Un bain bien mérité ?
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Un bain bien mérité ?
Un besoin impérieux de détente avait mené mes pas vers le onsen le plus proche. Un bon bain, bien chaud, me ferait le plus grand bien, en espérant qu'il n'y ait pas beaucoup de monde et aucun détail pour me rendre folle et ce serait parfait. Les événements de ces derniers jours, m'avaient mis les nerfs à vif, j'étais tendue et avant qu'une autre mission ne me tombe sur le dos, comme la pluie sur le chat errant, il valait mieux que je retrouve un état plus serein, d'une manière ou d'une autre.
Quoiqu'il en soit, une fois que mon corps nu eut pénétré dans l'eau chaude, je me remerciai mentalement pour l'idée de génie que je venais d'avoir. J'avais toujours aimé les onsen et leurs bains brûlants, ma mère avait l'habitude de m'y emmener fréquemment quand elle était encore en vie, et j'en garde d'agréable souvenir encore aujourd'hui. C'était donc le meilleur endroit pour laisser s'envoler mon stress et mes crampes, entre autre.
Tout en laissant aller mon corps et mon esprit à la langueur du bain, je jouai avec l'eau, tranquillement, faisant des cercles avec mon doigt dans le liquide troublé par la chaleur, envoyant les gouttes brillantes voler dans les airs, avant de retomber rapidement dans l'eau avec de petits bruits cristallins. L'eau, je n'aurais jamais imaginé que je me sentirais un jour aussi proche de cette élément, pourtant si semblable à moi.
Fermant les yeux, je rassemblai ma volonté pour m'extraire de mon petit cocon aquatique, ce que je finis par faire, presque à regret. Je pris donc une pierre pour siège et j'enroulai une petite serviette autour de mon corps, mes cheveux collés contre ma nuque, mon dos et mes épaules, comme si l'eau les calmait aussi. Je souris, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu un sourire de bien-être comme celui-ci, mais comment résister à la savoureuse solitude d'un bain dans un onsen.
Je m'étendis de tout mon long sur le rocher, j'étais bien, je pouvais me laisser aller, il n'y avait personne, dans quelques minutes je rentrerai de nouveau dans l'eau, puis j'en ressortirai encore pour profiter de la vapeur d'eau chaude et du contact de serviette de bambou sur ma peau. Puis je pourrai rentrer chez moi, là je me rafraîchirai avec quelques cerises bien juteuse ou quelques morceaux de pastèque, c'est très bon aussi.
Abandonnant la serviette, je rentrai de nouveau dans le bain, prête à en savourer de nouveau la chaleur. Quand soudain, un bruit de porte m'extirpa de ma douce torpeur, apparemment, je n'allais pas rester seule très longtemps, quoique, le onsen était grand et avec un peu de chance je tomberai sur une personne en quête de recueillement solitaire, mais j'en doutais franchement. Je finis enfin par distinguer une silhouette dans la vapeur, je sortis alors du bain et m'enroulai de nouveau dans ma serviette pour me rasseoir sur mon rocher plus confortablement, je n'allais pas être perturber dans ma routine par si peu, ce serait moins agréable, mais il était hors de question de partir tout de suite.
HRP : A toi Reisei =3
Quoiqu'il en soit, une fois que mon corps nu eut pénétré dans l'eau chaude, je me remerciai mentalement pour l'idée de génie que je venais d'avoir. J'avais toujours aimé les onsen et leurs bains brûlants, ma mère avait l'habitude de m'y emmener fréquemment quand elle était encore en vie, et j'en garde d'agréable souvenir encore aujourd'hui. C'était donc le meilleur endroit pour laisser s'envoler mon stress et mes crampes, entre autre.
Tout en laissant aller mon corps et mon esprit à la langueur du bain, je jouai avec l'eau, tranquillement, faisant des cercles avec mon doigt dans le liquide troublé par la chaleur, envoyant les gouttes brillantes voler dans les airs, avant de retomber rapidement dans l'eau avec de petits bruits cristallins. L'eau, je n'aurais jamais imaginé que je me sentirais un jour aussi proche de cette élément, pourtant si semblable à moi.
Fermant les yeux, je rassemblai ma volonté pour m'extraire de mon petit cocon aquatique, ce que je finis par faire, presque à regret. Je pris donc une pierre pour siège et j'enroulai une petite serviette autour de mon corps, mes cheveux collés contre ma nuque, mon dos et mes épaules, comme si l'eau les calmait aussi. Je souris, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu un sourire de bien-être comme celui-ci, mais comment résister à la savoureuse solitude d'un bain dans un onsen.
Je m'étendis de tout mon long sur le rocher, j'étais bien, je pouvais me laisser aller, il n'y avait personne, dans quelques minutes je rentrerai de nouveau dans l'eau, puis j'en ressortirai encore pour profiter de la vapeur d'eau chaude et du contact de serviette de bambou sur ma peau. Puis je pourrai rentrer chez moi, là je me rafraîchirai avec quelques cerises bien juteuse ou quelques morceaux de pastèque, c'est très bon aussi.
Abandonnant la serviette, je rentrai de nouveau dans le bain, prête à en savourer de nouveau la chaleur. Quand soudain, un bruit de porte m'extirpa de ma douce torpeur, apparemment, je n'allais pas rester seule très longtemps, quoique, le onsen était grand et avec un peu de chance je tomberai sur une personne en quête de recueillement solitaire, mais j'en doutais franchement. Je finis enfin par distinguer une silhouette dans la vapeur, je sortis alors du bain et m'enroulai de nouveau dans ma serviette pour me rasseoir sur mon rocher plus confortablement, je n'allais pas être perturber dans ma routine par si peu, ce serait moins agréable, mais il était hors de question de partir tout de suite.
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Yume Yugata- Tsuchi




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Re: Un bain bien mérité ?
- Tiens, c'est pour toi.
- Merci Onee-chan !
Le petit garçon prit la miche de pain, salua et courra se cacher dans une ruelle. La jeune fille sourit. Elle avait encore une fois écoulé son stock de provisions volées dans les cuisines du Taishou. Tant de nourriture gâchée. Tant d'Iwajins affamés. Tout ça par la faute de Minagoroshi. Bien que remplacé, Okite n'avait pas encore attaqué le problème des vivres et avait préféré modifier les annonces. Louable, certes, mais ça n'aidait pas encore les habitants. "Chaque chose en son temps, disait-il si souvent. Les vivres viendront en second, en guise de récompense pour le peuple." Se laissant affectueusement appellé "Okite-jii-san" ou même "Ojiisan", il n'y avait aucune illusion à se faire : C'était lui qui décidait à Iwa, personne d'autre. Iwa, c'est lui. Ses projets étaient vastes, mais réalisables. Un grand homme. Le jour de son arrivé au bureau de l'albinos, un Akajin tenta de remettre en question une de ses décisions. "Non, il n'est pas question de libérer des logements pour ces gueux" A peine eut-il terminé sa phrase qu'il s'écrasa au sol en pleurant. Refusant d'en parler, son silence valut à Okite d'être craint des Akajins. La jeune fille lui avait alors demandé si ça ne le gênait pas d'être redouté, chose à quoi il avait répondu gravement : "La peur est source de pouvoir. Il faut parler la langue de ses interlocuteurs. Ils ne vivent que dans une relation de dominé/dominant. Grâce à la peur je les domine tous maintenant." Indéniablement, il avait de la suite dans les idées. Il permettrait à Iwa de se relever, c'était certain.
L'astre céleste commençait à disparaitre derrière les toitures des maisonnées les plus hautes. Aux couleurs plus chaudes que pendant la journée, le soleil peignait l'étoffe immaculée de son yukata d'oranges, de jaunes et de rouges flamboyant. Les épaules découvertes, le vêtement tombait à mi-bras et découvrait des formes généreuses. De sa peau blanche se dégageait un parfum fruité évoquant des régions éloignées. Ses cheveux blonds, tombaient en cascade sur ses épaules. Il faisait trop chaud. Remontant ses cheveux en un chignon, elle soupira. Un bon bain lui ferait le plus grand bien.
Une main rugueuse se posa sur son épaule.
- Papiers d'identité.
Derrière elle, une patrouille de trois Akajins. Mince. Sa tournée s'était si bien passée, pourquoi fallait-il que ça arrive ? Surtout que ses papiers... Elle les avait laissé dans sa chambre. Et même le cas échéant, ils ne lui seraient d'aucune aide. Après avoir bafouillé deux trois mots d'excuses, elle fit volte face et courra en direction de l'Onsen le plus proche. La dernière loi d'Okite, conseillée par Reisei, allait lui sauver la mise. "Il est désormais interdit à tout homme -Akajins ou Iwajins- de pénétrer dans les Onsens féminins, quelqu'en soit la raison." Trop lourd pour la rattraper, elle réussit à atteindre de justesse son havre de paix, à jeter une pièce à la tenancière et à se jeter dans l'eau. N'ayant pas le droit de la poursuivre, ils décidèrent d'attendre dans l'embrassure de la porte, sous le regard courroucé de la propriétaire qui imaginait déjà ses clientes quitter les lieux. Sortant la tête de l'eau, elle constata avec tristesse que ses poursuivants étaient toujours là. Tant pis. Elle prendrait d'abord son bain avant de commencer quoi que se soit d'autre. Retirant ses vêtements trempées, elle les déposa, pliée sur le bord du bain. Nue, elle se cacha derrière un rocher pour éviter que ses poursuivants ne la voient et commença sa transformation.
Ses cheveux blonds comme les blés perdirent leur éclat et blanchirent rapidement, ses yeux verts devinrent rouges sang, sa peau nâcrée blanchit, elle aussi. Devenu une copie en noir et blanc de son ancien "elle", la transformation continua. Sa chevelure raccourcit, sa poitrine disparut et son corps se muscla. De la belle jeune fille, il ne restait plus rien. C'était maintenant un jeune homme qui l'avait remplacé. Une jeune homme albinos. Content de lui, il se releva et se dirigea vers les rochers. Nu, debout dans l'eau, il s'immobilisa. A quelques mètres de lui, assise l'un d'entre eux, une jeune femme le regardait.
- Merci Onee-chan !
Le petit garçon prit la miche de pain, salua et courra se cacher dans une ruelle. La jeune fille sourit. Elle avait encore une fois écoulé son stock de provisions volées dans les cuisines du Taishou. Tant de nourriture gâchée. Tant d'Iwajins affamés. Tout ça par la faute de Minagoroshi. Bien que remplacé, Okite n'avait pas encore attaqué le problème des vivres et avait préféré modifier les annonces. Louable, certes, mais ça n'aidait pas encore les habitants. "Chaque chose en son temps, disait-il si souvent. Les vivres viendront en second, en guise de récompense pour le peuple." Se laissant affectueusement appellé "Okite-jii-san" ou même "Ojiisan", il n'y avait aucune illusion à se faire : C'était lui qui décidait à Iwa, personne d'autre. Iwa, c'est lui. Ses projets étaient vastes, mais réalisables. Un grand homme. Le jour de son arrivé au bureau de l'albinos, un Akajin tenta de remettre en question une de ses décisions. "Non, il n'est pas question de libérer des logements pour ces gueux" A peine eut-il terminé sa phrase qu'il s'écrasa au sol en pleurant. Refusant d'en parler, son silence valut à Okite d'être craint des Akajins. La jeune fille lui avait alors demandé si ça ne le gênait pas d'être redouté, chose à quoi il avait répondu gravement : "La peur est source de pouvoir. Il faut parler la langue de ses interlocuteurs. Ils ne vivent que dans une relation de dominé/dominant. Grâce à la peur je les domine tous maintenant." Indéniablement, il avait de la suite dans les idées. Il permettrait à Iwa de se relever, c'était certain.
L'astre céleste commençait à disparaitre derrière les toitures des maisonnées les plus hautes. Aux couleurs plus chaudes que pendant la journée, le soleil peignait l'étoffe immaculée de son yukata d'oranges, de jaunes et de rouges flamboyant. Les épaules découvertes, le vêtement tombait à mi-bras et découvrait des formes généreuses. De sa peau blanche se dégageait un parfum fruité évoquant des régions éloignées. Ses cheveux blonds, tombaient en cascade sur ses épaules. Il faisait trop chaud. Remontant ses cheveux en un chignon, elle soupira. Un bon bain lui ferait le plus grand bien.
Une main rugueuse se posa sur son épaule.
- Papiers d'identité.
Derrière elle, une patrouille de trois Akajins. Mince. Sa tournée s'était si bien passée, pourquoi fallait-il que ça arrive ? Surtout que ses papiers... Elle les avait laissé dans sa chambre. Et même le cas échéant, ils ne lui seraient d'aucune aide. Après avoir bafouillé deux trois mots d'excuses, elle fit volte face et courra en direction de l'Onsen le plus proche. La dernière loi d'Okite, conseillée par Reisei, allait lui sauver la mise. "Il est désormais interdit à tout homme -Akajins ou Iwajins- de pénétrer dans les Onsens féminins, quelqu'en soit la raison." Trop lourd pour la rattraper, elle réussit à atteindre de justesse son havre de paix, à jeter une pièce à la tenancière et à se jeter dans l'eau. N'ayant pas le droit de la poursuivre, ils décidèrent d'attendre dans l'embrassure de la porte, sous le regard courroucé de la propriétaire qui imaginait déjà ses clientes quitter les lieux. Sortant la tête de l'eau, elle constata avec tristesse que ses poursuivants étaient toujours là. Tant pis. Elle prendrait d'abord son bain avant de commencer quoi que se soit d'autre. Retirant ses vêtements trempées, elle les déposa, pliée sur le bord du bain. Nue, elle se cacha derrière un rocher pour éviter que ses poursuivants ne la voient et commença sa transformation.
Ses cheveux blonds comme les blés perdirent leur éclat et blanchirent rapidement, ses yeux verts devinrent rouges sang, sa peau nâcrée blanchit, elle aussi. Devenu une copie en noir et blanc de son ancien "elle", la transformation continua. Sa chevelure raccourcit, sa poitrine disparut et son corps se muscla. De la belle jeune fille, il ne restait plus rien. C'était maintenant un jeune homme qui l'avait remplacé. Une jeune homme albinos. Content de lui, il se releva et se dirigea vers les rochers. Nu, debout dans l'eau, il s'immobilisa. A quelques mètres de lui, assise l'un d'entre eux, une jeune femme le regardait.

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Re: Un bain bien mérité ?
Je plissai mes grands yeux noisettes, tentant de distinguer la silhouette qui se découpait dans la vapeur. Je finis par voir les longs cheveux et les courbes graciles d’une jeune femme, mais, soudainement, je crus distinguer un changement drastique dans sa silhouette. Les épaules s’élargirent, les hanches devinrent plus étroites, les jambes s’allongèrent et la chevelure raccourcit. Je clignai des yeux, puis les frottai, croyant à une illusion d’optique du à la chaleur. Mais quand je les rouvris, je vis entre les volutes de buée, à l’endroit même où se dressait la jeune femme quelques minutes plus tôt, un visage albinos fort reconnaissable.
Je ne l’avais vu qu’une, voir deux fois, mais j’avais l’habitude de retenir le nom et le physique des gens en un éclair (quand on dirige un café, on se fait un devoir de se rappeler le visage et l’identité des clients dés les premiers regards), et le physique du jeune homme était suffisamment original pour que je m’en souvienne dans le plus infime détail : j’avais en face de moi Ikari Reisei, actuellement tyran de mon village.
Sous l’effet de la surprise, je pris la décision de me relever, un peu trop brutalement et un peu trop rapidement, pour mes pieds, qui n’eurent pas le temps, ni le loisir, de suivre ma pensée. S’en suivit un dérapage monumental et une chute, directement dans le onsen, trop peu profond pour m’éviter de cuisantes douleurs au niveau de mon postérieur et de mon dos. Bien, non seulement la situation était grotesque, mais en plus j’étais ridicule.
Tandis que je laissai mes fesses et ma colonne vertébrale se remettre du choc, j’entendis un bruit d’eau remuée. Le son, aussi léger fut-il, me fit, malheureusement, relever les yeux vers sa provenance, très mauvais réflexe, que je regrettai bientôt. Pour mieux comprendre, il faut se figurer ce que je voyais, moi, assise sur mon derrière, en relevant le visage vers un homme, se trouvant juste en face de moi et debout. En d’autres termes, j’avais une pleine vision sur le très bas ventre du jeune homme, ce qui, chez tout représentant du sexe opposé provoquait chez moi de violents hauts le cœur.
Retenant avec peine ces reflux venus du cœur, je mis ma main devant ma bouche et me retournai précipitamment, le corps parcouru de frissons et secoué par ce flot, que je contenais avec peine. En tentant de reprendre ma respiration, je m’étouffai à moitié, ce qui eu pour conséquence, une magnifique quinte de toux, qui eut le bénéfice de me faire prendre conscience de la situation : j’étais complètement nue et à genoux, dos à un homme dont je ne savais presque rien et qui m’avait l’air d’être un spécimen, on ne peut plus spécial, de la gente humaine. J’enroulai donc, de nouveau, la serviette autour de mon corps et me relevai, toujours dos à cet Ikari Reisei, puis, je me retournai doucement, très droite, les yeux fixement posés sur les siens, déterminée à ne pas les descendre trop bas pour ma santé.
Je ne l’avais vu qu’une, voir deux fois, mais j’avais l’habitude de retenir le nom et le physique des gens en un éclair (quand on dirige un café, on se fait un devoir de se rappeler le visage et l’identité des clients dés les premiers regards), et le physique du jeune homme était suffisamment original pour que je m’en souvienne dans le plus infime détail : j’avais en face de moi Ikari Reisei, actuellement tyran de mon village.
Sous l’effet de la surprise, je pris la décision de me relever, un peu trop brutalement et un peu trop rapidement, pour mes pieds, qui n’eurent pas le temps, ni le loisir, de suivre ma pensée. S’en suivit un dérapage monumental et une chute, directement dans le onsen, trop peu profond pour m’éviter de cuisantes douleurs au niveau de mon postérieur et de mon dos. Bien, non seulement la situation était grotesque, mais en plus j’étais ridicule.
Tandis que je laissai mes fesses et ma colonne vertébrale se remettre du choc, j’entendis un bruit d’eau remuée. Le son, aussi léger fut-il, me fit, malheureusement, relever les yeux vers sa provenance, très mauvais réflexe, que je regrettai bientôt. Pour mieux comprendre, il faut se figurer ce que je voyais, moi, assise sur mon derrière, en relevant le visage vers un homme, se trouvant juste en face de moi et debout. En d’autres termes, j’avais une pleine vision sur le très bas ventre du jeune homme, ce qui, chez tout représentant du sexe opposé provoquait chez moi de violents hauts le cœur.
Retenant avec peine ces reflux venus du cœur, je mis ma main devant ma bouche et me retournai précipitamment, le corps parcouru de frissons et secoué par ce flot, que je contenais avec peine. En tentant de reprendre ma respiration, je m’étouffai à moitié, ce qui eu pour conséquence, une magnifique quinte de toux, qui eut le bénéfice de me faire prendre conscience de la situation : j’étais complètement nue et à genoux, dos à un homme dont je ne savais presque rien et qui m’avait l’air d’être un spécimen, on ne peut plus spécial, de la gente humaine. J’enroulai donc, de nouveau, la serviette autour de mon corps et me relevai, toujours dos à cet Ikari Reisei, puis, je me retournai doucement, très droite, les yeux fixement posés sur les siens, déterminée à ne pas les descendre trop bas pour ma santé.

Yume Yugata- Tsuchi




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Re: Un bain bien mérité ?
A quelques mètres de de lui, une jeune femme le fixait. L'espace d'un instant leurs regards se croisèrent. Reconnu ! Et mince ! Il allait devoir encore recommencer à fuir... Ou pire s'auto-écrire une lettre de clémence et d'absolution. Ah la haine !
Se relevant brutalement la jeune fille... glissa et tomba comme une masse dans l'eau. Splouf ! Ouch ! Voila qui devait faire mal. Enfin, avec un peu de chance son coccis n'aura pas été touché. S'approchant de la jeune Iwajin, il voulu lui venir en aide et s'immobilisa près d'elle. Mauvais idée. Non que Reisei soit complexé par quoi que se soit, mais on faisait plus délicat comme entrée en la matière. Portant la main à la bouche, elle se retourna et toussa. Certes, elle était belle. Certes, elle était attirante. Et surtout, certes elle était nue - lui aussi d'ailleurs. Mais en tant que première fois, ils auraient pu "tomber" mieux - au sens littéral pour la jeune fille... Un délicat repas suivit d'une visite dans une auberge d'amour. Voilà qui aurait été mieux. Pas une rencontre soudaine, suivit d'une mise à nue de leurs personnes.
Indéniablement, le fait que Reisei soit dans son plus simple appareil troublait au plus haut point la belle. Cherchant de la main sa serviette, il observait d'un air béat le corps dénudé de la brune. Une beauté blessée. Cependant, les cicatrices ne parvenaient pas à faire palir sa beauté. De longs cheveux bruns, des formes généreuses. Un dos sur lequel on aimerait poser la tête et s'y reposer. Oui, Reisei avait d'étranges phantasmes... Sa main claqua à la surface de l'eau. Le contact avec le liquide chaud lui fit reprendre conscience. Arrêtant de fixer le creux des reins de ce corps de rêve, après avoir rentré la langue et fermé la bouche, Reisei se rendit à l'évidence que... Sa serviette... Et bien, elle n'existait pas. Il n'en avait pas récupéré à l'entrée. Il n'avait pas eu le temps. Déjà, elle se relevait et ne devrait pas tarder à se retourner. Vite ! Une idée ! Ne pouvant se représenter sous la même forme, la solution se présenta d'elle même.
Shi no Kamen, murmura-t-il.
Lentement, Reisei se retransforma en femme. Ses cheveux blancs s'allongèrent. Ses formes se prononcèrent et ses traits s'affinèrent. Toute source de dégout ayant disparu, Reisei fut "prête" juste à temps quand Yume se retourna. Cette dernière fixait l'Akajin dans les yeux, plus par peur de voir autre chose que par défi. Après quelques instants passées toutes les deux dans un confort précaire à se fixer, Reisei brisa la glace et se présenta.
- Konbanha. Je suis Reisei, mais tu peux m'appeller Rei-chan si tu le désires, ne ? Non parce que bon... Ce n'est pas comme si ça me gênait de rester debout à la vue de tous, mais en fait, si un peu quand même. Tu veux bien t'assoir à côté de moi ? fit le Gouverneur en s'asseyant sur une pierre chaude. Hmmm... Kimochi ! Ca fait du bien, c'est sublime ! Au fait, tu ne t'es pas fait trop mal en tombant ? Non, car sinon... Je dois avoir un très bon baume contre les blessures et hématomes dans mon sac. Produit exclusivement à base de fourmis du nord de Konoha, spécialement sélectionnées pour leur forte concentration en chakra par kilo de fourmis, je suis sur qu'il te fera le plus grand bien ! Tu veux que j'aille te le chercher ?
Se relevant brutalement la jeune fille... glissa et tomba comme une masse dans l'eau. Splouf ! Ouch ! Voila qui devait faire mal. Enfin, avec un peu de chance son coccis n'aura pas été touché. S'approchant de la jeune Iwajin, il voulu lui venir en aide et s'immobilisa près d'elle. Mauvais idée. Non que Reisei soit complexé par quoi que se soit, mais on faisait plus délicat comme entrée en la matière. Portant la main à la bouche, elle se retourna et toussa. Certes, elle était belle. Certes, elle était attirante. Et surtout, certes elle était nue - lui aussi d'ailleurs. Mais en tant que première fois, ils auraient pu "tomber" mieux - au sens littéral pour la jeune fille... Un délicat repas suivit d'une visite dans une auberge d'amour. Voilà qui aurait été mieux. Pas une rencontre soudaine, suivit d'une mise à nue de leurs personnes.
Indéniablement, le fait que Reisei soit dans son plus simple appareil troublait au plus haut point la belle. Cherchant de la main sa serviette, il observait d'un air béat le corps dénudé de la brune. Une beauté blessée. Cependant, les cicatrices ne parvenaient pas à faire palir sa beauté. De longs cheveux bruns, des formes généreuses. Un dos sur lequel on aimerait poser la tête et s'y reposer. Oui, Reisei avait d'étranges phantasmes... Sa main claqua à la surface de l'eau. Le contact avec le liquide chaud lui fit reprendre conscience. Arrêtant de fixer le creux des reins de ce corps de rêve, après avoir rentré la langue et fermé la bouche, Reisei se rendit à l'évidence que... Sa serviette... Et bien, elle n'existait pas. Il n'en avait pas récupéré à l'entrée. Il n'avait pas eu le temps. Déjà, elle se relevait et ne devrait pas tarder à se retourner. Vite ! Une idée ! Ne pouvant se représenter sous la même forme, la solution se présenta d'elle même.
Shi no Kamen, murmura-t-il.
Lentement, Reisei se retransforma en femme. Ses cheveux blancs s'allongèrent. Ses formes se prononcèrent et ses traits s'affinèrent. Toute source de dégout ayant disparu, Reisei fut "prête" juste à temps quand Yume se retourna. Cette dernière fixait l'Akajin dans les yeux, plus par peur de voir autre chose que par défi. Après quelques instants passées toutes les deux dans un confort précaire à se fixer, Reisei brisa la glace et se présenta.
- Konbanha. Je suis Reisei, mais tu peux m'appeller Rei-chan si tu le désires, ne ? Non parce que bon... Ce n'est pas comme si ça me gênait de rester debout à la vue de tous, mais en fait, si un peu quand même. Tu veux bien t'assoir à côté de moi ? fit le Gouverneur en s'asseyant sur une pierre chaude. Hmmm... Kimochi ! Ca fait du bien, c'est sublime ! Au fait, tu ne t'es pas fait trop mal en tombant ? Non, car sinon... Je dois avoir un très bon baume contre les blessures et hématomes dans mon sac. Produit exclusivement à base de fourmis du nord de Konoha, spécialement sélectionnées pour leur forte concentration en chakra par kilo de fourmis, je suis sur qu'il te fera le plus grand bien ! Tu veux que j'aille te le chercher ?

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Re: Un bain bien mérité ?
Quand, enroulée de nouveau dans ma serviette, je me retrouvai face aux deux yeux de mon vis à vis, les miens cillèrent l’espace d’une seconde. En face de moi, le jeune homme avait repris l’apparence d’une femme. Je la regardai par en dessous, méfiante, sur mes gardes. Nous nous fixâmes mutuellement pendant un moment, mes yeux noisette, impassible et froid, affrontant ceux de sang. Puis, soudainement, l’albinos, pour la première fois depuis son arrivée, ouvrit la bouche pour parler.
« Konbanha. Je suis Reisei, mais tu peux m'appeler Rei-chan si tu le désires, ne ? Non parce que bon... Ce n'est pas comme si ça me gênait de rester debout à la vue de tous, mais en fait, si un peu quand même. Tu veux bien t'asseoir à côté de moi ? » fit le Gouverneur en s'asseyant sur une pierre chaude.
« Hmmm... Kimochi ! Ca fait du bien, c'est sublime ! Au fait, tu ne t'es pas fait trop mal en tombant ? Non, car sinon... Je dois avoir un très bon baume contre les blessures et hématomes dans mon sac. Produit exclusivement à base de fourmis du nord de Konoha, spécialement sélectionnées pour leur forte concentration en chakra par kilo de fourmis, je suis sur qu'il te fera le plus grand bien ! Tu veux que j'aille te le chercher ? »
Je penchai légèrement la tête sur le côté, en clignant un peu des yeux. Ikari Reisei ? comme cet homme était bizarre. Je marquai un temps d’hésitation, avant de, finalement, m’asseoir sur un rocher près de la jeune femme.
« Hum, non, merci, ça ira, j’ai ce qu’il faut pour ce genre de chose, je me débrouillerai. »
Je fis une pause, mes yeux se perdirent un instant dans le vague, Ma fatigue me rattrapant de jour en jour, j’avais de plus en plus souvent, de petits moments d’absence cérébrale. Tellement que j’en avais oublié de se présenter, en fait et je venais de m’en rendre compte.
« On m’a nommée Yume Yugata, appelez-moi comme vous le désirez, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude. »
Puis je me tus, je n’aimais pas particulièrement parler, avoir de longues discussions n’avaient jamais était mon fort et je me sentais mieux dans mon silence. Mon regard devint vague, perdu dans l’eau que je remuais du bout du pied, malgré cette présence importune, je me sentait bien, fatiguée, certes, mais bien. Je regardai la jeune femme auprès de moi, que m’avait-elle fait ? Rien. Alors, pourquoi se battre contre elle ? Je ne comprenais rien à la logique guerrière, d’ailleurs, je n’en étais pas une, je n’étais même pas ninja à la base.
Je renversai la tête en arrière, soupirant profondément, l’Homme, dans son ensemble, était un être illogique, parfois, et d’une grande complexité. Je souris alors, je n’aimais pas me borner à des considérations blanches et noires, stériles et sans intérêt, ou me priver d’une personnalité intéressante, juste pour des raisons de camps opposés, de guerre ou autre, c’était idiot et absolument inintéressant pour les deux parties. Or, ce Reisei était très troublant, peut-être un peu fou. Mais après tout, dans ce monde, qui ne l’était pas ? Mais cela n’était un mal, pas du tout même, l’albinos éveillait ma curiosité, pourtant assez paresseuse.
Je pris sur moi, me décidant à engager la conversation. J’était, certes, relativement taciturne et froide, mais j’aimais à apprendre à connaître la personnalité des autres, passe temps que je cultivais depuis l’enfance, écoutant, d’une oreille apparemment distraite, mais d’une attention, en réalité, constante, les discussions que pouvait avoir les clients du café et qui pouvait révélé des histoires digne des plus grands livres. Et puis, sur l’instant, je n’avais rien de mieux à faire.
« Hum… Au fait, comment… Comptez-vous sortir ? » je jetai un coup d’œil à la pile de vêtements trempés qui jonchaient le sol « Si je peux vous aider… »
Finalement je me tus, laissant la main à l’étrange personne assise auprès de moi, j’était intimement persuadée que je ne lui serait d’aucune aide, mais, après tout, sait-on jamais. Puis, me rendant compte de mes pensées actuelles et de la situation, un petit sourire se forma sur mes lèvres, un sourire étrange, plein de secrets et de mystères, pétillant. Moi, Yugata Yume, une résistante, proposait mon aide et mon soutien momentané, à Ikari Reisei, le gouverneur de mon village, mon « ennemi », cela pouvait sembler assez paradoxal, mais je m’en fichais éperdument. Personne ne m’avait dit de le tuer, de ne pas être polie ou serviable avec lui, si jamais je le croisais, alors je ferai ce qu’il me plairait.
Je regardai la jeune femme, attendant sa réponse tranquillement. Depuis que l’albinos avait pris une apparence féminine, je me sentais largement mieux, plus moi-même. Et, qui sait, peut-être que mon traumatisme commençait à s’atténuer, je l’espérais sincèrement.
« Konbanha. Je suis Reisei, mais tu peux m'appeler Rei-chan si tu le désires, ne ? Non parce que bon... Ce n'est pas comme si ça me gênait de rester debout à la vue de tous, mais en fait, si un peu quand même. Tu veux bien t'asseoir à côté de moi ? » fit le Gouverneur en s'asseyant sur une pierre chaude.
« Hmmm... Kimochi ! Ca fait du bien, c'est sublime ! Au fait, tu ne t'es pas fait trop mal en tombant ? Non, car sinon... Je dois avoir un très bon baume contre les blessures et hématomes dans mon sac. Produit exclusivement à base de fourmis du nord de Konoha, spécialement sélectionnées pour leur forte concentration en chakra par kilo de fourmis, je suis sur qu'il te fera le plus grand bien ! Tu veux que j'aille te le chercher ? »
Je penchai légèrement la tête sur le côté, en clignant un peu des yeux. Ikari Reisei ? comme cet homme était bizarre. Je marquai un temps d’hésitation, avant de, finalement, m’asseoir sur un rocher près de la jeune femme.
« Hum, non, merci, ça ira, j’ai ce qu’il faut pour ce genre de chose, je me débrouillerai. »
Je fis une pause, mes yeux se perdirent un instant dans le vague, Ma fatigue me rattrapant de jour en jour, j’avais de plus en plus souvent, de petits moments d’absence cérébrale. Tellement que j’en avais oublié de se présenter, en fait et je venais de m’en rendre compte.
« On m’a nommée Yume Yugata, appelez-moi comme vous le désirez, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude. »
Puis je me tus, je n’aimais pas particulièrement parler, avoir de longues discussions n’avaient jamais était mon fort et je me sentais mieux dans mon silence. Mon regard devint vague, perdu dans l’eau que je remuais du bout du pied, malgré cette présence importune, je me sentait bien, fatiguée, certes, mais bien. Je regardai la jeune femme auprès de moi, que m’avait-elle fait ? Rien. Alors, pourquoi se battre contre elle ? Je ne comprenais rien à la logique guerrière, d’ailleurs, je n’en étais pas une, je n’étais même pas ninja à la base.
Je renversai la tête en arrière, soupirant profondément, l’Homme, dans son ensemble, était un être illogique, parfois, et d’une grande complexité. Je souris alors, je n’aimais pas me borner à des considérations blanches et noires, stériles et sans intérêt, ou me priver d’une personnalité intéressante, juste pour des raisons de camps opposés, de guerre ou autre, c’était idiot et absolument inintéressant pour les deux parties. Or, ce Reisei était très troublant, peut-être un peu fou. Mais après tout, dans ce monde, qui ne l’était pas ? Mais cela n’était un mal, pas du tout même, l’albinos éveillait ma curiosité, pourtant assez paresseuse.
Je pris sur moi, me décidant à engager la conversation. J’était, certes, relativement taciturne et froide, mais j’aimais à apprendre à connaître la personnalité des autres, passe temps que je cultivais depuis l’enfance, écoutant, d’une oreille apparemment distraite, mais d’une attention, en réalité, constante, les discussions que pouvait avoir les clients du café et qui pouvait révélé des histoires digne des plus grands livres. Et puis, sur l’instant, je n’avais rien de mieux à faire.
« Hum… Au fait, comment… Comptez-vous sortir ? » je jetai un coup d’œil à la pile de vêtements trempés qui jonchaient le sol « Si je peux vous aider… »
Finalement je me tus, laissant la main à l’étrange personne assise auprès de moi, j’était intimement persuadée que je ne lui serait d’aucune aide, mais, après tout, sait-on jamais. Puis, me rendant compte de mes pensées actuelles et de la situation, un petit sourire se forma sur mes lèvres, un sourire étrange, plein de secrets et de mystères, pétillant. Moi, Yugata Yume, une résistante, proposait mon aide et mon soutien momentané, à Ikari Reisei, le gouverneur de mon village, mon « ennemi », cela pouvait sembler assez paradoxal, mais je m’en fichais éperdument. Personne ne m’avait dit de le tuer, de ne pas être polie ou serviable avec lui, si jamais je le croisais, alors je ferai ce qu’il me plairait.
Je regardai la jeune femme, attendant sa réponse tranquillement. Depuis que l’albinos avait pris une apparence féminine, je me sentais largement mieux, plus moi-même. Et, qui sait, peut-être que mon traumatisme commençait à s’atténuer, je l’espérais sincèrement.
Dernière édition par Yume Yugata le Dim 24 Aoû - 18:54, édité 1 fois

Yume Yugata- Tsuchi




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Re: Un bain bien mérité ?
« Hum… Au fait, comment… Comptez-vous sortir ? Si je peux vous aider… »
Reisei sourit. Elle était gentille. Il était indéniable qu'elle avait reconnue en lui le chef des Alliés et pourtant, elle continuait de lui parler. Comme bien trop d'extrémiste, elle aurait pu le lyncher ou refuser de lui parler, mais non. Elle était juste... Gentille. Une douce jeune fille qui semblait s'inquiéter pour elle, ou qui au moins, lui proposait son aide sans rien en rechange. Ca ne lui arrivait pas souvent, qu'on lui propose quelque chose de façon désinteressée. Le plus souvent ça oscillait entre supplique, chantage et marchandage. Tout ça dans le but de presser l'albinos et obtenir quelque chose de lui. Certes, cela avait ses avantages de se sentir toujours nécessaire, mais au final, ce n'était pas pour soi-même qu'il était apprécié. Pour son pouvoir souvent, pour sa force parfois, pour son or éventuellement, pour lui-même jamais. Cette seule pensée suffisait à le rendre triste. Mélancoliquement, Ikari Reisei se passa la main dans les cheveux, comme sa mère le lui faisait à l'époque. Doucement, elle reprit la parole.
- Non, merci, c'est gentil, mais tu n'as pas à t'impliquer dans cette histoire... Merci, Yu-chan.
Des larmes montèrent, bêtement à ses yeux. S'était idiot... Pour si peu... Les essuyants avant que ça ne devienne trop visible, la jeune albinos ne savait pas vraiment quoi rajouter, aussi, elle se coucha en arrière, sur le dos. La chaleur s'instilla dans ses muscles. La vapeur l'entourant couplée à la pierre brûlante transformèrent rapidement le teint nâcrée de la jeune fille en un rouge de plus en plus soutenu. Perdue dans ses pensées, Ikari Reisei ne semblait pas se soucier de ce qu'il se passait à l'extérieur et jettait un coup d'oeil de temps en temps à sa compagne. Quand la chaleur fut insoutenable, elle se redressa et aéra ses cheveux. Le silence se faisait maintenant trop opressant pour l'albinos qui décida de la briser, mais comment ? Quelques minutes de réflexion plus tard, une idée vint à Reisei. Une idée pour le moins... surprenante. Se tournant vers Yume, elle saisit les cerises qui reposaient sur les sphères neigeuses que composaient sa poitrine et commença à les masser délicatement. Quelques secondes écoulées elle souffla :
- Mon preci~eux !
Une fois son imitation achevée, elle se mit à rire de bon coeur, son vague à l'âme oublié. Indéniablement, plus c'était ridicule, plus c'était bon ! Reprenant petit à petit son souffle, elle sourit à Yume.
- Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu travailles où ? Je sais que ce n'est pas facile de nous jours, mais si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas à me demander mon aide. Ne, Yu-chan ?
Certes la situation était inhabituelle et qui plus est, il était peu probable qu'elle lui dise la vérité, mais qui sait ? Ce n'est pas parce que le destin les avaient placés dans deux villages différents qu'ils devraient sortir, arme à la main et se battre à mort. Non, pour l'instant Reisei considérait Yume telle une personne interessante, et peut-être même plus. Qui sait ?
Reisei sourit. Elle était gentille. Il était indéniable qu'elle avait reconnue en lui le chef des Alliés et pourtant, elle continuait de lui parler. Comme bien trop d'extrémiste, elle aurait pu le lyncher ou refuser de lui parler, mais non. Elle était juste... Gentille. Une douce jeune fille qui semblait s'inquiéter pour elle, ou qui au moins, lui proposait son aide sans rien en rechange. Ca ne lui arrivait pas souvent, qu'on lui propose quelque chose de façon désinteressée. Le plus souvent ça oscillait entre supplique, chantage et marchandage. Tout ça dans le but de presser l'albinos et obtenir quelque chose de lui. Certes, cela avait ses avantages de se sentir toujours nécessaire, mais au final, ce n'était pas pour soi-même qu'il était apprécié. Pour son pouvoir souvent, pour sa force parfois, pour son or éventuellement, pour lui-même jamais. Cette seule pensée suffisait à le rendre triste. Mélancoliquement, Ikari Reisei se passa la main dans les cheveux, comme sa mère le lui faisait à l'époque. Doucement, elle reprit la parole.
- Non, merci, c'est gentil, mais tu n'as pas à t'impliquer dans cette histoire... Merci, Yu-chan.
Des larmes montèrent, bêtement à ses yeux. S'était idiot... Pour si peu... Les essuyants avant que ça ne devienne trop visible, la jeune albinos ne savait pas vraiment quoi rajouter, aussi, elle se coucha en arrière, sur le dos. La chaleur s'instilla dans ses muscles. La vapeur l'entourant couplée à la pierre brûlante transformèrent rapidement le teint nâcrée de la jeune fille en un rouge de plus en plus soutenu. Perdue dans ses pensées, Ikari Reisei ne semblait pas se soucier de ce qu'il se passait à l'extérieur et jettait un coup d'oeil de temps en temps à sa compagne. Quand la chaleur fut insoutenable, elle se redressa et aéra ses cheveux. Le silence se faisait maintenant trop opressant pour l'albinos qui décida de la briser, mais comment ? Quelques minutes de réflexion plus tard, une idée vint à Reisei. Une idée pour le moins... surprenante. Se tournant vers Yume, elle saisit les cerises qui reposaient sur les sphères neigeuses que composaient sa poitrine et commença à les masser délicatement. Quelques secondes écoulées elle souffla :
- Mon preci~eux !
Une fois son imitation achevée, elle se mit à rire de bon coeur, son vague à l'âme oublié. Indéniablement, plus c'était ridicule, plus c'était bon ! Reprenant petit à petit son souffle, elle sourit à Yume.
- Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu travailles où ? Je sais que ce n'est pas facile de nous jours, mais si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas à me demander mon aide. Ne, Yu-chan ?
Certes la situation était inhabituelle et qui plus est, il était peu probable qu'elle lui dise la vérité, mais qui sait ? Ce n'est pas parce que le destin les avaient placés dans deux villages différents qu'ils devraient sortir, arme à la main et se battre à mort. Non, pour l'instant Reisei considérait Yume telle une personne interessante, et peut-être même plus. Qui sait ?

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Re: Un bain bien mérité ?
« Non, merci, c'est gentil, mais tu n'as pas à t'impliquer dans cette histoire... Merci, Yu-chan. »
je haussai les épaules, j’étais déjà impliquée jusqu'au cou dans des histoires bien plus compliquées, alors une de plus ou une de moins, qu’est-ce que cela changerait ? Pas grand chose, de cela, j’en étais sûre. Puis soudain, je remarquai un léger éclat dans ses yeux, qu’elle effaça bien vite de la main. Je ne fis aucun commentaire, aucun geste, consciente que, si elle avait refoulé sa tristesse, ce n’était pas pour que j’en rajoute une couche.
Le silence se réinstalla, j’en profitai pour me glisser dans l’eau chaude. Nullement dérangée, ni par ma compagne, ni par le silence, les deux me convenant assez bien, pour le moment. Cependant, après quelques minutes, la jeune femme posa ses mains sur sa poitrine et commença à se la masser, sans aucune gêne. Troublée, je rougis, ne comprenant pas le but du geste. Puis soudain, un sifflement passa entre les deux lèvres pâles de l’albinos.
« Mon preci~eux ! »
Je faillis m’étouffer avec mon propre souffle, quand j’entendis cela, mon visage passa simultanément du mode pivoine au mode navet, avant de récupérer, assez rapidement, une teinte normal. Puis, je commençai à rire, de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’un fou rire me secoue franchement, me forçant à me retenir à un rocher pour ne pas couler. C’était plus fort que moi et je ne parvins à m’arrêter tout à fait, qu’après un petit moment, les larmes aux yeux à force de me tordre dans tous les sens bêtement. Une fois calmée, je répondis au sourire de ma voisine, souriant de même, sincèrement joyeuse et encore un peu enivrée par la récente crise de rire.
« Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu travailles où ? Je sais que ce n'est pas facile de nos jours, mais si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas à me demander mon aide. Ne, Yu-chan ? »
Je haussai de nouveau un sourcil, plus ou moins surprise par la question, qui n’avait cependant rien d’exceptionnel. Je répondis par un hochement de tête avant de préciser.
« Je suis la propriétaire du Café aux Cerises, c’est un peu à l’écart du reste, près d’un petit bois de bambou et du grand cerisier, par conséquent je suis spécialisée dans les pâtisseries aux cerises, je laisse l’alcool à d’autres, bien que j’en serve aussi, mais peu. Depuis la fermeture des cafés, bars et autres, je prends des commandes que je livre dans le village, histoire de ne pas vider mes économies, jusqu’à ce que l'on permette la réouverture des établissements. De toute manière, je ne m’occupe, financièrement, que de moi-même, ou presque, depuis la mort de mes parents et de mon frère. Donc, non, moi, je n’ai besoin de rien, d’autant que ces temps-ci, je ne sais pas si j’aurais la force de gérer la réouverture. »
C’était vrai, l’argent laissé par mes parents et mon frère aurait pu suffire à ma vie, fort modeste, pendant un certain temps, mais je tenais à rester active et à ne pas perdre la main en matière de cuisine. Puis cela me permettait d’éviter les moments d’inactivité, propice à l’endormissement ou à la réflexion, deux choses que j’évitais comme la peste depuis ces dernières semaines.
Je m’allongeais tranquillement, les yeux à peine entrouverts, proche de l’endormissement, combattant, du mieux que je pouvais, le sommeil qui me prenait de cours. Cherchant, en vain, quelque chose pour rattacher mes yeux, rattraper au vol cette réalité qui me fuyait. Je sentis mes paupière s’abattre complètement sur la faible lumière qu’elles filtraient encore, ma tête retomba sur mon épaule mollement, j’avais beau savoir qu’il ne fallait pas dormir, pas maintenant, ni ici, mon corps, ce traître, avait décidé que je repoussais mes limites un peu trop loin. Je m’endormis donc, plongeant, tête la première, dans ces rêves tant redoutés.
Tout était noir, mais un noir vivant, palpitant et pourtant impalpable, ç’aurait bien pu être une représentation du néant, que cela n’aurait rien changé. Flottant dans ce sombre univers, des portes, toutes différentes, de couleurs et de matériaux, certaines ne ressemblaient pas à des portes, certaines ne ressemblaient même à rien de connu. Je soupirai, cet « endroit » avait le chic pour toujours paraître bizarre, d’une manière ou d’une autre, le plus drôle ce serait quand je verrais ce à quoi je ressemblais, actuellement. Je baissais donc les yeux, j’étais nue et dans mon dos, je pouvais sentir ma chevelure battant contre mes flancs, c’était d’ailleurs la seule chose que je sentais ici. Sur mon visage, se dessinait un masque exaspéré, farouche, et pourtant inquiet, presque apeuré. Je ne pouvais absolument rien cacher, après tout, ce monde était moi, à l’état pur, sans artifice et je m’y retrouvais piégé comme un oiseau dans sa cage.
Soudainement, j’aperçus une petite chose toute blanche, à une distance indéterminé, on l’aurait cru très loin et en même temps très proche ; mais de toute façon, les distances n’avaient plus lieu d’être ici, où le haut et le bas se mêlaient dans une confusion perverse. Quoiqu’il en soit je plissais les yeux, consciente pourtant, que cela ne servirait à rien, avancer non plus, ce n’était pas la première fois que je subissais le supplice de Tantale dans ce monde dingue.
Une voix me fit brusquement sursauter, je me retournai alors, plus par réflexe, que par réel espoir d’en découvrir la source, indéfinissable, les sons semblant venir de partout à la fois, chose que je détestais tout particulièrement. Je repris ma position original, pour sursauter une nouvelle fois : en face de moi, le visage de mon frère, accompagné de son corps, cette fois, un sourire des plus agaçants sur le visage.
« Eh bien ! Je ne pensais pas te revoir de si tôt, depuis la dernière fois, Imouto, quoique le temps n’a plus la moindre importance ici. Et je suis heureux de voir que tu as su ramener un invité, pour une fois ! »
Le ton était jovial, enjoué et tout à fait exaspérant, la réponse en fut d’autant plus glaciale.
« De quoi parles-tu ? »
« Je vois qu’on aime toujours autant parler, c’est dommage, tu as toujours eu une très jolie voix, Imouto ! »
« Viens-en au fait je te pris. »
« Quel fait ? Ah ! Oui oui ! L’invité et les chaînes ! C’est vrai, c’est vrai, il serait peut-être tant que tu commences à les briser, d’ailleurs, il n’y aura certainement pas de meilleurs moment pour commencer que maintenant ! »
« De quoi tu parles, Yuuki !? »
Cette fois-ci, j’avais crié, les sous-entendus, ça allait un moment, après, cela commençait à devenir franchement énervant.
Je vis mon « frère », ou plutôt, cette expression de moi-même qui avait son apparence et son caractère, du moins, en partie, sourire plus largement encore,une certaine touche de sadisme dans cette expression-là.
« Minute papillon ! On peut prendre notre temps, et puis, ce n’est pas très poli d’exclure quelqu’un de la conversation. Enfin, Imouto ! Tes manière ! »
Je cru que j’allais lui sauter à la gorge, il me semblait qu’il était encore plus énervant ici que de son vivant.
« Mais de qui tu parles, Yu… »
La petite chose blanche, que j’avais vu auparavant, déboula alors à l’endroit où nous nous trouvions, Yuuki et moi. Elle se déplia doucement, révélant le corps d’un tout jeune garçon, de 5 ou 7 ans environ, albinos. Quelque part, dans ses trais, je reconnus le jeune homme que j’avais rencontré quelques minutes plus tôt. Serait-ce lui, mais enfant ? C’était donc, cela, la manière dont il se percevait ? Je m’approchai pour l’aider à se relever, doucement, à la fois inquiète et quelque peu déboussolée par sa présence ici, peut-être, aussi par ma nudité.
« Ikari-san… Est-ce que ça va ? »
La réponse ne se fit pas attendre.
« C’est toi, Yu-chan ? Où est-ce qu’on est ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »
J’allais lui répondre quand la vois de Yuuki me coupa dans mon élan.
« Si celle que tu appelles Yu-chan est mon Imouto, alors oui c’est elle, dans sa nudité la plus parfaite, c’est le cas de le dire. Quant à savoir où l’on est… Hum… Bonne question. Je dirais que l’on est dans le rêve de cette chère Yume, dans son subconscient si tu préfères. Et ta présence ici est fort intéressante, ce n’est pas tout le monde qui peut entrer, ou plutôt, être happé, dans un rêve comme ça. Et, ce qu’il se passe. Eh bien, tu vas le savoir très vite. »
Je me redressai, très droite, méfiante, regardant mon frère par en dessous, comme j’en avais l’habitude, mes yeux quelque peu plissés, le nez très légèrement froncé. Ca sentait les embrouilles à plein nez et j’avais du flair, surtout dans cet endroit là, où les catastrophes pouvaient arriver très vite.
« Ce que mon frère oublie de préciser et que vous devez bien comprendre, Ikari-san, c’est que tout ce qui se passe ici, aura des répercutions sur votre corps, dans la réalité. Vous mourrez ici et votre cœur s’arrête de battre, vous perdez une main ici et vous serez manchot à votre réveil. Et, sachez que je ne contrôle pas le monde qui m’entoure, quand bien même il s’agit de mon rêve. »
Yuuki s’approcha brusquement de nous, un sourire charmeur aux lèvres.
« C’est exact. Du moins, ça l’est pour le moment. De plus, puisque tu es là, Rei-chan, tu dois savoir les conséquences de ta venue ici. Tu seras désormais lié à ma sœur, que tu le veuilles ou non, bien sûr, la puissance de ce lien dépend de toi, entre autre. Le reste, vous le découvrirez par vous-même, c’est bien plus drôle ! »
Je jetai un coup d’œil au, désormais, petit garçon, auprès de moi. Il avait l’air si fragile, j’avais beau savoir qu’il était un homme, certainement plus âgé que moi et beaucoup plus fort, je ne pouvais m’empêcher d’adopter une attitude protectrice, d’autant plus qu’il n’avait pas l’habitude d’être ici. Un détail me revint alors en mémoire.
« Et qu’est-ce que c’était que ces… Chaînes ? »
Yuuki eut alors un sourire étrange, mélancolique, compatissant quelque part.
« Celles que tu dois briser pour être toi et donc, maîtresse de ce monde. Pour commencer, tu vas devoir rejoindre la meute, surmonter ta peur du reste de l’humanité et pour arriver à nos fins, car nous avons tous intérêt à ce que ça fonctionne, j’ai ma petite idée et elle te concerne de très près, Imouto. »
J’étais sur la défensive, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il allait faire et, à vrai dire, je ne voulais pas le savoir. Ses yeux, posés sur moi avec une tendresse fraternelle, cet air triste, c’était trop inhabituel de sa part pour ne pas être suspect.
« Il est temps pour vous de vous réveiller, Imouto, Rei-chan, nous nous reverrons bientôt, du moins je pense. »
J’allais répondre, quand une douleur violente broya l'épine dorsal, je tombai à quatre patte sur le « sol » avant de me laisser tomber sur le côté, gémissant de douleur, en position fœtal. Un craquement sonore résonna dans tout ce vide, suivi d’un hurlement de douleur, cela faisait mal, si mal. Des larmes perlèrent à mes yeux tant la douleur était forte, je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, j’étais perdue. Il me sembla que mon corps chuta lentement dans le vide, pendant un temps indéfinissable, puis, plus rien.
Mes yeux s’ouvrirent d’eux même, brusquement, je haletais. Me débattant dans l’eau, je tentais désespérément de retrouver mes prises, tout me semblait flou autour, tout semblait différent. Trouvant un appui, je bondis hors de l’eau chaude, effarouchée, les yeux fous. Je finis, lentement, par retrouver mon calme. Je fermai les yeux un petit moment, mais quand je les rouvris, ce que je vis dans l’eau m’horrifia.
je haussai les épaules, j’étais déjà impliquée jusqu'au cou dans des histoires bien plus compliquées, alors une de plus ou une de moins, qu’est-ce que cela changerait ? Pas grand chose, de cela, j’en étais sûre. Puis soudain, je remarquai un léger éclat dans ses yeux, qu’elle effaça bien vite de la main. Je ne fis aucun commentaire, aucun geste, consciente que, si elle avait refoulé sa tristesse, ce n’était pas pour que j’en rajoute une couche.
Le silence se réinstalla, j’en profitai pour me glisser dans l’eau chaude. Nullement dérangée, ni par ma compagne, ni par le silence, les deux me convenant assez bien, pour le moment. Cependant, après quelques minutes, la jeune femme posa ses mains sur sa poitrine et commença à se la masser, sans aucune gêne. Troublée, je rougis, ne comprenant pas le but du geste. Puis soudain, un sifflement passa entre les deux lèvres pâles de l’albinos.
« Mon preci~eux ! »
Je faillis m’étouffer avec mon propre souffle, quand j’entendis cela, mon visage passa simultanément du mode pivoine au mode navet, avant de récupérer, assez rapidement, une teinte normal. Puis, je commençai à rire, de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’un fou rire me secoue franchement, me forçant à me retenir à un rocher pour ne pas couler. C’était plus fort que moi et je ne parvins à m’arrêter tout à fait, qu’après un petit moment, les larmes aux yeux à force de me tordre dans tous les sens bêtement. Une fois calmée, je répondis au sourire de ma voisine, souriant de même, sincèrement joyeuse et encore un peu enivrée par la récente crise de rire.
« Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu travailles où ? Je sais que ce n'est pas facile de nos jours, mais si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas à me demander mon aide. Ne, Yu-chan ? »
Je haussai de nouveau un sourcil, plus ou moins surprise par la question, qui n’avait cependant rien d’exceptionnel. Je répondis par un hochement de tête avant de préciser.
« Je suis la propriétaire du Café aux Cerises, c’est un peu à l’écart du reste, près d’un petit bois de bambou et du grand cerisier, par conséquent je suis spécialisée dans les pâtisseries aux cerises, je laisse l’alcool à d’autres, bien que j’en serve aussi, mais peu. Depuis la fermeture des cafés, bars et autres, je prends des commandes que je livre dans le village, histoire de ne pas vider mes économies, jusqu’à ce que l'on permette la réouverture des établissements. De toute manière, je ne m’occupe, financièrement, que de moi-même, ou presque, depuis la mort de mes parents et de mon frère. Donc, non, moi, je n’ai besoin de rien, d’autant que ces temps-ci, je ne sais pas si j’aurais la force de gérer la réouverture. »
C’était vrai, l’argent laissé par mes parents et mon frère aurait pu suffire à ma vie, fort modeste, pendant un certain temps, mais je tenais à rester active et à ne pas perdre la main en matière de cuisine. Puis cela me permettait d’éviter les moments d’inactivité, propice à l’endormissement ou à la réflexion, deux choses que j’évitais comme la peste depuis ces dernières semaines.
Je m’allongeais tranquillement, les yeux à peine entrouverts, proche de l’endormissement, combattant, du mieux que je pouvais, le sommeil qui me prenait de cours. Cherchant, en vain, quelque chose pour rattacher mes yeux, rattraper au vol cette réalité qui me fuyait. Je sentis mes paupière s’abattre complètement sur la faible lumière qu’elles filtraient encore, ma tête retomba sur mon épaule mollement, j’avais beau savoir qu’il ne fallait pas dormir, pas maintenant, ni ici, mon corps, ce traître, avait décidé que je repoussais mes limites un peu trop loin. Je m’endormis donc, plongeant, tête la première, dans ces rêves tant redoutés.
Tout était noir, mais un noir vivant, palpitant et pourtant impalpable, ç’aurait bien pu être une représentation du néant, que cela n’aurait rien changé. Flottant dans ce sombre univers, des portes, toutes différentes, de couleurs et de matériaux, certaines ne ressemblaient pas à des portes, certaines ne ressemblaient même à rien de connu. Je soupirai, cet « endroit » avait le chic pour toujours paraître bizarre, d’une manière ou d’une autre, le plus drôle ce serait quand je verrais ce à quoi je ressemblais, actuellement. Je baissais donc les yeux, j’étais nue et dans mon dos, je pouvais sentir ma chevelure battant contre mes flancs, c’était d’ailleurs la seule chose que je sentais ici. Sur mon visage, se dessinait un masque exaspéré, farouche, et pourtant inquiet, presque apeuré. Je ne pouvais absolument rien cacher, après tout, ce monde était moi, à l’état pur, sans artifice et je m’y retrouvais piégé comme un oiseau dans sa cage.
Soudainement, j’aperçus une petite chose toute blanche, à une distance indéterminé, on l’aurait cru très loin et en même temps très proche ; mais de toute façon, les distances n’avaient plus lieu d’être ici, où le haut et le bas se mêlaient dans une confusion perverse. Quoiqu’il en soit je plissais les yeux, consciente pourtant, que cela ne servirait à rien, avancer non plus, ce n’était pas la première fois que je subissais le supplice de Tantale dans ce monde dingue.
Une voix me fit brusquement sursauter, je me retournai alors, plus par réflexe, que par réel espoir d’en découvrir la source, indéfinissable, les sons semblant venir de partout à la fois, chose que je détestais tout particulièrement. Je repris ma position original, pour sursauter une nouvelle fois : en face de moi, le visage de mon frère, accompagné de son corps, cette fois, un sourire des plus agaçants sur le visage.
« Eh bien ! Je ne pensais pas te revoir de si tôt, depuis la dernière fois, Imouto, quoique le temps n’a plus la moindre importance ici. Et je suis heureux de voir que tu as su ramener un invité, pour une fois ! »
Le ton était jovial, enjoué et tout à fait exaspérant, la réponse en fut d’autant plus glaciale.
« De quoi parles-tu ? »
« Je vois qu’on aime toujours autant parler, c’est dommage, tu as toujours eu une très jolie voix, Imouto ! »
« Viens-en au fait je te pris. »
« Quel fait ? Ah ! Oui oui ! L’invité et les chaînes ! C’est vrai, c’est vrai, il serait peut-être tant que tu commences à les briser, d’ailleurs, il n’y aura certainement pas de meilleurs moment pour commencer que maintenant ! »
« De quoi tu parles, Yuuki !? »
Cette fois-ci, j’avais crié, les sous-entendus, ça allait un moment, après, cela commençait à devenir franchement énervant.
Je vis mon « frère », ou plutôt, cette expression de moi-même qui avait son apparence et son caractère, du moins, en partie, sourire plus largement encore,une certaine touche de sadisme dans cette expression-là.
« Minute papillon ! On peut prendre notre temps, et puis, ce n’est pas très poli d’exclure quelqu’un de la conversation. Enfin, Imouto ! Tes manière ! »
Je cru que j’allais lui sauter à la gorge, il me semblait qu’il était encore plus énervant ici que de son vivant.
« Mais de qui tu parles, Yu… »
La petite chose blanche, que j’avais vu auparavant, déboula alors à l’endroit où nous nous trouvions, Yuuki et moi. Elle se déplia doucement, révélant le corps d’un tout jeune garçon, de 5 ou 7 ans environ, albinos. Quelque part, dans ses trais, je reconnus le jeune homme que j’avais rencontré quelques minutes plus tôt. Serait-ce lui, mais enfant ? C’était donc, cela, la manière dont il se percevait ? Je m’approchai pour l’aider à se relever, doucement, à la fois inquiète et quelque peu déboussolée par sa présence ici, peut-être, aussi par ma nudité.
« Ikari-san… Est-ce que ça va ? »
La réponse ne se fit pas attendre.
« C’est toi, Yu-chan ? Où est-ce qu’on est ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »
J’allais lui répondre quand la vois de Yuuki me coupa dans mon élan.
« Si celle que tu appelles Yu-chan est mon Imouto, alors oui c’est elle, dans sa nudité la plus parfaite, c’est le cas de le dire. Quant à savoir où l’on est… Hum… Bonne question. Je dirais que l’on est dans le rêve de cette chère Yume, dans son subconscient si tu préfères. Et ta présence ici est fort intéressante, ce n’est pas tout le monde qui peut entrer, ou plutôt, être happé, dans un rêve comme ça. Et, ce qu’il se passe. Eh bien, tu vas le savoir très vite. »
Je me redressai, très droite, méfiante, regardant mon frère par en dessous, comme j’en avais l’habitude, mes yeux quelque peu plissés, le nez très légèrement froncé. Ca sentait les embrouilles à plein nez et j’avais du flair, surtout dans cet endroit là, où les catastrophes pouvaient arriver très vite.
« Ce que mon frère oublie de préciser et que vous devez bien comprendre, Ikari-san, c’est que tout ce qui se passe ici, aura des répercutions sur votre corps, dans la réalité. Vous mourrez ici et votre cœur s’arrête de battre, vous perdez une main ici et vous serez manchot à votre réveil. Et, sachez que je ne contrôle pas le monde qui m’entoure, quand bien même il s’agit de mon rêve. »
Yuuki s’approcha brusquement de nous, un sourire charmeur aux lèvres.
« C’est exact. Du moins, ça l’est pour le moment. De plus, puisque tu es là, Rei-chan, tu dois savoir les conséquences de ta venue ici. Tu seras désormais lié à ma sœur, que tu le veuilles ou non, bien sûr, la puissance de ce lien dépend de toi, entre autre. Le reste, vous le découvrirez par vous-même, c’est bien plus drôle ! »
Je jetai un coup d’œil au, désormais, petit garçon, auprès de moi. Il avait l’air si fragile, j’avais beau savoir qu’il était un homme, certainement plus âgé que moi et beaucoup plus fort, je ne pouvais m’empêcher d’adopter une attitude protectrice, d’autant plus qu’il n’avait pas l’habitude d’être ici. Un détail me revint alors en mémoire.
« Et qu’est-ce que c’était que ces… Chaînes ? »
Yuuki eut alors un sourire étrange, mélancolique, compatissant quelque part.
« Celles que tu dois briser pour être toi et donc, maîtresse de ce monde. Pour commencer, tu vas devoir rejoindre la meute, surmonter ta peur du reste de l’humanité et pour arriver à nos fins, car nous avons tous intérêt à ce que ça fonctionne, j’ai ma petite idée et elle te concerne de très près, Imouto. »
J’étais sur la défensive, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il allait faire et, à vrai dire, je ne voulais pas le savoir. Ses yeux, posés sur moi avec une tendresse fraternelle, cet air triste, c’était trop inhabituel de sa part pour ne pas être suspect.
« Il est temps pour vous de vous réveiller, Imouto, Rei-chan, nous nous reverrons bientôt, du moins je pense. »
J’allais répondre, quand une douleur violente broya l'épine dorsal, je tombai à quatre patte sur le « sol » avant de me laisser tomber sur le côté, gémissant de douleur, en position fœtal. Un craquement sonore résonna dans tout ce vide, suivi d’un hurlement de douleur, cela faisait mal, si mal. Des larmes perlèrent à mes yeux tant la douleur était forte, je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, j’étais perdue. Il me sembla que mon corps chuta lentement dans le vide, pendant un temps indéfinissable, puis, plus rien.
Mes yeux s’ouvrirent d’eux même, brusquement, je haletais. Me débattant dans l’eau, je tentais désespérément de retrouver mes prises, tout me semblait flou autour, tout semblait différent. Trouvant un appui, je bondis hors de l’eau chaude, effarouchée, les yeux fous. Je finis, lentement, par retrouver mon calme. Je fermai les yeux un petit moment, mais quand je les rouvris, ce que je vis dans l’eau m’horrifia.

Yume Yugata- Tsuchi




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Re: Un bain bien mérité ?
C'est en sueur que Reisei se réveilla. La moiteur de la transpiration mêlée à la vapeur de l'onsen emprisonnaient l'albinos dans une gaine brûlante d'humidité. Se glissant dans l'eau, elle savoura sa libération de cette camisole aqueuse. Non, décidément, des rêves comme ça, elle préférait ne pas en avoir. Après avoir passé de trop longues minutes dans un noir absolu aux propriétés chaotiques, Ikari Reisei avait vu apparaître dans son rêve Yume et un homme pour le moins atypique. Là où la jeune fille et le petit garçon étaient dans leur plus simple appareil, lui était revêtu d'un kimono et d'un pantalon. Ses cheveux lâchés tombaient selon leur bon désir sur la résille que laissait entrevoir le kimono. Chose pour le moins surprenante, quand Reisei se mit à parler, le son était clair et distinct. Alors qu'à l'accoutumée, le rêve déformait allègrement les sons et les impressions, celui-ci les rendaient plus précis, plus réels. La réponse qui lui revint ne fut pas de la jeune fille dénudée, mais de celui qui se présenta comme étant son frère. Chose encore plus étrange, il ne s'agissait pas de son rêve, mais de celui de Yume-chan. Et à priori, rien ne permettait de douter de cette parole. Ce rêve était trop singulier, trop différent de ceux de Reisei pour en douter. Sans plus s'adresser à l'enfant blanc, les deux adultes continuèrent leur discussion jusqu'à ce que l'Onii-san se décide à renvoyer les deux invités dans le monde "réel". Retour qui ne fut pas paisible pour deux ryos. Une impression de souffrance jusqu'alors étrangère l'envahit. Non pas qu'il ressentait lui-même physiquement cette douleur, mais elle était bien présente. Un peu comme s'il recevait en direct les sensations d'un autre passant à la Question. Une chose pour le moins... Désagréable.
Rapidement, l'eau dans laquelle était Reisei commença à avoir des remous, à être agitée. Sans cause visible, l'albinos regarda autour de lui. Disparue, la jeune femme n'était plus visible. Elle était rentrée chez elle, pensait-t-il, lorsqu'un événement pour le moins... improbable, arriva. La raison de tout ce mouvement aquatique sauta hors de l'eau. A deux mètres de lui, sans crier garde, un loup se secouait en aspergeant généreusement les alentours de goutelettes brûlantes. Certes, personne n'était là pour en souffrir, mais quand même c'était pour le principe. Une fois son "séchage" manuel achevé, l'animal se rapprocha de l'eau et... sursauta ! Non, indéniablement, ce loup n'était pas normal. Ou "normale" aurait-il fallu dire. Plus petite que la moyenne —et le paraissant encore plus étant mouillée.
Reisei en avait du mal à croire ses yeux. Une louve. Une petite louve. Une petite louve mouillée. Une petite louve mouillée qui frissonnait, les oreilles en arrière, la queue entre les jambes. Dans le coeur de Reisei, une porte céda. Une porte que le pauvre animal aurait préféré, à ne pas en douter, voir fermée à jamais. On dit qu'il suffit d'une minuscule faille dans un barrage pour le faire céder ; c'est plus ou moins ce qu'il se passa avec le mur de la retenue et de la bienséance de l'albinos. Explosant magistralement chacune des briques de ce rempart de politesse, la kunoichi laissa libre cours à ses pulsions. Elle sortit de l'eau et se jeta au cou de la pauvre bête. Serrant aussi fort qu'elle le pouvait, elle commença à parler :
- Oh ! T'es trop mignooonne ! T'es trop choupiii ! Gah ! Adorable ! fit-elle en la serrant dans ses bras. Mais tu sais que tu es adorable toi ? Voui, voui ! Adorable ! Et tu es belle en plus ! Oui oui ! Magnifique ! Et puis tu as de belles oreilles, et un beau museau, et une belle gueule, et une bellle truffe, et un beau cou, et de mignonnes pattes ! (En caressant lesdites parties du corps de la louve) Voui voui ! Tu es très belle ! Mais dis-moi ? Tu as un maître ? Oui ? Non ? Tu ne sais pas ? C'est pas très explicite tout ça, hein ? Allez viens par ici que je te refasse un câlin ! *câlin* Gah ! T'es vraiment trop choupi ! Oh ! Mais tu as un beau collier en plus ! C'est ta maîtresse qui te l'a donné ? Tu sais que tu ressembles beaucoup à une amie à moi ? Oui, oui. Elle est très gentille, a de beaux cheveux bruns et un corps sublime. Comme toi, elle est un peu plus petite que la moyenne. Comment je sais que tu es un peu plus petite que la moyenne ? Parce que j'ai passé quelques temps à accompagner un maître animalier. (La jeune femme roucoule) Bref, elle est très bien. Tout comme toi ! Et d'ailleurs, elle a le même collier. Tu ne lui as pas volé quand même, non ? Non ! Ce n'est pas ton genre. T'es trop mignonne pour ça ! Mais comment tu fais pour l'être, hein ? Tu as une lotion spéciale ? Ou alors tu manges quelque chose de particulier ? J'aimerais bien avoir une chevelure aussi belle. Allez, encore câlin ! Yeaye ! T'es douce et adorable ! C'est vraiment craquant quand tu gémis. Mais dis-moi ? Tu n'as jamais pensé à faire du cosplay ? J'ai toujours voulu en faire avec un animal. Je suis sûre que tu serais encore plus craquante en infirmière, en servante ou même en étudiante ! En fait, rien qu'un Yukata t'irait déjà très bien ! D'ailleurs, j'aimerais bien lui faire essayer deux trois costumes, à elle aussi. Si jamais elle acceptait de porter deux ou trois de mes tenues, je suis certain qu'elle ferait tourner la tête à plus d'un. En effet, Yume serait parfaite avec...
- Ouaf !
- ... une tenue de Neko. Avec deux petites oreilles, légèrement plus grandes que les tiennes. Et aussi avec une petite queue et une minijupe. Trop mignonne elle aussi ! Ah et je sais, avec toi en tant que compagne ! Pour aller avec la Neko, je te verrais bien en Tori ! Et... Attend, tu viens d'aboyer là ?
- Ouaf !
- Mais c'est absolument génial ! On dirait que tu comprends ce que je dis ! J'ai toujours rêvé d'avoir un animal de compagnie qui me comprenne ! Tu me comprends vraiment ?
- Ouaf...
- Génial ! Donc... Je vais te poser une question facile et tu me répondras par "Ouaf" pour "Oui" et par "Ouaf ouaf" pour "Non". Ca te va ?
- Ouaf...
- Bon, alors selon toi, le chien du chasseur enchâssé dans la chaise déchaussée peut-il choisir ses chansons et chants sans pour autant chambouler le chambranle de la charmante chambre dans laquelle le chat chasse de chancelants mulots des champs ?
La petite louve afficha un visage pour le moins... atterré que Reisei prit pour une confirmation.
- Bon, je vais donc te poser quelques questions, d'accord ? Alors, commençons. Connais-tu Yume ?
Elle le regarda par en dessous, relevant légèrement le museau : évidemment qu'elle connaissait Yume... Puisqu'ELLE était Yume, était-il idiot ou n'avait-il absolument pas le moindre sens de l'observation ?
- Je vais prendre ça pour un Oui ! Continuons, d'où la connais-tu ? Tu l'as rencontrée en forêt ? Dans la montagne ? Dans un onsen ? ... Ah mais, tu ne peux pas répondre à ça par contre... Donc... Tu sais par où est partie Yume ?
Elle gémit, mais quel idiot ! Elle était là, là. Juste en face de lui ! Il fallait qu'il le comprenne, il fallait qu'il sache. Se dressant sur ses pattes arrières, elle posa celles de devant sur ses épaules, le fixant dans les yeux, pensant de toute ses forces "Yume, c'est MOI !"
Sans vraiment savoir pourquoi, une évidence lui vint à l'esprit. La louve était Yume. Non que se soit logique, possible ou quoi que ce soit, mais justifier cela se rapprochait de l'impossible et comme "A l'impossible nul n'est tenu" et bien... Il ne l'expliquerait pas et l'accepterait comme un fait. Nah.
- Ah ! Yu-chan ! Câlin ! fit l'albinos en serrant son amie canine dans les bras.
Elle glapit de surprise, puis soupira de soulagement, il avait compris, c'était déjà un grand pas en avant.
- Bon, Yu-chan ! On y va ! Tu vas venir avec moi à la maison et on cherchera là-bas une façon de te rendre ta véritable forme, ne ? Et là-bas tu pourras boire et manger et rencontrer mes deux filles, Bara-chan et aussi Sumire-chan. Elles aussi sont trop choupis ! Je suis sûre que vous ferez un trio du tonnerre ! Allez, viens, hop ! Dans les bras !
Joignant le geste à la parole, Reisei prit son amie dans les bras de la même façon qu'il aurait pris un nouveau-né... Et sans doute avec des commentaires aussi intelligents, dignes d'un enfant de cinq ans essayant de motiver son chien à avancer alors que celui-ci avait les pattes amputées.
C'est donc nue, une louve dans les bras que la jeune femme passa sous le nez lubrique des Akajins en direction de son bureau et de ses quartiers.
A peine arrivé chez lui, Reisei eut deux heureuses surprises. Premièrement, un colis était arrivé venant de son Kage qui l'avait envoyé... de Konoha ? Un rapide coup d'oeil suffit pour le convaincre de l'intérêt de la chose. Une tête pour le moins... intéressante, était entreposé dans la boîte. La refermant vite, il savoura sa deuxième surprise. Ses deux petites filles étaient là, à courir en yukata autour de lui et à lui "faire des joies".
- Rei-chama ! Rei-chama ! criaient-elles de leurs petites voix, en descendant l'escalier aussi vite que possible.
- Ah ! Su-chan et Ba-chin ! Comment allez-vous mes petites puces ? Venez vite me faire un gros câlin ! Oui, voilà ! Câââlin ! Alors, je vais vous présenter quelqu'un. Tadaaa ! Il s'agit d'une humaine-louve ! Yume-chan ! Elle est toute gentille et toute douce ! Allez, venez la caresser ! Et aussi~
- Ikari-sama ? Excusez-moi de vous interrompre mais, il semblerait que vous soyez demandé aux sous-sols. Une urgence il paraît, fit un garde essouflé.
- Euh... Mais-euh ! Je veux rester avec mes n'amours-euh ! fit-il rageusement.
- ...
- Bon, dites-leur que j'arrive. Je termine ça, et j'arrive. Donc, désolé les filles, je vais devoir vous laisser d'accord ? Prenez bien soin de Yu-chan ! Faites en sorte qu'elle ne manque de rien. Et toi, Yu-chan, fais bien attention à mes deux amours. Ne ? Allez, un gros bisou et j'y vais, d'accord ?
Chose dite, chose faite, trois bisous baveux plus tard, il quitta les lieux, la boîte sous le bras, en direction des sous-sols.
PS : Je corrigerai l'orthographe plus tard... Quand j'aurais le courage... ^^"
No need for that... Kaga est passée par là ! =D
Rapidement, l'eau dans laquelle était Reisei commença à avoir des remous, à être agitée. Sans cause visible, l'albinos regarda autour de lui. Disparue, la jeune femme n'était plus visible. Elle était rentrée chez elle, pensait-t-il, lorsqu'un événement pour le moins... improbable, arriva. La raison de tout ce mouvement aquatique sauta hors de l'eau. A deux mètres de lui, sans crier garde, un loup se secouait en aspergeant généreusement les alentours de goutelettes brûlantes. Certes, personne n'était là pour en souffrir, mais quand même c'était pour le principe. Une fois son "séchage" manuel achevé, l'animal se rapprocha de l'eau et... sursauta ! Non, indéniablement, ce loup n'était pas normal. Ou "normale" aurait-il fallu dire. Plus petite que la moyenne —et le paraissant encore plus étant mouillée.
Reisei en avait du mal à croire ses yeux. Une louve. Une petite louve. Une petite louve mouillée. Une petite louve mouillée qui frissonnait, les oreilles en arrière, la queue entre les jambes. Dans le coeur de Reisei, une porte céda. Une porte que le pauvre animal aurait préféré, à ne pas en douter, voir fermée à jamais. On dit qu'il suffit d'une minuscule faille dans un barrage pour le faire céder ; c'est plus ou moins ce qu'il se passa avec le mur de la retenue et de la bienséance de l'albinos. Explosant magistralement chacune des briques de ce rempart de politesse, la kunoichi laissa libre cours à ses pulsions. Elle sortit de l'eau et se jeta au cou de la pauvre bête. Serrant aussi fort qu'elle le pouvait, elle commença à parler :
- Oh ! T'es trop mignooonne ! T'es trop choupiii ! Gah ! Adorable ! fit-elle en la serrant dans ses bras. Mais tu sais que tu es adorable toi ? Voui, voui ! Adorable ! Et tu es belle en plus ! Oui oui ! Magnifique ! Et puis tu as de belles oreilles, et un beau museau, et une belle gueule, et une bellle truffe, et un beau cou, et de mignonnes pattes ! (En caressant lesdites parties du corps de la louve) Voui voui ! Tu es très belle ! Mais dis-moi ? Tu as un maître ? Oui ? Non ? Tu ne sais pas ? C'est pas très explicite tout ça, hein ? Allez viens par ici que je te refasse un câlin ! *câlin* Gah ! T'es vraiment trop choupi ! Oh ! Mais tu as un beau collier en plus ! C'est ta maîtresse qui te l'a donné ? Tu sais que tu ressembles beaucoup à une amie à moi ? Oui, oui. Elle est très gentille, a de beaux cheveux bruns et un corps sublime. Comme toi, elle est un peu plus petite que la moyenne. Comment je sais que tu es un peu plus petite que la moyenne ? Parce que j'ai passé quelques temps à accompagner un maître animalier. (La jeune femme roucoule) Bref, elle est très bien. Tout comme toi ! Et d'ailleurs, elle a le même collier. Tu ne lui as pas volé quand même, non ? Non ! Ce n'est pas ton genre. T'es trop mignonne pour ça ! Mais comment tu fais pour l'être, hein ? Tu as une lotion spéciale ? Ou alors tu manges quelque chose de particulier ? J'aimerais bien avoir une chevelure aussi belle. Allez, encore câlin ! Yeaye ! T'es douce et adorable ! C'est vraiment craquant quand tu gémis. Mais dis-moi ? Tu n'as jamais pensé à faire du cosplay ? J'ai toujours voulu en faire avec un animal. Je suis sûre que tu serais encore plus craquante en infirmière, en servante ou même en étudiante ! En fait, rien qu'un Yukata t'irait déjà très bien ! D'ailleurs, j'aimerais bien lui faire essayer deux trois costumes, à elle aussi. Si jamais elle acceptait de porter deux ou trois de mes tenues, je suis certain qu'elle ferait tourner la tête à plus d'un. En effet, Yume serait parfaite avec...
- Ouaf !
- ... une tenue de Neko. Avec deux petites oreilles, légèrement plus grandes que les tiennes. Et aussi avec une petite queue et une minijupe. Trop mignonne elle aussi ! Ah et je sais, avec toi en tant que compagne ! Pour aller avec la Neko, je te verrais bien en Tori ! Et... Attend, tu viens d'aboyer là ?
- Ouaf !
- Mais c'est absolument génial ! On dirait que tu comprends ce que je dis ! J'ai toujours rêvé d'avoir un animal de compagnie qui me comprenne ! Tu me comprends vraiment ?
- Ouaf...
- Génial ! Donc... Je vais te poser une question facile et tu me répondras par "Ouaf" pour "Oui" et par "Ouaf ouaf" pour "Non". Ca te va ?
- Ouaf...
- Bon, alors selon toi, le chien du chasseur enchâssé dans la chaise déchaussée peut-il choisir ses chansons et chants sans pour autant chambouler le chambranle de la charmante chambre dans laquelle le chat chasse de chancelants mulots des champs ?
La petite louve afficha un visage pour le moins... atterré que Reisei prit pour une confirmation.
- Bon, je vais donc te poser quelques questions, d'accord ? Alors, commençons. Connais-tu Yume ?
Elle le regarda par en dessous, relevant légèrement le museau : évidemment qu'elle connaissait Yume... Puisqu'ELLE était Yume, était-il idiot ou n'avait-il absolument pas le moindre sens de l'observation ?
- Je vais prendre ça pour un Oui ! Continuons, d'où la connais-tu ? Tu l'as rencontrée en forêt ? Dans la montagne ? Dans un onsen ? ... Ah mais, tu ne peux pas répondre à ça par contre... Donc... Tu sais par où est partie Yume ?
Elle gémit, mais quel idiot ! Elle était là, là. Juste en face de lui ! Il fallait qu'il le comprenne, il fallait qu'il sache. Se dressant sur ses pattes arrières, elle posa celles de devant sur ses épaules, le fixant dans les yeux, pensant de toute ses forces "Yume, c'est MOI !"
Sans vraiment savoir pourquoi, une évidence lui vint à l'esprit. La louve était Yume. Non que se soit logique, possible ou quoi que ce soit, mais justifier cela se rapprochait de l'impossible et comme "A l'impossible nul n'est tenu" et bien... Il ne l'expliquerait pas et l'accepterait comme un fait. Nah.
- Ah ! Yu-chan ! Câlin ! fit l'albinos en serrant son amie canine dans les bras.
Elle glapit de surprise, puis soupira de soulagement, il avait compris, c'était déjà un grand pas en avant.
- Bon, Yu-chan ! On y va ! Tu vas venir avec moi à la maison et on cherchera là-bas une façon de te rendre ta véritable forme, ne ? Et là-bas tu pourras boire et manger et rencontrer mes deux filles, Bara-chan et aussi Sumire-chan. Elles aussi sont trop choupis ! Je suis sûre que vous ferez un trio du tonnerre ! Allez, viens, hop ! Dans les bras !
Joignant le geste à la parole, Reisei prit son amie dans les bras de la même façon qu'il aurait pris un nouveau-né... Et sans doute avec des commentaires aussi intelligents, dignes d'un enfant de cinq ans essayant de motiver son chien à avancer alors que celui-ci avait les pattes amputées.
C'est donc nue, une louve dans les bras que la jeune femme passa sous le nez lubrique des Akajins en direction de son bureau et de ses quartiers.
A peine arrivé chez lui, Reisei eut deux heureuses surprises. Premièrement, un colis était arrivé venant de son Kage qui l'avait envoyé... de Konoha ? Un rapide coup d'oeil suffit pour le convaincre de l'intérêt de la chose. Une tête pour le moins... intéressante, était entreposé dans la boîte. La refermant vite, il savoura sa deuxième surprise. Ses deux petites filles étaient là, à courir en yukata autour de lui et à lui "faire des joies".
- Rei-chama ! Rei-chama ! criaient-elles de leurs petites voix, en descendant l'escalier aussi vite que possible.
- Ah ! Su-chan et Ba-chin ! Comment allez-vous mes petites puces ? Venez vite me faire un gros câlin ! Oui, voilà ! Câââlin ! Alors, je vais vous présenter quelqu'un. Tadaaa ! Il s'agit d'une humaine-louve ! Yume-chan ! Elle est toute gentille et toute douce ! Allez, venez la caresser ! Et aussi~
- Ikari-sama ? Excusez-moi de vous interrompre mais, il semblerait que vous soyez demandé aux sous-sols. Une urgence il paraît, fit un garde essouflé.
- Euh... Mais-euh ! Je veux rester avec mes n'amours-euh ! fit-il rageusement.
- ...
- Bon, dites-leur que j'arrive. Je termine ça, et j'arrive. Donc, désolé les filles, je vais devoir vous laisser d'accord ? Prenez bien soin de Yu-chan ! Faites en sorte qu'elle ne manque de rien. Et toi, Yu-chan, fais bien attention à mes deux amours. Ne ? Allez, un gros bisou et j'y vais, d'accord ?
Chose dite, chose faite, trois bisous baveux plus tard, il quitta les lieux, la boîte sous le bras, en direction des sous-sols.
PS : Je corrigerai l'orthographe plus tard... Quand j'aurais le courage... ^^"
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Ikari Reisei, bras gauche d'Akakaminari. Taré recruteur. Tyran d'Iwa.
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Re: Un bain bien mérité ?
Je ne savais pas pourquoi, mais depuis cette guerre, dans ma petite vie, rien n'allait plus. Déjà, il y’avait mon engagement dans la résistance, que je tendais à regretter de plus en plus, ensuite il y’avait l’occupation qui me prenait la tête, dans le sens où je ne pouvais plus déambuler comme il me plaisait dans mon propre village, puis cette espèce de « don » qui pourrissait mes nuits et mes jours. Aujourd’hui aurait pourtant pu être un jour merveilleux, pas de mission, pas de problèmes avec l’occupation, une rencontre bizarre, certes, mais intéressante. Mais non, non, le destin avait décidé de me gâcher l’existence, jusqu’à ce que mort s’ensuive !
Et cette fois-ci, il avait trouvé un moyen génial de le faire, me donner une apparence de bête, de louve pour être plus précise. Pas que j’eus quoique ce soit contre cette espèce canine, fort intéressante, loin de là. Mais cela ne voulait aucunement dire, que j’avais envie de me retrouver dans la peau de l’un d’eux !
Quoiqu’il en soit, après avoir fait comprendre à ma compagne de bain mon petit problème, ce qu’elle avait compris étonnamment vite d’ailleurs, cette dernière c’était fait un devoir de m’embarquer, avec elle, nue, dans son bureau, rose. Dans lequel, d’ailleurs se trouvait une espèce de colis, dont Reisei semblait tout à fait satisfaite. De ce qu’il pouvait bien contenir, je n’en savais rien et je n’en avais cure. La deuxième « chose » présente dans la pièce, attira d’avantage mon attention, en la personne de deux adorables gamines, les fameuses Bara et Sumire, que mon cher tyran m’avait présentée comme ses filles. Et si c’était bien le cas, il avait du les avoir bien jeune, puisque l’age des deux demoiselles devait varier entre 5 et 10 ans, tandis que celui de leur « père » ne devait pas dépasser 25 ans. Mais même si ce n’était pas leur vrai géniteur, elles avaient l’air de l’aimer comme tel, à bondir autour de lui joyeusement, à m’en donner mal au crâne.
« Ah ! Su-chan et Ba-chin ! Comment allez-vous mes petites puces ? Venez vite me faire un gros câlin ! Oui, voilà ! Câââlin ! Alors, je vais vous présenter quelqu'un. Tadaaa ! Il s'agit d'une humaine-louve ! Yume-chan ! Elle est toute gentille et toute douce ! Allez, venez la caresser ! Et aussi~ »
« Je ne suis PAS une humaine-louve ! Juste une humaine avec de gros problème… Ce n’est pas évident, je sais, mais… »
Je fus interrompue dans ma bougonnerie mentale par un garde, débarquant tout essoufflé dans le bureau.
« Ikari-sama ? Excusez-moi de vous interrompre mais, il semblerait que vous soyez demandé aux sous-sols. Une urgence il paraît. »
« Euh... Mais-euh ! Je veux rester avec mes n'amours-euh ! »
A la tête que fit le garde, chacun compris que le pauvre gouverneur, n’avait, cette fois, pas d’autre choix que de faire ce qu’on lui demandait. C'est-à-dire, suivre le garde dans les sous-sols pour la soi-disant urgence.
« Bon, dites-leur que j'arrive. Je termine ça, et j'arrive. Donc, désolé les filles, je vais devoir vous laisser d'accord ? Prenez bien soin de Yu-chan ! Faites en sorte qu'elle ne manque de rien. Et toi, Yu-chan, fais bien attention à mes deux amours. Ne ? Allez, un gros bisou et j'y vais, d'accord ? »
Ce qu’il fit, après avoir gratifié chacune des personnes présentes dans la pièce, sauf le garde, d’un gros baiser baveux.
Une fois seule avec les deux petites, je renversai les oreilles en arrière. Cette histoire urgente dans les sous-sols… Il faudrait que j’aille voir cela, mais pas tout de suite, j’avais autre chose à faire.
Soudain, je sentis brusquement quelque chose, ou plutôt quelqu’un, sur mon dos, deux bras autour de mon cou, des cheveux blonds passèrent devant mes yeux. Je compris alors que Bara venait d’allégrement me sauter sur le dos, et j’espérais ne pas avoir à subir le même sort de la part de la deuxième, plus grande et plus lourde, car plus âgée. Celle-ci se contenta, bien sagement, d’enfouir ses petites mains dans mon épaisse fourrure.
Je tentai de me relever, avant de basculer sur le côté en couinant, Bara n’était pas particulièrement lourde, mais assez pour me faire perdre l'équilibre et pour que je me retrouve, donc, étendue sur le côté, les deux petites riant et criant autour de moi. Bara quitta prestement mon dos, m’invitant à jouer au loup. Quand c’est demandé si gentiment, par une si jolie petite fille… On ne peut pas refuser.
A partir de ce moment, la moindre personne rentrant dans le bureau du tyran, se serait retrouvée devant un spectacle des plus étranges. Une louve, poursuivant deux demoiselles piaillantes et riant de bonheur, à travers une pièce rose, où volaient pèle mêle des papiers divers et variés. Le spectacle, bien que fort désordonné, valait son pesant d’or. Mais au bout d’un certain temps, je fus vite épuisée par toute cette cavalcade. La langue pendante, je me laissais tomber dans un coin de la pièce, épuisée. J’avais oublié à quel point jouer, pouvait être agréable, ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas réellement amusée comme cela, peut-être ne l’avais-je, d’ailleurs, jamais vraiment fait.
J’entendis les pas de Bara et Sumire s’éloigner de moi, j’ouvris un œil, puis le refermai. Elles devaient avoir l’habitude d’être seule, elles avaient l’air mature pour des enfants de leur age, tout en gardant une douce innocence joueuse, deux adorables petites, vraiment et je leur souhaitais le plus beau des futurs et il me semblait que j’allais être amenée à les revoir souvent, elles et leur père.
Les pas se rapprochèrent de nouveau, elles revenaient, les deux portant un bol, l’un rempli d’eau, l’autre de quoi apaiser ma faim, elles les posèrent tous les deux et m’invitèrent à boire et à me nourrir, ce que je fis, sans me faire prier, me laissant caresser et gratouiller par les deux paires de mains. Je me sentais étrangement bien, elles avaient réussi à me faire oublier mon anxiété et mes inquiétudes, à me faire accepter leur présence auprès de moi, comme naturelle et bienvenue. Ma méfiance s’était évanouie, envolée d’elle-même.
Rejoindre la meute... Je venais de comprendre. J’étais une louve solitaire, éloignée des siens et je devais rejoindre la meute, rejoindre mon espèce. Si je voulais retrouver ce que j’avais perdu, il fallait que j’apprenne à faire confiance, à me laisser approcher, à donner une chance aux autres, quand bien même je pourrais le regretter, on ne pouvait pas vivre loin des siens trop longtemps, on ne pouvait pas prétendre grandir et s’épanouir sans eux, quoiqu’on en dise et d’une manière ou d’une autre.
Elles, autant Reisei que ses deux filles, avaient fait voler en éclat la chaîne qui retenait ma confiance envers l’Homme, je le sentais dans mon corps, au plus profond de mon âme, comme une chaleur se répandant dans mes veines, titillant mes muscles et mes sens.
Une exclamation de Sumire puis de Bara, me fit brusquement soulever les paupières, mes yeux s’ouvrirent alors sur les couleurs, que j’avais perdu étant louve. Je reconnus la vision que j’avais étant humaine, et si… ? Je me relevain, prudemment, me tenant sur deux jambes sans problème. Un sourire radieux traversa mon visage, puis j’entendis des pas précipités et une porte que l’on claquait. Evidemment, j’avais du faire peur aux deux fillettes. Je soupirai, en plus j’étais nue, dans une pièce que je ne pouvais, donc, pas quitter.
Grognant autant que je pouvais, je me mis en recherche d’un placard pourvus de vêtements, même d’homme, ce serait déjà pas mal. Je ne tardai pas à trouver ce que je chercher dans une armoire et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce qu’elle contenait.
« Du… Du cosplay !? »
J’étais partie pour chercher longtemps, avant de trouver une tenue décente, ou, en tout cas, pas complètement loufoque. Mais avant de me lancer dans cette lourde tache, j’ouvris les tiroirs dans l’espoir de trouver des sous-vêtements féminins. Sur ce point-là, je fus comblée… Ce que je trouvais-là était l’exemple même de la féminité vue par un homme, en d’autres termes plus éloquents, le tiroir était plein à craquer de lingerie dites sexy, tout pour éblouir un être mâle dans un lit, le genre de chose que je voyais bien mettre les danseuse chez Ruru-chan, mais surtout pas moi !
Je soupirai bruyamment, ce n’était pas comme si j’avais un semblant de choix dans l’affaire. Fouillant les profondeurs obscures de l’armoire, je finis par trouver une tenue, à ce qu’il me sembla, de sorcière, se composant d’une redingote noire bordée de bleu décorée, à hauteur de la hanche, par de jolis arabesques de même couleur. Le tout se fermant grâce à des boutons argenté qu’entourait une zone blanche, elle-même entouré d’azur. Les manches, mi-longues, étaient amples, un peu comme celles d’un kimono, mais restaient gracieuses et ne déparées en rien le reste du costume. Enfin, les épaules étaient couvertes d’une petite cape en queue de pie, courte, finissant à hauteur de la taille, elle aussi bordée et décoré de motifs bleus.
Mais ce n’était aucunement la veste qui me gênait, non, elle était même plutôt jolie, quoique originale, c’était la jupe qui accompagnait le tout, horriblement courte, couvrant péniblement les fesses, et encore, je n’étais pas sûre qu’elle couvrirait quoique ce soit, si par malheur, je venais à me baisser. Cependant, le reste de la garde robe étant pire, je préférais encore la sorcière, à l’infirmière en blouse blanche ou à l’écolière à jupe encore plus courte et décolleté outrageant.
Pour les sous-vêtement, je réussie à trouver un ensemble noir, composé d’un porte jartelle, d’un corset et d’une culotte dont je ne préfère même pas me rappeler. J’enfilai, finalement, des bottes couleur de ciel, assorti à tout ce costume ridicule et me regardai, enfin, dans la glace, histoire de voir le résultat. Celui-ci n’était pas trop mal, mais restait tout de même grotesque, je ne me reconnaissais même plus, je devais avoir trop l’habitude de me voir en kimono et les cheveux fermement attachés, ce devait être cela.
J’ouvris finalement la porte, prudente, plus parce que je n’avais aucune envie que l’on me voit dans cette tenue que pour autre chose. D’ailleurs, la discrétion ne fut pas un problème, c’était comme si tous les gardes, évitaient du mieux qu’il pouvait, leur supérieur hiérarchique, ce qui m’arrangeait fortement à cet instant. Il fallait que je retrouve les petites, pour essayer de leur expliquer la situation et pour m’excuser de leur avoir fait peur et Reisei, pour le remercier de m’avoir aider, qu’il l’ait fait inconsciemment ou pas… Ou plutôt, trouver leur père avant les fillettes, il saurait, sans aucun doute, bien mieux que moi, leur expliquer le problème. Après je pourrais enfin rentrer chez moi, en évitant soigneusement tous les lieux où je pourrais croiser Iyoku aujourd’hui, si jamais il me voyait dans cette tenue… Ce serait horrible, inimaginable, mieux valait ne pas y penser !
Je descendis donc, sur les traces de Bara et Sumire, en quête de l’albinos.
Et cette fois-ci, il avait trouvé un moyen génial de le faire, me donner une apparence de bête, de louve pour être plus précise. Pas que j’eus quoique ce soit contre cette espèce canine, fort intéressante, loin de là. Mais cela ne voulait aucunement dire, que j’avais envie de me retrouver dans la peau de l’un d’eux !
Quoiqu’il en soit, après avoir fait comprendre à ma compagne de bain mon petit problème, ce qu’elle avait compris étonnamment vite d’ailleurs, cette dernière c’était fait un devoir de m’embarquer, avec elle, nue, dans son bureau, rose. Dans lequel, d’ailleurs se trouvait une espèce de colis, dont Reisei semblait tout à fait satisfaite. De ce qu’il pouvait bien contenir, je n’en savais rien et je n’en avais cure. La deuxième « chose » présente dans la pièce, attira d’avantage mon attention, en la personne de deux adorables gamines, les fameuses Bara et Sumire, que mon cher tyran m’avait présentée comme ses filles. Et si c’était bien le cas, il avait du les avoir bien jeune, puisque l’age des deux demoiselles devait varier entre 5 et 10 ans, tandis que celui de leur « père » ne devait pas dépasser 25 ans. Mais même si ce n’était pas leur vrai géniteur, elles avaient l’air de l’aimer comme tel, à bondir autour de lui joyeusement, à m’en donner mal au crâne.
« Ah ! Su-chan et Ba-chin ! Comment allez-vous mes petites puces ? Venez vite me faire un gros câlin ! Oui, voilà ! Câââlin ! Alors, je vais vous présenter quelqu'un. Tadaaa ! Il s'agit d'une humaine-louve ! Yume-chan ! Elle est toute gentille et toute douce ! Allez, venez la caresser ! Et aussi~ »
« Je ne suis PAS une humaine-louve ! Juste une humaine avec de gros problème… Ce n’est pas évident, je sais, mais… »
Je fus interrompue dans ma bougonnerie mentale par un garde, débarquant tout essoufflé dans le bureau.
« Ikari-sama ? Excusez-moi de vous interrompre mais, il semblerait que vous soyez demandé aux sous-sols. Une urgence il paraît. »
« Euh... Mais-euh ! Je veux rester avec mes n'amours-euh ! »
A la tête que fit le garde, chacun compris que le pauvre gouverneur, n’avait, cette fois, pas d’autre choix que de faire ce qu’on lui demandait. C'est-à-dire, suivre le garde dans les sous-sols pour la soi-disant urgence.
« Bon, dites-leur que j'arrive. Je termine ça, et j'arrive. Donc, désolé les filles, je vais devoir vous laisser d'accord ? Prenez bien soin de Yu-chan ! Faites en sorte qu'elle ne manque de rien. Et toi, Yu-chan, fais bien attention à mes deux amours. Ne ? Allez, un gros bisou et j'y vais, d'accord ? »
Ce qu’il fit, après avoir gratifié chacune des personnes présentes dans la pièce, sauf le garde, d’un gros baiser baveux.
Une fois seule avec les deux petites, je renversai les oreilles en arrière. Cette histoire urgente dans les sous-sols… Il faudrait que j’aille voir cela, mais pas tout de suite, j’avais autre chose à faire.
Soudain, je sentis brusquement quelque chose, ou plutôt quelqu’un, sur mon dos, deux bras autour de mon cou, des cheveux blonds passèrent devant mes yeux. Je compris alors que Bara venait d’allégrement me sauter sur le dos, et j’espérais ne pas avoir à subir le même sort de la part de la deuxième, plus grande et plus lourde, car plus âgée. Celle-ci se contenta, bien sagement, d’enfouir ses petites mains dans mon épaisse fourrure.
Je tentai de me relever, avant de basculer sur le côté en couinant, Bara n’était pas particulièrement lourde, mais assez pour me faire perdre l'équilibre et pour que je me retrouve, donc, étendue sur le côté, les deux petites riant et criant autour de moi. Bara quitta prestement mon dos, m’invitant à jouer au loup. Quand c’est demandé si gentiment, par une si jolie petite fille… On ne peut pas refuser.
A partir de ce moment, la moindre personne rentrant dans le bureau du tyran, se serait retrouvée devant un spectacle des plus étranges. Une louve, poursuivant deux demoiselles piaillantes et riant de bonheur, à travers une pièce rose, où volaient pèle mêle des papiers divers et variés. Le spectacle, bien que fort désordonné, valait son pesant d’or. Mais au bout d’un certain temps, je fus vite épuisée par toute cette cavalcade. La langue pendante, je me laissais tomber dans un coin de la pièce, épuisée. J’avais oublié à quel point jouer, pouvait être agréable, ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas réellement amusée comme cela, peut-être ne l’avais-je, d’ailleurs, jamais vraiment fait.
J’entendis les pas de Bara et Sumire s’éloigner de moi, j’ouvris un œil, puis le refermai. Elles devaient avoir l’habitude d’être seule, elles avaient l’air mature pour des enfants de leur age, tout en gardant une douce innocence joueuse, deux adorables petites, vraiment et je leur souhaitais le plus beau des futurs et il me semblait que j’allais être amenée à les revoir souvent, elles et leur père.
Les pas se rapprochèrent de nouveau, elles revenaient, les deux portant un bol, l’un rempli d’eau, l’autre de quoi apaiser ma faim, elles les posèrent tous les deux et m’invitèrent à boire et à me nourrir, ce que je fis, sans me faire prier, me laissant caresser et gratouiller par les deux paires de mains. Je me sentais étrangement bien, elles avaient réussi à me faire oublier mon anxiété et mes inquiétudes, à me faire accepter leur présence auprès de moi, comme naturelle et bienvenue. Ma méfiance s’était évanouie, envolée d’elle-même.
Rejoindre la meute... Je venais de comprendre. J’étais une louve solitaire, éloignée des siens et je devais rejoindre la meute, rejoindre mon espèce. Si je voulais retrouver ce que j’avais perdu, il fallait que j’apprenne à faire confiance, à me laisser approcher, à donner une chance aux autres, quand bien même je pourrais le regretter, on ne pouvait pas vivre loin des siens trop longtemps, on ne pouvait pas prétendre grandir et s’épanouir sans eux, quoiqu’on en dise et d’une manière ou d’une autre.
Elles, autant Reisei que ses deux filles, avaient fait voler en éclat la chaîne qui retenait ma confiance envers l’Homme, je le sentais dans mon corps, au plus profond de mon âme, comme une chaleur se répandant dans mes veines, titillant mes muscles et mes sens.
Une exclamation de Sumire puis de Bara, me fit brusquement soulever les paupières, mes yeux s’ouvrirent alors sur les couleurs, que j’avais perdu étant louve. Je reconnus la vision que j’avais étant humaine, et si… ? Je me relevain, prudemment, me tenant sur deux jambes sans problème. Un sourire radieux traversa mon visage, puis j’entendis des pas précipités et une porte que l’on claquait. Evidemment, j’avais du faire peur aux deux fillettes. Je soupirai, en plus j’étais nue, dans une pièce que je ne pouvais, donc, pas quitter.
Grognant autant que je pouvais, je me mis en recherche d’un placard pourvus de vêtements, même d’homme, ce serait déjà pas mal. Je ne tardai pas à trouver ce que je chercher dans une armoire et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce qu’elle contenait.
« Du… Du cosplay !? »
J’étais partie pour chercher longtemps, avant de trouver une tenue décente, ou, en tout cas, pas complètement loufoque. Mais avant de me lancer dans cette lourde tache, j’ouvris les tiroirs dans l’espoir de trouver des sous-vêtements féminins. Sur ce point-là, je fus comblée… Ce que je trouvais-là était l’exemple même de la féminité vue par un homme, en d’autres termes plus éloquents, le tiroir était plein à craquer de lingerie dites sexy, tout pour éblouir un être mâle dans un lit, le genre de chose que je voyais bien mettre les danseuse chez Ruru-chan, mais surtout pas moi !
Je soupirai bruyamment, ce n’était pas comme si j’avais un semblant de choix dans l’affaire. Fouillant les profondeurs obscures de l’armoire, je finis par trouver une tenue, à ce qu’il me sembla, de sorcière, se composant d’une redingote noire bordée de bleu décorée, à hauteur de la hanche, par de jolis arabesques de même couleur. Le tout se fermant grâce à des boutons argenté qu’entourait une zone blanche, elle-même entouré d’azur. Les manches, mi-longues, étaient amples, un peu comme celles d’un kimono, mais restaient gracieuses et ne déparées en rien le reste du costume. Enfin, les épaules étaient couvertes d’une petite cape en queue de pie, courte, finissant à hauteur de la taille, elle aussi bordée et décoré de motifs bleus.
Mais ce n’était aucunement la veste qui me gênait, non, elle était même plutôt jolie, quoique originale, c’était la jupe qui accompagnait le tout, horriblement courte, couvrant péniblement les fesses, et encore, je n’étais pas sûre qu’elle couvrirait quoique ce soit, si par malheur, je venais à me baisser. Cependant, le reste de la garde robe étant pire, je préférais encore la sorcière, à l’infirmière en blouse blanche ou à l’écolière à jupe encore plus courte et décolleté outrageant.
Pour les sous-vêtement, je réussie à trouver un ensemble noir, composé d’un porte jartelle, d’un corset et d’une culotte dont je ne préfère même pas me rappeler. J’enfilai, finalement, des bottes couleur de ciel, assorti à tout ce costume ridicule et me regardai, enfin, dans la glace, histoire de voir le résultat. Celui-ci n’était pas trop mal, mais restait tout de même grotesque, je ne me reconnaissais même plus, je devais avoir trop l’habitude de me voir en kimono et les cheveux fermement attachés, ce devait être cela.
J’ouvris finalement la porte, prudente, plus parce que je n’avais aucune envie que l’on me voit dans cette tenue que pour autre chose. D’ailleurs, la discrétion ne fut pas un problème, c’était comme si tous les gardes, évitaient du mieux qu’il pouvait, leur supérieur hiérarchique, ce qui m’arrangeait fortement à cet instant. Il fallait que je retrouve les petites, pour essayer de leur expliquer la situation et pour m’excuser de leur avoir fait peur et Reisei, pour le remercier de m’avoir aider, qu’il l’ait fait inconsciemment ou pas… Ou plutôt, trouver leur père avant les fillettes, il saurait, sans aucun doute, bien mieux que moi, leur expliquer le problème. Après je pourrais enfin rentrer chez moi, en évitant soigneusement tous les lieux où je pourrais croiser Iyoku aujourd’hui, si jamais il me voyait dans cette tenue… Ce serait horrible, inimaginable, mieux valait ne pas y penser !
Je descendis donc, sur les traces de Bara et Sumire, en quête de l’albinos.

Yume Yugata- Tsuchi




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Inscrit le : 21 Juin 2008
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Localisation : Quelque paaart o_o
Nindô : Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d'autres.
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Re: Un bain bien mérité ?
HRP : ayant perdu la fin, j'ai du la réécrire, celle-ci a donc été modifiée, je conseille donc à ceux que ça intéresse de la lire =p
Une catastrophe, c’était une catastrophe. Voila tout ce que j’aurais pu dire, en choisissant de descendre j’avais, une fois de plus, trouvé les ennuis. Car, au sous-sol, se trouvait ce qui semblait être les cachots, autrement dit, un endroit où je n’avais rien à faire et qui n’était pas non plus adapté pour Sumire et Bara, mais leur présence serait certainement mieux tolérée ici, que la mienne, aucun doute sur ce point.
Je soupirai lourdement, j’avais très envie de partir tout de suite sans demander mon reste et lui remettre mes remerciement plus tard, oui c’était très tentant. Seulement, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais pas le faire. Pour la très bonne et simple raison, qu’une femme iwajin, portant des habits grotesques et, surtout, n’ayant pas ses papiers, n’avait pas la moindre chance de sortir ici, surtout que les gardes ne m’avaient pas vu rentrer. Et je doutais que l’excuse, pourtant vrai « J’ai oublié mes vêtements et, donc, mes papiers, au onsen, parce que je suis, momentanément, devenue louve. » allait fonctionner.
Par conséquent, si je voulais sortir d’ici, il me fallait retrouver Ikari Reisei et donc, m’enfoncer plus profondément dans cet endroit lugubre. Je déglutis avec peine, mais tâchai de commencer mes premiers pas, histoire d’avancer, mais plus j’avançais, justement, plus l’envie de faire demi-tour devenait importante. Effectivement, le contraste entre les murs, roses, du bureau et ceux, en pierre brute, couvert de diverses substances plus ou moins ragoûtantes, était flagrant et non pas en bien. Je me sentais oppressée, inquiète, mais pourtant je continuais, persuadée que j’empruntais le bon chemin, mais incapable de dire d’où me venait une telle certitude.
Mon esprit se ferma aux images autour de moi, en fait, je préférais faire confiance à mes jambes, elles avaient l'air de savoir mieux que moi ce qu’elles faisaient. Me laissant guider, je pus réfléchir un peu, ce que je n’avais pas eu le loisir de faire avant. En particulier sur cet étrange personnage, Ikari Reisei, le Tyran d’Iwa, je ne savais pas trop quoi penser de lui, j’avais entendu de nombreux bruits et rumeurs sur lui, certains complètements faux, d’autres beaucoup moins. Mais l’image de ce petit garçon, dans mon rêve, restait imprimé dans ma tête, avec une force et une intensité exceptionnelle et j’avais remarqué plusieurs « décalages » dans son comportement, son regard ou ses sentiments, il y’avait quelque chose d’étrange avec lui. Je m’arrêtai brusquement, baissant la tête, les yeux dans le vague, fixant le sol. Dans un sens, j’étais injuste, je ne le connaissais que depuis quelques heures, et déjà, je le jugeai, ce n’était pas correct, surtout que lui-même, malgré sa propre étrangeté, ne m’avait pas repoussé, peu de gens aurait pris aussi bien le fait de se retrouver embarquer dans une histoire pareille, contre leur volonté... Oui.. Si peu, trop peu de gens.
Une ombre de tristesse passa dans mes yeux, comment réagiraient les personnes que je connaissais… Si… Si elles savaient ? En fait, qui pouvait vraiment prétendre me connaître ? Depuis la mort de Yuuki, personne. Mon frère... Il avait toujours tout su de moi, je n’avais jamais rien pu lui cacher, dés que quelque chose n’allait pas ou allait différemment, il le savait et, une fois seuls, il me demandait toujours :
« Imouto ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Est-ce que… »
Et toujours, toujours, il trouvait ce qui clochait, il avait même réussi à percer à jour mon plus grand secret, sans un mot de ma part. Il avait fini par me connaître mieux que moi-même. Mais, évidemment, il en allait de même pour moi avec lui. Etait-ce parce que nous étions jumeaux ? Parce que nous nous complétions comme lune et soleil ? Je ne sais pas... Mais maintenant qu’il était mort… Il me manquait son soleil et Je vivais seule, dans ma nuit, retenant tout de moi, ne laissant passer que le strict minimum, ce qui me pesait trop... Pour mieux m'enfuir, en somme.
Je secouai la tête, ce n’était pas le moment, ni l’endroit, pour repenser à Yuuki ou à d’autres ! Non, j’avais quelque chose à faire, et de préférence, je devais le faire vite. Je repris donc ma marche, lente, silencieuse, passant devant des portes et des portes. Seul les motifs que dessinait, sur elles, la rouille, ainsi que le numéro inscrit sur chacune d’elles, pouvaient les différencier. Or, moi, qui ne connaissait pas cet endroit, comment aurais-je pu savoir qu’Ikari Reisei s’y trouvait ou pas ? Eh bien, je le savais, aussi incroyable que cela puisse paraître, en passant devant chaque porte, je pouvais déterminer s’il s’y trouvait ou non. Les choses, décidément, devenaient de plus en plus bizarres.
Enfin, je pilais net devant l'une d'elles, la rouille y dessiner une grande glycine rousse sur le dessus, et, sur le bas, un lierre d’automne. Si la porte n’avait pas été celle d’une salle de torture, mais celle d’un jardin, on aurait presque pu la trouver jolie. Quoiqu’il en soit, je m’arrêtai devant celle-là, pas une autre, sûre et certaine que le tyran se trouvait derrière. Encore une fois, rien n’expliquer ma conviction, mais elle était si forte, que je ne pouvais qu’y croire, sans même penser qu’il puisse en être autrement.
Mes doigts effleurèrent la porte, mais soudain, quelques bribes de conversation en sortir :
« […] Yume dehors […] vous accompagner […] Ikari-sama, d’accord ? […] Prenez Bara-chan […] Deux trois trucs à régler […] Seul possibilité […] »
Je sursautai en entendant mon prénom, puis je n’entendis que quelques mots, le reste étant plus ou moins incompréhensible, tout ce que je savais, c’était que je ne connaissais pas la voix qui parlait, c’était une voix masculine, plutôt belle certes, mais inconnu de moi. Soudain, la porte s’ouvrit, apparurent alors Bara et Sumire, elles refermèrent bien vite la porte, mais j’eus le temps de voir une scène… Etrange.
Dans la salle, se trouvaient un homme à gros sourcil et tenue moulante verte, un autre avec d’étrange cheveux noirs et blancs coiffés… Pas coiffés du tout en fait, puis un avec le ventre à l’air et lisant un livre et une femme, belle, certes mais une beauté glaciale, aucun de ces visages ne m’étaient familier ou si peu ; mais les deux autres personnes que je pus entrevoir, je savais exactement qui ils étaient et mes yeux s’écarquillèrent en voyant ces deux visages crispés par une douleur récente : Shinji Yuurei, un ninja que je connaissais surtout par mon frère et par sa défunte fiancée et, plus surprenant, ce cher Iyoku Yasei. Que faisait donc sa géniale personne, capable de danser la polka dans le bureau du tyran, sans qu’il ne lui en coûte, dans la salle de torture ? Apparemment, il avait du danser autre chose que de la polka, et ça n’avait pas du convenir à l’occupation, et j’avais une petite idée de quelle danse il était question, au vu de la présence de la reine des glace. Eh bien, c’était bien fait pour lui, à trop danser on finissait par avoir des ampoules !
Cependant, je ne vis pas Ikari Reisei, il était bien dans cette pièce, pourtant. Bah ! Il était sans doute dans un angle mort, ou quoique ce soit d'autre.
La porte se referma, et je remarquai finalement les deux petites qui me regardait fixement de leurs grands yeux, apeurées.
« Ah… Je… Je suis désolée pour tout à l’heure… Je ne… Voulais pas vous faire peur, mais ce n’est pas l’endroit pour parler de ça, retournons dans le bureau, vous voulez bien ? »
Je souris, le plus chaleureusement que je pus. Puis, je repartis dans l’autre sens, les deux gamines sur les talons. Repassant les mêmes interminables couloirs au même portes de ferraille rouillées, nous arrivâmes enfin devant l’escalier, puis dans le rose bureau du tyran. Mais, alors que j’allais refermer la porte, un sentiment étrange m’envahit. Je frémis d’excitation et un sourire que je ne me connaissais pas, passa sur mes lèvres. Je fronçai alors les sourcils, cela venait d’Ikari Reisei, c’était lui, qui était excité par je ne sais quoi, et non pas moi, qui n’avait aucune raison de l’être. Tout ceci tendait à devenir encore plus bizarre que cela ne l’était déjà et, actuellement, la situation était très étrange. En effet, sans parler d’avoir rencontré le tyran d’Iwa, réputé sanguinaire, cannibale, fou et j’en passe, de l’avoir, en plus, trouvé sympathique, en toute connaissance de cause et quand bien même la rencontre avait été brusque, désagréable et gênante. Je mettais ensuite retrouver dans cet endroit étrange, avec lui et mon « frère », pour me réveiller en louve et la suite n’avait pas été meilleur, voir même pire.
Je soupirai en poussant la porte, avant de me retourner lentement, pour sursauter. J’avais oublié un petit, tout petit, détail technique : la séance de jeu de tout à l’heure avait été mortelle pour le bureau et celui-ci aurait bien besoin d’un peu de rangement. Je soupirai... De nouvelles catastrophes allaient survenir, je le sentais bien. Quoique, même le plus grand des imbéciles auraient pu deviner ce dernier fait !
Quelques minutes plus tard, j’entendis le bruit de la porte s’ouvrant. Aucun besoin de me retourner, je savais très bien qui venait d’entrer : Ikari Reisei. Je me contentai juste de me relever, histoire que la jupe, honteusement courte, je le rappelle, n’offre pas au jeune homme/femme, le loisir de contempler mes charmes une fois de plus.
Une catastrophe, c’était une catastrophe. Voila tout ce que j’aurais pu dire, en choisissant de descendre j’avais, une fois de plus, trouvé les ennuis. Car, au sous-sol, se trouvait ce qui semblait être les cachots, autrement dit, un endroit où je n’avais rien à faire et qui n’était pas non plus adapté pour Sumire et Bara, mais leur présence serait certainement mieux tolérée ici, que la mienne, aucun doute sur ce point.
Je soupirai lourdement, j’avais très envie de partir tout de suite sans demander mon reste et lui remettre mes remerciement plus tard, oui c’était très tentant. Seulement, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais pas le faire. Pour la très bonne et simple raison, qu’une femme iwajin, portant des habits grotesques et, surtout, n’ayant pas ses papiers, n’avait pas la moindre chance de sortir ici, surtout que les gardes ne m’avaient pas vu rentrer. Et je doutais que l’excuse, pourtant vrai « J’ai oublié mes vêtements et, donc, mes papiers, au onsen, parce que je suis, momentanément, devenue louve. » allait fonctionner.
Par conséquent, si je voulais sortir d’ici, il me fallait retrouver Ikari Reisei et donc, m’enfoncer plus profondément dans cet endroit lugubre. Je déglutis avec peine, mais tâchai de commencer mes premiers pas, histoire d’avancer, mais plus j’avançais, justement, plus l’envie de faire demi-tour devenait importante. Effectivement, le contraste entre les murs, roses, du bureau et ceux, en pierre brute, couvert de diverses substances plus ou moins ragoûtantes, était flagrant et non pas en bien. Je me sentais oppressée, inquiète, mais pourtant je continuais, persuadée que j’empruntais le bon chemin, mais incapable de dire d’où me venait une telle certitude.
Mon esprit se ferma aux images autour de moi, en fait, je préférais faire confiance à mes jambes, elles avaient l'air de savoir mieux que moi ce qu’elles faisaient. Me laissant guider, je pus réfléchir un peu, ce que je n’avais pas eu le loisir de faire avant. En particulier sur cet étrange personnage, Ikari Reisei, le Tyran d’Iwa, je ne savais pas trop quoi penser de lui, j’avais entendu de nombreux bruits et rumeurs sur lui, certains complètements faux, d’autres beaucoup moins. Mais l’image de ce petit garçon, dans mon rêve, restait imprimé dans ma tête, avec une force et une intensité exceptionnelle et j’avais remarqué plusieurs « décalages » dans son comportement, son regard ou ses sentiments, il y’avait quelque chose d’étrange avec lui. Je m’arrêtai brusquement, baissant la tête, les yeux dans le vague, fixant le sol. Dans un sens, j’étais injuste, je ne le connaissais que depuis quelques heures, et déjà, je le jugeai, ce n’était pas correct, surtout que lui-même, malgré sa propre étrangeté, ne m’avait pas repoussé, peu de gens aurait pris aussi bien le fait de se retrouver embarquer dans une histoire pareille, contre leur volonté... Oui.. Si peu, trop peu de gens.
Une ombre de tristesse passa dans mes yeux, comment réagiraient les personnes que je connaissais… Si… Si elles savaient ? En fait, qui pouvait vraiment prétendre me connaître ? Depuis la mort de Yuuki, personne. Mon frère... Il avait toujours tout su de moi, je n’avais jamais rien pu lui cacher, dés que quelque chose n’allait pas ou allait différemment, il le savait et, une fois seuls, il me demandait toujours :
« Imouto ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Est-ce que… »
Et toujours, toujours, il trouvait ce qui clochait, il avait même réussi à percer à jour mon plus grand secret, sans un mot de ma part. Il avait fini par me connaître mieux que moi-même. Mais, évidemment, il en allait de même pour moi avec lui. Etait-ce parce que nous étions jumeaux ? Parce que nous nous complétions comme lune et soleil ? Je ne sais pas... Mais maintenant qu’il était mort… Il me manquait son soleil et Je vivais seule, dans ma nuit, retenant tout de moi, ne laissant passer que le strict minimum, ce qui me pesait trop... Pour mieux m'enfuir, en somme.
Je secouai la tête, ce n’était pas le moment, ni l’endroit, pour repenser à Yuuki ou à d’autres ! Non, j’avais quelque chose à faire, et de préférence, je devais le faire vite. Je repris donc ma marche, lente, silencieuse, passant devant des portes et des portes. Seul les motifs que dessinait, sur elles, la rouille, ainsi que le numéro inscrit sur chacune d’elles, pouvaient les différencier. Or, moi, qui ne connaissait pas cet endroit, comment aurais-je pu savoir qu’Ikari Reisei s’y trouvait ou pas ? Eh bien, je le savais, aussi incroyable que cela puisse paraître, en passant devant chaque porte, je pouvais déterminer s’il s’y trouvait ou non. Les choses, décidément, devenaient de plus en plus bizarres.
Enfin, je pilais net devant l'une d'elles, la rouille y dessiner une grande glycine rousse sur le dessus, et, sur le bas, un lierre d’automne. Si la porte n’avait pas été celle d’une salle de torture, mais celle d’un jardin, on aurait presque pu la trouver jolie. Quoiqu’il en soit, je m’arrêtai devant celle-là, pas une autre, sûre et certaine que le tyran se trouvait derrière. Encore une fois, rien n’expliquer ma conviction, mais elle était si forte, que je ne pouvais qu’y croire, sans même penser qu’il puisse en être autrement.
Mes doigts effleurèrent la porte, mais soudain, quelques bribes de conversation en sortir :
« […] Yume dehors […] vous accompagner […] Ikari-sama, d’accord ? […] Prenez Bara-chan […] Deux trois trucs à régler […] Seul possibilité […] »
Je sursautai en entendant mon prénom, puis je n’entendis que quelques mots, le reste étant plus ou moins incompréhensible, tout ce que je savais, c’était que je ne connaissais pas la voix qui parlait, c’était une voix masculine, plutôt belle certes, mais inconnu de moi. Soudain, la porte s’ouvrit, apparurent alors Bara et Sumire, elles refermèrent bien vite la porte, mais j’eus le temps de voir une scène… Etrange.
Dans la salle, se trouvaient un homme à gros sourcil et tenue moulante verte, un autre avec d’étrange cheveux noirs et blancs coiffés… Pas coiffés du tout en fait, puis un avec le ventre à l’air et lisant un livre et une femme, belle, certes mais une beauté glaciale, aucun de ces visages ne m’étaient familier ou si peu ; mais les deux autres personnes que je pus entrevoir, je savais exactement qui ils étaient et mes yeux s’écarquillèrent en voyant ces deux visages crispés par une douleur récente : Shinji Yuurei, un ninja que je connaissais surtout par mon frère et par sa défunte fiancée et, plus surprenant, ce cher Iyoku Yasei. Que faisait donc sa géniale personne, capable de danser la polka dans le bureau du tyran, sans qu’il ne lui en coûte, dans la salle de torture ? Apparemment, il avait du danser autre chose que de la polka, et ça n’avait pas du convenir à l’occupation, et j’avais une petite idée de quelle danse il était question, au vu de la présence de la reine des glace. Eh bien, c’était bien fait pour lui, à trop danser on finissait par avoir des ampoules !
Cependant, je ne vis pas Ikari Reisei, il était bien dans cette pièce, pourtant. Bah ! Il était sans doute dans un angle mort, ou quoique ce soit d'autre.
La porte se referma, et je remarquai finalement les deux petites qui me regardait fixement de leurs grands yeux, apeurées.
« Ah… Je… Je suis désolée pour tout à l’heure… Je ne… Voulais pas vous faire peur, mais ce n’est pas l’endroit pour parler de ça, retournons dans le bureau, vous voulez bien ? »
Je souris, le plus chaleureusement que je pus. Puis, je repartis dans l’autre sens, les deux gamines sur les talons. Repassant les mêmes interminables couloirs au même portes de ferraille rouillées, nous arrivâmes enfin devant l’escalier, puis dans le rose bureau du tyran. Mais, alors que j’allais refermer la porte, un sentiment étrange m’envahit. Je frémis d’excitation et un sourire que je ne me connaissais pas, passa sur mes lèvres. Je fronçai alors les sourcils, cela venait d’Ikari Reisei, c’était lui, qui était excité par je ne sais quoi, et non pas moi, qui n’avait aucune raison de l’être. Tout ceci tendait à devenir encore plus bizarre que cela ne l’était déjà et, actuellement, la situation était très étrange. En effet, sans parler d’avoir rencontré le tyran d’Iwa, réputé sanguinaire, cannibale, fou et j’en passe, de l’avoir, en plus, trouvé sympathique, en toute connaissance de cause et quand bien même la rencontre avait été brusque, désagréable et gênante. Je mettais ensuite retrouver dans cet endroit étrange, avec lui et mon « frère », pour me réveiller en louve et la suite n’avait pas été meilleur, voir même pire.
Je soupirai en poussant la porte, avant de me retourner lentement, pour sursauter. J’avais oublié un petit, tout petit, détail technique : la séance de jeu de tout à l’heure avait été mortelle pour le bureau et celui-ci aurait bien besoin d’un peu de rangement. Je soupirai... De nouvelles catastrophes allaient survenir, je le sentais bien. Quoique, même le plus grand des imbéciles auraient pu deviner ce dernier fait !
Quelques minutes plus tard, j’entendis le bruit de la porte s’ouvrant. Aucun besoin de me retourner, je savais très bien qui venait d’entrer : Ikari Reisei. Je me contentai juste de me relever, histoire que la jupe, honteusement courte, je le rappelle, n’offre pas au jeune homme/femme, le loisir de contempler mes charmes une fois de plus.

Yume Yugata- Tsuchi




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