la monnaie sous ses doigts, elle attrapa une pièce qu’elle serra légèrement plus fort… qu’elle joignit pour faire glisser l’argent à l’intérieur du panier de marchandises. Elle pouvait garder les pelotes, ca ne l’intéressait vraiment pas, car son rôle avec été plus que remplit.
Ainsi l’enfant s’éloigna fièrement dans la direction opposée. Attentive à ce qu’elle ne se retourne pas, Hokuto pratiqua immédiatement le jutsu adéquate à son plan.
« Bunshin, henge »
A mesure qu’un clone se forma à ses côtés, les deux femmes prirent instantanément l’apparence des deux gardes aperçus plus tôt. D’ailleurs, en parlant de ces deux là, ils remontaient l’avenue et ne tarderaient pas à rejoindre la position de la jeune femme. Heureusement, l’ébauche était parfaite : à l’instant même où ils avaient traversés la cour, la petite fille arriva face à eux. Une dernière fois, Hokuto s’assura que son trajet était le bon. C’est alors qu’elle joignit son pouce et son index : le claquement de ses doigts activa le jutsu, et sans que personne ne le soupçonne, fit céder le fond du panier avec l’explosion de la pièce piégée. Les pelotes s’étalèrent toutes sur le sol, et glissèrent entre les jambes des deux hommes, qui, à la vue de la panique de la gamine, s’accroupirent immédiatement pour les ramasser toutes.
Débarrassé pour le temps suffisant des originaux, elle et son double pénétrèrent le corridor, croisèrent un fonctionnaire qui les salua poliment et, une fois seules, tournèrent dans les escaliers. Il ne fallut pas longtemps pour trouver le bureau du Kage, en fait, la véritable surprise fut de constater que les couloirs étaient étonnements sous peuplé, pour ne pas dire vide. Arrivées devant la bonne porte, Hokuto frappa à plusieurs reprises, sans réponses, et pendant que l’autre surveillait le couloir, elle recouvra son apparence. L’occasion était la bonne. Après un tour rapide de passe-passe, elle déverrouilla la porte, tourna la poignée et entra. Son clone, lui, disparu. Elle était entré.
Il n’y avait presque rien, dans cette pièce. A vrai dire, la laideur des lieux évoqua sans doute un rénovation hâtive et peu esthète. Seule, elle était à présent certaine de n’être dérangée par personne, et à aucun moment. Ainsi, la belle kunoichi aux yeux bleus avança sans crainte jusqu’au vieux bureau, abandonné au milieu de la pièce. Sur le plan de travail reposait seulement un pot à encre et une plume écaillée. Aucuns documents apparents, il lui faudrait donc fouiller.
La jeune femme écarta la chaise grinçante du bureau et s’y assit. Elle croisa les jambes et appuya un coude sur la table, puis, dans un bref soupir, elle tira le premier tiroir qu’elle trouva à portée de main, le plus grand. Quelques dossiers s’y entassaient, poussiéreux, mais sans réelle importance. Hokuto saisit le premier venu : il s’agissait du bulletin des récoltes de Suna et d’un rapport sur le commerce intérieur. Ce premier tiroir ne contenait vraiment rien d’intéressant, pensa-t-elle avec un bref haussement de sourcils. Elle continua. Le second tiroir, plus étroit, fut tout de suite plus attractif : à l’intérieur apparut le rapport dactylographié d’un bulletin d’hospitalisation à l’hôpital militaire de Suna. Et pas n’importe lequel… celui du Kazekage lui-même !
Un point surprise par sa première prise, Hokuto ouvrit se dernier et le parcourut brièvement du regard. Tentative d’assassinat ? Blessure de guerre ? Impossible d’en saisir le strict motif. Un brin déçue, elle jeta le dossier sur la table. Décidémment ces suna-jins manquaient cruellement de potins croustillants. Quoique… finalement… ses grands yeux bleus venaient de se poser sur une chemise rouge… le porte document, aux allures d’archives, portait la signature personnelle de Byakko, le Kazekage.
« Un ordre de mission ? » s’interrogea-t-elle.
Daté du même jour que celui de son hospitalisation, le document venait enfin d’apporter à la curiosité d’Hokuto la réplétion nécessaire, et, sourire aux lèvres, la kunoichi se délecta du premier fait qui lui tomba sous les yeux : l’Akatsuki était à l’origine de la mésaventure de ce bon Kage. Et pendant qu’elle lisait l’affaire dans ses détails, une page glissa soudainement de l’ensemble : une lettre officielle, adressée au Kazekage et signée du nuage rouge… A cet instant, elle se figea. Non seulement, l’Akatsuki était à l’origine des malheurs de Suna, mais Ame, oui, Ame, y était citée sans noirceur.
- Voilà donc… Suna serait au courant de l’alliance entre l’Akatsuki et Ame no kuni… mais… attendez voir…
En effet, les choses de s’arrêtaient pas là. Cette lettre, n’avait en réalité aucunement était envoyée de l’Akatsuki à Suna en main propre… car il s’agissait d’un courrier piraté ! Immédiatement, les conséquences de cette interception apparurent très clairement dans l’esprit de la jeune femme. Le secret du nuage rouge s’était fragilisé, et Ame, révélée… La kunoichi d’Ame décida alors de laisser cette information de côté pour continuer sa recherche. Mais malgré tout, un sentiment désagréable commençait à naître dans sa poitrine. Elle percevait à présent les motivations de Furukage. Suna gênait.
Continuant son investigation, Hokuto attrapa un autre dossier. Sans trop le deviner, celui-ci ne fit qu’enchaîner la suite des événements provoqués par la lettre volée. L’alliance bilatérale entre le nuage rouge et le village de la pluie était désormais dévoilé, et le Kazekage n’avait alors perçut qu’une solution : la création d’une coalition avec les autres villages cachés. Bel élan de panique, pensa-t-elle avec humour.
- … Une assemblée censée unir les villages cachés de Kiri, Konoha et Oto… le « Conseil de l’ombre ». A-t-elle seulement eu lieu ?
Elle fronça les sourcils. Encore une fois, elle ne trouvait aucun moyen de le savoir. L’information sur le Conseil s’arrêtait à sa simple évocation… néanmoins quelques lignes plus bas elle parvint à relever les noms des ninjas en charges de communiquer l’invitation aux différents Kage… à retenir.
Les informations filtraient… et à mesure que la jeune femme plongeait dans l’océan des document conservés ici, quelques perles se distinguèrent : venue de l’émissaire de Kiri à Suna, obsession du Kazekage pour l’Akatsuki, la mission tempête de sable… Aussi, des noms de shinobis émergèrent de l’ombre : Sanada, Sasoriza Nova, Atsusa Senken, Raiko, Kerun,… Ces derniers aiguisèrent la curiosité d’Hokuto. Des identités récurrentes, une poignée de diplomates détenteurs des pouvoirs actuels de Suna.
Le Kazekage avait disparu peu après sa sortie de l’hôpital, et le pays avait sombré… Protégé dans un parchemin noué, la déclaration de la loi martiale à Suna citait Atsusa Senken, leader de « Sû » - l’élite Anbu, comme possesseur des pleins pouvoirs militaires et juridiques. Aussi, un coup d’état, mené par Raiko, s'était étouffé dans une confusion que la belle ame-jin ne parvint à découdre. Un tabou de plus pour le village du sable. Suna se noyait dans l’écume de ses propres conflits intérieurs… mais ce qui l’intéressa le plus fut certainement le récit de l’enlèvement du bras droit du Kage : Nova. Son enlèvement permettait de joindre toutes les pistes concernant la disparition de Byakko, ainsi que les responsables. Et, à nouveau, le sourire sophistiqué de la kunoichi embellit son visage.
- Ainsi, c’est Hinata qui a enlevé Sasoriza… elle me surprendra encore…
Akakaminari avait agit, et il était évident que la Triade formée entre le Pays du nuage rouge, l’Akatsuki et Ame s’imposait comme une force majeure. Suna était devenu une passoire, séparé entre les partisans de Kazekage, le gouvernement militaire et les mouvements singuliers anarchistes. Pourtant, il parut évident à l’esprit d’Hokuto que Nova serait l’élément phare d’une nouvelle synchronisation dans le pays. Et l’opposition créé entre le bras-droit et Kerun, figure en pleine effervescence, serait certainement intéressante à observer…
Voilà qui était suffisant.
Enfin, elle se décida à remettre tout en ordre. En quelques minutes seulement, le bureau du Kage reprit son ordre habituel. Le dernier tiroir fermé, elle posa ses mains à plat sur la table, se leva et remit le fauteuil à son exacte position. Le cuir chaud ne tarda pas à s’apaiser, et la monotonie qui enveloppée l’ambiance la pièce replongea celle-ci dans un sommeil platonique.
La kunoichi, qui n’allait pas tarder à partir, s’attarda une dernière fois sur les portraits des illustres Kage de Suna. Des visages, immobiles et muets… et durant un infime, et pourtant intense instant, elle se sentie immergée dans l’atmosphère odorante et apaisante du bureau de Konoha, des années auparavant. Parmi les portraits illustres des pères du village se confondait ce regard bleus et profond… Soumise à ce soudain et douloureux souvenir, ses beaux yeux bleus se plissèrent. Elle tourna finalement les talons et disparue.
Dans la pièce, rien n’avait bougé. Le silence retomba.
]La grande muraille de Suna s’éloigna. Cela faisait maintenant plusieurs minutes que la kunoichi avait quittée la compagnie de Kurite, et elle arpentait désormais seule les rues du village caché du sable. Ainsi, mêlée à la foule encore timide après la tempête qui s’était abattue sur la ville, la jeune femme n’avait eut aucun mal à s’intégrer dans la fourmilière. En effet, quelques pas plus tôt, elle s’était procurée un manteau de toile beigne et ocre -tenue traditionnelle à Suna, et arborait désormais l’apparence d’une citoyenne ordinaire.
L’odorante vapeur du poissons et des viandes fris s’accumulait dans un nuage épais, et recouvrait la presque totalité des avenues marchandes. De plus, la moiteur du temps nuageux, pourtant si rare dans le pays, rendait l’air suave et consistant. Il faisait chaud, certes, mais l’humidité non naturelle qui hantait les lieux était tout bonnement irrespirable. A cette sensation, Hokuto regretta une fois encore la douce fraîcheur des pluies d’Ame et le tintement frêle des pluies sur les carreaux de son appartement. Le son de ses pas s’étouffait dans le sable qui emplissait la chaussée, et les habitations d’or blanc chuchotaient d’un sifflement aigu sous l’appelle de ce vent timide qui battait encore la ville. Dans un tel environnement, l’incroyable monotonie du paysage la déconcertait, et ses grands yeux bleus ne faisaient que resplendirent encore plus, d’autant qu’aujourd’hui, la clarté bleu du ciel, absente, les priveraient d’en être le partenaire.
Son travail commencait.
Sans trop attendre, elle inspecta les directions, et, observant nettement les grands reliefs bruns des bâtiments officiels de Suna, bifurqua dans une petite ruelle infréquentée. Elle se trouvait certainement à quelques minutes de marche de sa destination, et dieu seul sait combien de temps lui prendrait son infiltration dans les bureaux du Kage. Mais, à vrai dire, ce n’était pas réellement ce qui l’inquiéta le plus. Ainsi, elle continuait son chemin, et atteignit bientôt une autre avenue marchande, plus grande. Peut-être s’agissait-il de la place principale du village ? Contrainte de traverser cette dernière, elle s’y engagea sans hésiter en profita pour observer les habitudes locales. Rien de très intéressant, mais cette excursion avait au moins le mérite de contenter sa grande curiosité naturelle.
Ce fut alors au détours d’un carrefour qu’une agréable surprise croisa sa route : en effet, assis avec pleine aisance sur un vieux tonneau de bois, un villageois aux cheveux irisés discutait fièrement, saké en main, avec un vieillard aigrit et apparemment bavard. Elle reconnue immédiatement Kurite, et un léger sourire apparu sur le visage de la belle femme.
*Voilà notre stratège en action* pensa-t-elle avec humour.
A noter qu’elle passa à un ou deux mètres à peine de son partenaire, et, lui décrochant un unique et seul regard, le transperçant de ses yeux bleus, elle continua son chemin. L’avait-il remarqué ? Peu probable, mais cela lui importait. A présent, elle devait trouver par elle-même comment réaliser sa partie de la mission : pénétrer dans les bâtiments administratifs de Suna, trouver le bureau du Kage, y entrer. Après ca, en sortir serait un jeu d’enfant, mais l’inverse s’avérait beaucoup plus complexe, parce que les tensions ressentis à travers tout le village serait certainement à l’origine d’un renforcement de la vigilance… Pour une telle tentative, le henge allait sûrement être le meilleur moyen de tromper cette surveillance…
Elle se concentra et entama la dernière ligne droite. Une fois arrivée en bas des bâtiments, elle scruta les environs. Deux gardes passèrent, la fixèrent un instant, et continuèrent leur itinéraire habituelle. Après une demi-heure d’attente, elle avait pu constater que ces mêmes gardes effectuaient une tournée tout les quarts d’heure. Le bureau du Kage se trouvait au-delà de ses premiers offices, séparés par une petite cour, parfois traversée par un passant ou deux.
Mais soudain, elle sentit un objet rouler sur son pieds. Baissant les yeux, elle découvrit une pelote de corde, et vit bientôt le visage d’une petite fille aux nattes rousses. La fillette, honteuse d’avoir laissée glisser l’objet, accourue dans sa direction. Hokuto se baissa, ramassant la pelote, et fixa attentivement l’enfant. Elle était maigre, néanmoins énergique, vêtue d’un robe beige à manche courte et de sandale noire.
« Veuillez m’excusez, toutes mes excuses, madame… » bégaya-t-elle en tendant sa main poliment.
Elle ne réagissait pas, et continuait de fixer la petite fille, sans un mot, ce qui ne tarda pas à interroger celle-ci.
« Euh… je suis désolé, je vous la fait gratuite, si vous voulez… pour m’excuser… »
Hokuto sourit. La situation, à vrai dire, était parfaite.
« Tu vends ces pelotes ?
- Oui…
- Et combien ?
- Ah ? Euh… 5…
- Ce n’est pas cher payé pour un travail si attentionné… Tu as besoin d’argent ? »
Elle hocha de la tête. Hokuto exprima un sourire attendrissant, et, déposant la pelote entre les doigts de sa fabricante, accroupie devant elle. Il lui fallait un guide, une passe pour lui permettre d’atteindre la façade du bâtiment principal sans attirer l’attention. Des enfants comme elle, devait connaître les recoins les plus discrets et les plus accessibles de la ville…
- Tu connais bien la ville, non ? Si tu me conduis à un endroit précis, je t’achèterai quelques unes de tes pelotes, ca te conviens ?
Le marché était conclu. *Docile* pensait intérieurement la jeune femme, tandis que main dans la main, elle et sa nouvelle partenaire se dirigeait maintenant vers l’intérieur de la cour. Cette derrière était vide, mis à part une vieille femme qu’elles croisèrent en chemin, et arrivèrent sans aucun obstacle à l’arrière du bâtiment principal. A cet endroit, et Hokuto l’avait parfaitement calculé, les gardes ne tarderaient pas à passer, elle avait donc quelques minutes devant elle pour pénétrer le bâtiment selon leur propre itinéraire, et ainsi, ne croiser personne. Elle se tourna vers la fillette, qui tenait fermement un panier de pelotes au coin du bras. Sans attendre, elle fouilla les poches de son manteau, et lorsqu’elle sentit le contact froid de la monnaie sous ses doigts, elle attrapa une pièce qu’elle serra légèrement plus fort… qu’elle joignit pour faire glisser l’argent à l’intérieur du panier de marchandises. Elle pouvait garder les pelotes, ca ne l’intéressait vraiment pas, car son rôle avec été plus que remplit.
Ainsi l’enfant s’éloigna fièrement dans la direction opposée. Attentive à ce qu’elle ne se retourne pas, Hokuto pratiqua immédiatement le jutsu adéquate à son plan.
« Bunshin, henge »
A mesure qu’un clone se forma à ses côtés, les deux femmes prirent instantanément l’apparence des deux gardes aperçus plus tôt. D’ailleurs, en parlant de ces deux là, ils remontaient l’avenue et ne tarderaient pas à rejoindre la position de la jeune femme. Heureusement, l’ébauche était parfaite : à l’instant même où ils avaient traversés la cour, la petite fille arriva face à eux. Une dernière fois, Hokuto s’assura que son trajet était le bon. C’est alors qu’elle joignit son pouce et son index : le claquement de ses doigts activa le jutsu, et sans que personne ne le soupçonne, fit céder le fond du panier avec l’explosion de la pièce piégée. Les pelotes s’étalèrent toutes sur le sol, et glissèrent entre les jambes des deux hommes, qui, à la vue de la panique de la gamine, s’accroupirent immédiatement pour les ramasser toutes.
Débarrassé pour le temps suffisant des originaux, elle et son double pénétrèrent le corridor, croisèrent un fonctionnaire qui les salua poliment et, une fois seules, tournèrent dans les escaliers. Il ne fallut pas longtemps pour trouver le bureau du Kage, en fait, la véritable surprise fut de constater que les couloirs étaient étonnements sous peuplé, pour ne pas dire vide. Arrivées devant la bonne porte, Hokuto frappa à plusieurs reprises, sans réponses, et pendant que l’autre surveillait le couloir, elle recouvra son apparence. L’occasion était la bonne. Après un tour rapide de passe-passe, elle déverrouilla la porte, tourna la poignée et entra. Son clone, lui, disparu. Elle était entré.
Il n’y avait presque rien, dans cette pièce. A vrai dire, la laideur des lieux évoqua sans doute un rénovation hâtive et peu esthète. Seule, elle était à présent certaine de n’être dérangée par personne, et à aucun moment. Ainsi, la belle kunoichi aux yeux bleus avança sans crainte jusqu’au vieux bureau, abandonné au milieu de la pièce. Sur le plan de travail reposait seulement un pot à encre et une plume écaillée. Aucuns documents apparents, il lui faudrait donc fouiller.
La jeune femme écarta la chaise grinçante du bureau et s’y assit. Elle croisa les jambes et appuya un coude sur la table, puis, dans un bref soupir, elle tira le premier tiroir qu’elle trouva à portée de main, le plus grand. Quelques dossiers s’y entassaient, poussiéreux, mais sans réelle importance. Hokuto saisit le premier venu : il s’agissait du bulletin des récoltes de Suna et d’un rapport sur le commerce intérieur. Ce premier tiroir ne contenait vraiment rien d’intéressant, pensa-t-elle avec un bref haussement de sourcils. Elle continua. Le second tiroir, plus étroit, fut tout de suite plus attractif : à l’intérieur apparut le rapport dactylographié d’un bulletin d’hospitalisation à l’hôpital militaire de Suna. Et pas n’importe lequel… celui du Kazekage lui-même !
Un point surprise par sa première prise, Hokuto ouvrit se dernier et le parcourut brièvement du regard. Tentative d’assassinat ? Blessure de guerre ? Impossible d’en saisir le strict motif. Un brin déçue, elle jeta le dossier sur la table. Décidémment ces suna-jins manquaient cruellement de potins croustillants. Quoique… finalement… ses grands yeux bleus venaient de se poser sur une chemise rouge… le porte document, aux allures d’archives, portait la signature personnelle de Byakko, le Kazekage.
« Un ordre de mission ? » s’interrogea-t-elle.
Daté du même jour que celui de son hospitalisation, le document venait enfin d’apporter à la curiosité d’Hokuto la réplétion nécessaire, et, sourire aux lèvres, la kunoichi se délecta du premier fait qui lui tomba sous les yeux : l’Akatsuki était à l’origine de la mésaventure de ce bon Kage. Et pendant qu’elle lisait l’affaire dans ses détails, une page glissa soudainement de l’ensemble : une lettre officielle, adressée au Kazekage et signée du nuage rouge… A cet instant, elle se figea. Non seulement, l’Akatsuki était à l’origine des malheurs de Suna, mais Ame, oui, Ame, y était citée sans noirceur.
- Voilà donc… Suna serait au courant de l’alliance entre l’Akatsuki et Ame no kuni… mais… attendez voir…
En effet, les choses de s’arrêtaient pas là. Cette lettre, n’avait en réalité aucunement était envoyée de l’Akatsuki à Suna en main propre… car il s’agissait d’un courrier piraté ! Immédiatement, les conséquences de cette interception apparurent très clairement dans l’esprit de la jeune femme. Le secret du nuage rouge s’était fragilisé, et Ame, révélée… La kunoichi d’Ame décida alors de laisser cette information de côté pour continuer sa recherche. Mais malgré tout, un sentiment désagréable commençait à naître dans sa poitrine. Elle percevait à présent les motivations de Furukage. Suna gênait.
Continuant son investigation, Hokuto attrapa un autre dossier. Sans trop le deviner, celui-ci ne fit qu’enchaîner la suite des événements provoqués par la lettre volée. L’alliance bilatérale entre le nuage rouge et le village de la pluie était désormais dévoilé, et le Kazekage n’avait alors perçut qu’une solution : la création d’une coalition avec les autres villages cachés. Bel élan de panique, pensa-t-elle avec humour.
- … Une assemblée censée unir les villages cachés de Kiri, Konoha et Oto… le « Conseil de l’ombre ». A-t-elle seulement eu lieu ?
Elle fronça les sourcils. Encore une fois, elle ne trouvait aucun moyen de le savoir. L’information sur le Conseil s’arrêtait à sa simple évocation… néanmoins quelques lignes plus bas elle parvint à relever les noms des ninjas en charges de communiquer l’invitation aux différents Kage… à retenir.
Les informations filtraient… et à mesure que la jeune femme plongeait dans l’océan des document conservés ici, quelques perles se distinguèrent : venue de l’émissaire de Kiri à Suna, obsession du Kazekage pour l’Akatsuki, la mission tempête de sable… Aussi, des noms de shinobis émergèrent de l’ombre : Sanada, Sasoriza Nova, Atsusa Senken, Raiko, Kerun,… Ces derniers aiguisèrent la curiosité d’Hokuto. Des identités récurrentes, une poignée de diplomates détenteurs des pouvoirs actuels de Suna.
Le Kazekage avait disparu peu après sa sortie de l’hôpital, et le pays avait sombré… Protégé dans un parchemin noué, la déclaration de la loi martiale à Suna citait Atsusa Senken, leader de « Sû » - l’élite Anbu, comme possesseur des pleins pouvoirs militaires et juridiques. Aussi, un coup d’état, mené par Raiko, s'était étouffé dans une confusion que la belle ame-jin ne parvint à découdre. Un tabou de plus pour le village du sable. Suna se noyait dans l’écume de ses propres conflits intérieurs… mais ce qui l’intéressa le plus fut certainement le récit de l’enlèvement du bras droit du Kage : Nova. Son enlèvement permettait de joindre toutes les pistes concernant la disparition de Byakko, ainsi que les responsables. Et, à nouveau, le sourire sophistiqué de la kunoichi embellit son visage.
- Ainsi, c’est Hinata qui a enlevé Sasoriza… elle me surprendra encore…
Akakaminari avait agit, et il était évident que la Triade formée entre le Pays du nuage rouge, l’Akatsuki et Ame s’imposait comme une force majeure. Suna était devenu une passoire, séparé entre les partisans de Kazekage, le gouvernement militaire et les mouvements singuliers anarchistes. Pourtant, il parut évident à l’esprit d’Hokuto que Nova serait l’élément phare d’une nouvelle synchronisation dans le pays. Et l’opposition créé entre le bras-droit et Kerun, figure en pleine effervescence, serait certainement intéressante à observer…
Voilà qui était suffisant.
Enfin, elle se décida à remettre tout en ordre. En quelques minutes seulement, le bureau du Kage reprit son ordre habituel. Le dernier tiroir fermé, elle posa ses mains à plat sur la table, se leva et remit le fauteuil à son exacte position. Le cuir chaud ne tarda pas à s’apaiser, et la monotonie qui enveloppée l’ambiance la pièce replongea celle-ci dans un sommeil platonique.
La kunoichi, qui n’allait pas tarder à partir, s’attarda une dernière fois sur les portraits des illustres Kage de Suna. Des visages, immobiles et muets… et durant un infime, et pourtant intense instant, elle se sentie immergée dans l’atmosphère odorante et apaisante du bureau de Konoha, des années auparavant. Parmi les portraits illustres des pères du village se confondait ce regard bleus et profond… Soumise à ce soudain et douloureux souvenir, ses beaux yeux bleus se plissèrent. Elle tourna finalement les talons et disparue.
Dans la pièce, rien n’avait bougé. Le silence retomba.
Dernière édition par Hokuto le Mar 24 Juin - 21:10, édité 1 fois

Hokuto- Ame




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